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Banque des politiques de l'AMC

Des politiques au service de la profession médicale et de la population canadienne


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Stratégie d'amélioration de la pharmacothérapie : déclaration conjointe de l'AMC et de l'Association pharmaceutique canadienne

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique187
Dernière révision
2019-03-03
Date
1996-05-04
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2019-03-03
Date
1996-05-04
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Text
STRATÉGIE D'AMÉLIORATION DE LA PHARMACOTHÉRAPIE DÉCLARATION CONJOINTE DE L'AMC ET DE L'ASSOCIATION PHARMACEUTIQUE CANADIENNE Cette déclaration conjointe a été élaborée par l'AMC et l'Association pharmaceutique canadienne et présente le but de la pharmacothérapie, des stratégies de collaboration afin d'optimiser la pharmacothérapie et les responsabilités des médecins et des pharmaciens en pharmacothérapie. La déclaration reconnaît qu'il importe que les médecins, les patients et les pharmaciens collaborent de près et travaillent en partenariat pour optimiser les résultats de la pharmacothérapie. But de cette déclaration conjointe Cette déclaration conjointe a pour but de promouvoir une pharmacothérapie optimale en améliorant la communication et les relations de travail entre les patients, les médecins et les pharmaciens. Elle doit aussi servir de moyen d'éducation des pharmaciens et des médecins afin qu'ils comprennent plus clairement leurs responsabilités mutuelles en pharmacothérapie. Dans le contexte de la présente déclaration, on peut entendre par «patient» un représentant désigné du patient comme un proche, un conjoint, un membre de la famille, un défenseur des patients ou un fournisseur de soins de santé. Les médecins et les pharmaciens ont la responsabilité de collaborer avec leurs patients pour atteindre des résultats optimaux en fournissant une pharmacothérapie de grande qualité. On reconnaît la contribution importante de tous les membres de l'équipe de soins de santé et le besoin de relations de travail marquées par la collaboration. La présente déclaration met toutefois l'accent sur les relations précises entre les médecins, les pharmaciens et les patients en ce qui a trait à la pharmacothérapie. Cette déclaration est un guide général et ne vise pas à décrire tous les aspects des activités des médecins ou des pharmaciens. Elle n'entend pas être restrictive et ne devrait pas inhiber l'évolution positive des relations pharmacien–médecin ou de leurs pratiques respectives qui contribuent à optimiser la pharmacothérapie. Il faudrait de plus utiliser et interpréter cette déclaration conformément aux mesures législatives et aux autres exigences légales qui s'appliquent. On reverra et évaluera régulièrement cette déclaration pour s'assurer qu'elle continue de s'appliquer à la pratique de la médecine et de la pharmacie. But de la pharmacothérapie La pharmacothérapie a pour but d'améliorer l'état de santé des patients et leur qualité de vie en prévenant, éliminant ou contrôlant des maladies ou des symptômes. Une pharmacothérapie optimale est sûre, efficace, appropriée, abordable, rentable et adaptée aux besoins des patients qui participent, au meilleur de leur capacité, à la prise de décisions éclairées au sujet de leur traitement. Les patients doivent avoir accès à la pharmacothérapie requise et à des renseignements précis et impartiaux sur les médicaments pour répondre à leurs besoins particuliers. Pour fournir une pharmacothérapie optimale, il faut aussi disposer d'une base d'information valide et accessible issue de la recherche fondamentale, clinique, pharmaceutique, ainsi que d'autres activités de recherche scientifique. Collaborer pour optimiser la pharmacothérapie Les médecins et les pharmaciens ont des responsabilités qui se complètent et s'appuient mutuellement dans la prestation d'une pharmacothérapie optimale. Afin d'atteindre ce but et pour s'assurer que les patients reçoivent des renseignements uniformes, les patients, les pharmaciens et les médecins doivent collaborer et travailler en partenariat. Cette collaboration passe par une communication efficace, le respect, la confiance, la reconnaissance mutuelle et la compréhension des responsabilités complémentaires de chaque partie. En pharmacothérapie, le rôle de chaque profession dépend de nombreux facteurs, y compris le patient en cause et sa pharmacothérapie, le statut de l'ordonnance du médicament en cause, le contexte et la relation patient–médecin–pharmacien. On reconnaît toutefois qu'en général, chaque profession peut concentrer davantage ses efforts sur certains aspects plutôt que sur d'autres. Par exemple, lorsqu'il conseille des patients au sujet de leur pharmacothérapie, il se peut que le médecin leur donne surtout des conseils spécifiques sur leur maladie et leur parle surtout des buts de la thérapie, des risques, des avantages et des effets secondaires rares, tandis que le pharmacien insistera plutôt sur la bonne utilisation du médicament, la fidélité au traitement, la posologie, les précautions, les restrictions alimentaires et l'entreposage du médicament. Les aspects qui se chevauchent peuvent comprendre le but de la thérapie, les effets secondaires courants et leur traitement, ainsi que les avertissements relatifs aux interactions entre les médicaments et certains aspects liés au style de vie. De même, lorsqu'il suit une pharmacothérapie, un médecin concentrera son attention sur les progrès cliniques vers les buts du traitement, tandis que le pharmacien pourra suivre avant tout les effets du médicament, les interactions et l'observation du traitement. Médecin et pharmacien surveilleraient les effets indésirables. Les deux professions devraient adapter la pharmacothérapie, y compris l'éducation, aux besoins de chaque patient. Pour assurer la continuité des soins et promouvoir la cohérence des renseignements fournis, il importe que les pharmaciens et les médecins évaluent les connaissances des patients et définissent et renforcent le volet éducatif fourni par l'autre profession. Stratégies de collaboration pour optimiser la pharmacothérapie Les patients, les médecins et les pharmaciens doivent collaborer de près et travailler en partenariat pour optimiser les résultats de la pharmacothérapie. Les stratégies qui visent à faciliter ce travail d'équipe comprennent entre autres : Respecter et appuyer les droits des patients de prendre des décisions éclairées au sujet de leur pharmacothérapie. Promouvoir la connaissance, la compréhension et l'acceptation, par les médecins et les pharmaciens, de leurs responsabilités en pharmacothérapie et favoriser la diffusion générale de ces responsabilités afin que tous les intéressés les comprennent clairement. Appuyer les relations des deux professions avec les patients et promouvoir, dans l'équipe de soins de santé, une stratégie de collaboration face à la pharmacothérapie. Il faut veiller à maintenir la confiance des patients et leurs relations avec d'autres soignants. Mettre en commun l'information relative au patient afin d'améliorer les soins qui lui sont prodigués, conformément à tous les aspects suivants : normes éthiques relatives à la protection des renseignements personnels du patient, pratiques acceptées en médecine et en pharmacie, et en droit. Les patients devraient communiquer à leur médecin et à leur pharmacien tout renseignement qui peut aider à optimiser les résultats de la pharmacothérapie. Sensibiliser davantage les médecins et les pharmaciens à l'importance de se rendre facilement accessibles les uns aux autres afin de communiquer au sujet d'un patient dont les deux s'occupent. Améliorer la documentation (p. ex., ordonnances et communications lisibles) et optimiser l'utilisation de la technologie (p. ex., courrier électronique, audiomessagerie et télécopieur) dans les pratiques individuelles afin d'améliorer les communications et l'efficacité, et d'appuyer la cohérence de l'information fournie aux patients. Établir des procédures efficaces de communication et de gestion entre les établissements de santé et les pharmaciens et les médecins de la communauté afin d'appuyer la continuité des soins. Créer des voies de communication locales et encourager le dialogue entre les professions (p. ex., par des programmes conjoints d'éducation permanente et des réunions locales) afin de promouvoir au sein de la communauté une stratégie d'examen critique par les pairs sur la manière de prescrire et sur l'utilisation des médicaments. Apprendre aux pharmaciens et aux médecins, le plus tôt possible au cours de leur formation, à adopter une attitude de collaboration en ce qui a trait au soin des patients. Établir des voies de communication efficaces et encourager le dialogue entre les patients, les médecins et les pharmaciens, aux échelons régional, provincial, territorial et national, afin d'aborder des questions comme la politique sur l'utilisation des médicaments, les lignes directrices relatives à l'établissement d'ordonnances et la formation professionnelle continue. Collaborer à la mise au point de technologies afin d'améliorer la communication dans les pratiques (p. ex., bases de données communes sur les patients quant à leur pharmacothérapie). Collaborer à des comités et des projets sur des aspects de la pharmacothérapie comme l'éducation des patients, la fidélité au traitement, les formulaires et les guides de pratique, le transfert des soins de l'hôpital à la communauté, les stratégies de contrôle des coûts, l'échantillonnage et d'autres enjeux politiques pertinents qui ont trait à la pharmacothérapie. Favoriser la création et l'utilisation d'une base d'information clinique et scientifique de grande qualité afin d'appuyer la prise de décisions fondées sur des données probantes. Les responsabilités du médecin Les médecins et les pharmaciens reconnaissent qu'en pharmacothérapie, la pratique des médecins englobe les responsabilités suivantes à cause de facteurs comme leur formation et leurs connaissances spécialisées, leur relation avec les patients et le contexte de la pratique. Certaines responsabilités peuvent chevaucher celles des pharmaciens (voir Les responsabilités du pharmacien). On reconnaît en outre que les contextes de pratique en médecine peuvent différer et peuvent modifier le rôle du médecin. Évaluer l'état de santé, diagnostiquer les maladies, évaluer le besoin de pharmacothérapie et fournir une pharmacothérapie curative, préventive, palliative et de réadaptation en consultation avec les patients et en collaboration avec les soignants, les pharmaciens et d'autres professionnels de la santé, le cas échéant. Collaborer avec les patients pour fixer des objectifs thérapeutiques et suivre l'évolution vers l'atteinte de ces objectifs en consultant des soignants, des pharmaciens et d'autres fournisseurs de soins de santé, le cas échéant. Surveiller et évaluer la réponse à la pharmacothérapie, les progrès réalisés vers les objectifs thérapeutiques et la fidélité du patient au plan thérapeutique. Au besoin, réviser le plan en fonction des résultats de la présente thérapie et des progrès réalisés en fonction des buts visés, en consultant les patients et en collaborant avec les soignants, les pharmaciens et d'autres fournisseurs de soins de santé, le cas échéant. Surveiller les patients et les évaluer pour repérer toute réaction indésirable aux médicaments et d'autres problèmes imprévus liés à la pharmacothérapie, modifier la thérapie et, le cas échéant, signaler aux autorités de la santé les réactions indésirables et les autres complications. Fournir aux patients et aux soignants des renseignements précis sur le diagnostic, les indications et les buts du traitement, et leur préciser l'action, les avantages, les risques et les effets secondaires possibles de la pharmacothérapie. Fournir et mettre en commun des renseignements et des conseils généraux et précis au sujet de maladie et des médicaments aux patients, aux soignants, aux fournisseurs de soins de santé et à la population. Tenir, au sujet de la pharmacothérapie de chaque patient, des dossiers suffisants qui comprendront, le cas échéant, des renseignements comme les buts du traitement, le traitement prescrit, les progrès réalisés en fonction des buts visés, les modifications du traitement, la liste de médicaments (y compris les médicaments prescrits et les médicaments en vente libre) pris par le patient, les réactions indésirables au traitement, les antécédents d'allergies connues aux médicaments, les antécédents de tabagisme, l'exposition ou le risque professionnels, les tendances connues de consommation d'alcool ou de substances qui peuvent modifier la réponse aux médicaments, les antécédents de fidélité au traitement et les attitudes face aux médicaments. Le dossier devrait aussi documenter le counselling au patient et les conseils donnés, le cas échéant. Assurer l'acquisition, l'entreposage, la manipulation, la préparation, la distribution et la dispensation sécuritaires des médicaments et la tenue des dossiers (conformément aux réglementations fédérales et provinciales et au sommaire de politique de l'AMC intitulé «Les médecins et l'industrie pharmaceutique (Mise à jour de 1994)» (Can Med Assoc J 1994; 150:256A-C.) lorsque le patient ne peut raisonnablement recevoir ces services d'un pharmacien. Demeurer à la fine pointe de la pharmacothérapie par l'analyse critique des écrits et le perfectionnement professionnel continu. Il faut fournir les soins conformément à la législation et dans un contexte de respect de la vie privée, et maintenir la confidentialité des patients. Il faut aussi fournir les soins conformément aux normes et aux procédures éthiques et scientifiques reconnues. Les responsabilités du pharmacien Les pharmaciens et les médecins reconnaissent qu'en pharmacothérapie, la pratique des pharmaciens englobe les responsabilités suivantes à cause de facteurs comme leur formation et leurs connaissances spécialisées, leur relation avec les patients et le contexte de la pratique. Certaines responsabilités peuvent chevaucher celles des médecins (voir Les responsabilités du médecin). On reconnaît en outre que dans certains contextes de pratique, le rôle des pharmaciens peut différer considérablement. Évaluer le dossier pharmacothérapeutique des patients («profil pharmaceutique») et examiner les ordonnances afin d'assurer qu'une thérapie prescrite est sûre et de repérer, de résoudre et de prévenir des problèmes ou des préoccupations réels ou potentiels liés aux médicaments. Les contre-indications, les interactions entre les médicaments ou le double emploi thérapeutique, les réactions allergiques et l'inobservation du traitement par les patients en sont des exemples. Il faudrait discuter des préoccupations importantes avec l'auteur de l'ordonnance. Assurer l'acquisition, l'entreposage, la préparation, la distribution et la dispensation sécuritaires des produits pharmaceutiques (conformément aux réglementations fédérales, provinciales et autres applicables). Discuter de problèmes ou de préoccupations pharmaceutiques réels ou potentiels et du but de la pharmacothérapie avec les patients, en consultant les soignants, les médecins et les fournisseurs de soins de santé, le cas échéant. Surveiller la pharmacothérapie afin de repérer les problèmes ou les préoccupations reliés aux médicaments comme le manque d'amélioration des symptômes, l'inobservation du plan de traitement et les effets indésirables soupçonnés. Il faudrait discuter des préoccupations importantes avec le médecin. Conseiller les patients et les soignants au sujet de la sélection et de l'utilisation des médicaments non prescrits et du traitement de symptômes ou d'affections mineurs. Conseiller aux patients de consulter leur médecin pour obtenir un diagnostic et un traitement au besoin. Les pharmaciens peuvent être le premier point de contact pour les personnes qui recherchent des conseils de santé. Une évaluation de base du patient (p. ex., observation et questions) devrait leur permettre de déterminer si le patient doit consulter un médecin ou un service d'urgence. Prévenir les médecins de réactions indésirables réelles ou soupçonnées aux médicaments et, le cas échéant, signaler ces réactions aux autorités de la santé. Fournir aux patients et aux soignants des renseignements précis sur la pharmacothérapie en tenant compte de ce que les patients connaissent de leur pharmacothérapie. Ces renseignements peuvent comprendre le nom du médicament, son but, ses interactions ou effets secondaires potentiels, les précautions nécessaires, l'usage adéquat, les façons de promouvoir la fidélité au plan de traitement et tout autre renseignement sur la santé qui convient aux besoins du patient. Fournir et faire part aux patients, aux soignants, aux médecins, aux fournisseurs de soins de santé et à la population des renseignements et des conseils généraux et précis sur les médicaments. Tenir des dossiers appropriés sur la pharmacothérapie afin de faciliter la prévention, l'identification et le traitement de problèmes ou de préoccupations liés aux médicaments. Ces dossiers devraient contenir notamment la pharmacothérapie courante et passée du patient (y compris les médicaments prescrits et certains médicaments en vente libre), les antécédents d'allergies connues aux médicaments, des données démographiques appropriées et, le cas échéant, le but du traitement et les progrès réalisés en fonction des objectifs du traitement, les réactions indésirables au traitement, les antécédents de fidélité au traitement, les attitudes à l'égard des médicaments, les antécédents de tabagisme, l'exposition aux risques professionnels et les tendances connues de consommation d'alcool ou de substances qui peuvent modifier la réponse aux médicaments. Les dossiers devraient aussi contenir les conseils donnés aux patients, le cas échéant. Demeurer à la fine pointe de la pharmacothérapie par l'analyse critique des écrits et le perfectionnement professionnel continu. Il faut fournir des soins conformément à la législation et dans un contexte de respect de la vie privée, et maintenir la confidentialité des patients. Il faut fournir des produits et des services conformément aux normes et aux procédures scientifiques et éthiques reconnues.
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Vérification de la facturation des médecins

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique1878
Dernière révision
2019-03-03
Date
2004-12-04
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
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Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2019-03-03
Date
2004-12-04
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Text
Vérification de la facturation des médecins Objet L’AMC a préparé une série de principes directeurs pour aider à élaborer et à modifier les processus de vérification de la facturation des médecins dans les provinces et territoires. Ces principes assureront que les systèmes de vérification de la facturation sont équitables, transparents, efficaces et opportuns, et qu’ils atteignent leurs objectifs premiers, soit d’assurer l’imputabilité des dépenses publiques et d’informer les médecins au sujet des méthodes appropriées de facturation. Contexte Comme les médecins sont rémunérés par l'État, on valide l’intégrité du système de paiement en vérifiant et examinant la facturation des médecins. Les vérifications et les examens sont habituellement déclenchés par des facturations qui semblent dépasser la «norme», des plaintes de patients, des plaintes de médecins ou une «convergence» des efforts sur un service, domaine de pratique ou groupe de médecins en particulier. Chaque province ou territoire a mis en place ses procédures et ses procédés propres pour examiner la facturation des médecins, tâche qui lui incombe. Les vérifications de la facturation peuvent être stressantes et, sans égard à l’issue de la vérification, ont eu des effets indésirables sur la santé et la pratique des médecins. Même si les méthodes de vérification de la facturation ont changé au fil des ans, elles ne répondent pas à toutes les préoccupations des médecins. Les procédures en vigueur présentent toujours des lacunes comme l’absence de processus décisionnels clairs, de calendriers établis d’examen et de moyens de recours. C’est pourquoi beaucoup de provinces et de territoires sont en train de revoir et de modifier leur processus de vérification de la facturation. L’AMC et les médecins du Canada croient en un système ouvert, redditionnel et transparent de financement des soins de santé. C’est pourquoi l’AMC a établi cette série de principes reliés aux éléments constituants clés du processus de vérification pour en assurer la clarté, l'efficience et l'efficacité, et l'harmonisation à l'objectif premier, soit assurer l’imputabilité des fonds publics et informer les médecins au sujet des méthodes appropriées de facturation. Principes Éducation sur les bonnes méthodes de facturation Il faut entreprendre la vérification et l’examen comme un exercice d’éducation. Dans un régime à base d’honoraires, l’utilisation et l’interprétation des codes de facturation sont complexes et peuvent souvent entraîner des erreurs non intentionnelles. En cas d’incohérence, il faut prévenir le médecin et lui permettre d’expliquer sa méthode de facturation. Pour contribuer à transformer le processus de vérification et d’examen en un mécanisme d’éducation éclairée plutôt que de sanctions perçues, le remboursement de fonds ne doit pas commencer avant que le processus de vérification et d’examen soit terminé et que toutes les possibilités d’appel aient été épuisées. Dans le contexte de ce cadre général d’éducation, on recommande d’offrir à tous les nouveaux médecins un programme de formation à l’interprétation, aux procédures et aux méthodes appropriées de facturation, ainsi qu'au processus de vérification même. Processus équitable, transparent et opportun Pour que le processus de vérification et d’examen soit considéré comme équitable, il doit être indépendant des gouvernements et des ordres des médecins. Comme profession, les médecins ont obtenu de la société le privilège de s’autoréglementer. Étant donné que la médecine constitue un art et une science extrêmement complexes, les médecins sont le seul groupe vraiment qualifié pour établir et maintenir des normes et assurer l’imputabilité dans les questions de comportement professionnel. Le processus de vérification et d’examen de la facturation doit observer les principes de la «justice naturelle», c’est à-dire que : les résultats de la vérification doivent être impartiaux et être perçus comme tels; il faut offrir aux médecins touchés par les résultats un moyen équitable de se faire entendre en les prévenant par écrit des constatations, en leur permettant d’y répondre, en leur communiquant toute l’information nécessaire pour préparer une réponse, en leur donnant suffisamment de temps pour le faire et en tenant une audience en personne en cas de différend sur des questions de fait ou à la demande du médecin. Il faut indiquer aux médecins qu’ils peuvent retenir l'aide et les services d’un conseiller juridique à n’importe quel stade de la vérification et de l’examen. Les médecins doivent faire appel à leur division provinciale ou territoriale respective ou à l’Association canadienne de protection médicale (ACPM) pour déterminer si l’aide en question est disponible, ou encore consulter des avocats spécialisés dans ce domaine. Il faut se conformer aux calendriers prescrits dans la vérification et l’examen des méthodes de facturation d’un médecin, surtout en ce qui a trait au début de l’examen et à la période visée. Par exemple, il ne devrait pas être possible d’examiner les factures plus de 24 mois après que le service a été rendu, et la période visée par l’examen ne devrait pas dépasser 12 mois. Ces limites reconnaissent que les médecins ne pourront se rappeler avec certitude l’énorme volume de renseignements versés dans le dossier médical d’un patient depuis 10 ans – durée moyenne de la période de conservation obligatoire des dossiers médicaux. Elles garantissent aussi que les vérifications et les examens se déroulent rapidement, de façon à réduire au minimum le stress et les difficultés imposés indûment au médecin et, compte tenu de la pénurie de ressources humaines en santé, leur permettre de concentrer de nouveau leur attention et leur énergie sur le soin de leurs patients. Décideurs éclairés Les vérifications et examens visant à déterminer s’il y a eu facturation incorrecte ou inexacte doivent être confiés uniquement à des pairs médecins et, dans la mesure du possible, à des médecins de la même spécialité et surspécialité, et dont le type de pratique et les caractéristiques géographiques et démographiques se ressemblent. Ce groupe d’examen par les pairs doit tenir compte de la répartition selon l’âge et le sexe et de la morbidité des patients, ainsi que d’autres questions pertinentes, pour établir ses constatations et tirer ses conclusions. Résultats Toute conclusion ou constatation découlant d’une vérification et d’un examen doit faire l’objet d’un rapport écrit et être communiquée rapidement au médecin et à l’organisme payeur. Si l’une des deux parties n’est pas satisfaite des résultats, elle peut interjeter appel. La voie privilégiée consisterait à chercher à recourir à des pratiques extrajudiciaires pour le règlement des différends, puisqu’elles ont tendance à encourager un climat axé davantage sur la collaboration et qui entraîne des règlements équitables et appropriés tout en évitant les coûts financiers, psychologiques et procéduraux excessifs pouvant découler de poursuites officielles devant les tribunaux. Conclusion Les présents principes directeurs émanent d’une analyse internationale, provinciale et territoriale des méthodes de vérification de la facturation. Ils ont fait l’objet de consultations poussées auprès des associations médicales des provinces et des territoires et d’organisations médicales nationales. Ils doivent servir de base à tout examen ou toute modification de processus provinciaux ou territoriaux existants de vérification et d’examen, et les guider. Politique de l’AMC, Professionnalisme médical, 2002. Student Behaviour Guide_Natural.Justice.htm; décembre 2002.
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L'obésité et les maladies cardiovasculaires énoncé de politique (Mise à jour 2004): (Applicable aux Canadiens âgés de 20 à 60 ans)

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique1246
Dernière révision
2018-03-03
Date
2004-05-31
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
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Dernière révision
2018-03-03
Date
2004-05-31
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L'obésité et les maladies cardiovasculaires énoncé de politique (2003) (Applicable aux Canadiens âgés de 20 à 60 ans)
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
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L'OBÉSITÉ ET LES MALADIES CARDIOVASCULAIRES (MISE À JOUR 2004) (Applicable aux Canadiens âgés de 20 à 60 ans) Position officielle : L'obésité est un problème chronique qui découle de multiples facteurs, est complexe à traiter et contribue lourdement aux cardiopathies, au diabète de type II, à l'hypertension, aux accidents vasculaires cérébraux et à certains cancers. En raison de l'importance des répercussions de l'obésité sur les maladies cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux, ainsi que des grappes de facteurs de risque de maladies cardiovasculaires que l'on retrouve souvent chez le patient obèse, on reconnaît l'obésité comme un important facteur de risque de maladie cardiovasculaire. L'impact de l'obésité illustre l'importance de la prévention par des comportements sains, y compris l'activité physique accrue et une alimentation saine et nutritive, que l'on adopte jeune et maintient pendant tous les stades de la vie. Les solutions exigent des stratégies intégrées fondées à la fois sur l'éducation et l'environnement et visant les personnes, les membres de leur famille et les communautés et les aidant à adopter des habitudes de vie et des comportements sains. Les solutions exigent aussi une recherche continue visant à élaborer et à évaluer des stratégies intégrées de prévention, de prise en charge et de traitement de l'obésité, ainsi que des données de surveillance permettant de mesurer et de suivre l'obésité et ses répercussions au Canada. Définition de l'obésité L'Organisation mondiale de la santé définit l'obésité comme une accumulation excessive de tissus adipeux dans le corps, au point où elle peut mettre la santé en danger. Mesure de l'obésité L'indice de masse corporelle (IMC) est un paramètre généralement accepté utilisé pour établir une distinction entre les adultes obèses et non obèses âgés de 20 à 60 ans et qui produit ainsi de l'information sur le risque subséquent de maladie cardiovasculaire. On calcule l'IMC en divisant le poids (en kilogrammes) par la taille (en mètres) au carré. IMC = poids (en kilogrammes) taille (en mètres) * taille (en mètres) Un IMC de 30 kg/m2 ou plus indique une obésité tandis qu'un IMC de l'ordre de 25 à 29,9 kg/m2 est un signe d'excédent de poids. Le tour de taille (TT) constitue un prédicteur indépendant des risques pour la santé en sus de l'IMC. On établit un lien entre une augmentation du tour de taille (abdominal) et un risque accru de maladie cardiovasculaire, de dyslipidémie, de diabète de type II et d'hypertension. Lorsque le tour de taille dépasse 102 cm chez les hommes et 88 cm chez les femmes, le risque de maladies liées à l'état général de santé s'accroît. . Populations à risque accru Les personnes obèses qui ont le diabète, de l'hypertension ou des dyslipidémies, ou qui sont inactives physiquement, sont plus exposées aux maladies cardiovasculaires. On établit un lien entre un IMC de 25 à 29,9 kg/m2 (excédent de poids) et un risque accru de maladie cardiovasculaire, de diabète de type II, d'hypertension et de dyslipidémie. Le gain de poids chez le jeune adulte peut constituer un des déterminants les plus importants de l'apparition future de facteurs de risque cardiovasculaires et de maladies cardiovasculaires. Les adultes qui prennent du poids sont plus exposés aux coronaropathies que ceux dont le poids est stable. L'augmentation de poids chez l'adulte peut contribuer à l'apparition future d'ischémies cardiaques sans régard au poids initial (obésité ou non). Les Canadiens de descendance autochtone, chinoise et sud-asiatique (Inde, Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka) présentent des taux plus élevés de maladies chroniques reliées à l'obésité (p. ex., diabète, hypertension et maladie cardiovasculaire). Les personnes dont la situation socioéconomique est moins bonne présentent des taux plus élevés d'obésité que celles qui sont plus à l'aise financièrement. Promotion du poids santé En avril 2002, le Groupe de travail sur les stratégies de santé publique pour la prévention de l'obésité (SSPPO) du Groupe de travail international sur l'obésité (GTIO) a déterminé qu'une stratégie intégrée de prévention de l'obésité devrait : porter à la fois sur les habitudes alimentaires et les tendances de l'activité physique de la population; porter à la fois sur les facteurs individuels et sociétaux; porter à la fois sur les causes immédiates et lointaines; comporter de multiples points de convergence et niveaux d'intervention (c. à d. niveaux national, régional, communautaire et individuel); inclure à la fois des politiques et des programmes; établir des liens entre des secteurs qui pourraient autrement être considérés comme indépendants Recherche nécessaire Il faut effectuer des recherches pour : élaborer une définition normalisée de l'obésité chez les enfants et une façon normalisée de la mesurer; établir des mesures spécifiques aux populations plus âgées, aux divers groupes ethniques et aux sexes; définir et mettre au point des méthodes efficaces de prévention primaire pour les personnes, les familles et les communautés afin de réduire la prévalence de l'obésité à tous les stades de la vie; faire mieux connaître et comprendre les effets de l'obésité et des habitudes de vie saines sur la santé; mettre au point des méthodes efficaces de prévention primaire et des stratégies thérapeutiques, secondaires et tertiaires; déterminer et suivre les taux d'obésité et d'excédent de poids au Canada; évaluer l'efficacité des mesures de prévention et de traitement de l'obésité; déterminer et mettre en œuvre les stratégies de prévention primaire les plus efficaces dans le cas de groupes ethniques; élaborer et mettre en œuvre une politique efficace de santé publique portant sur la prévention, le traitement et la prise en charge de l'obésité. La surveillance des Canadiens obèses et qui ont un excédent de poids s'impose en outre pour évaluer l'efficacité des mesures de prévention et de traitement. L'intervention combinée et les ressources des gouvernements, des organisations non gouvernementales, des secteurs sans but lucratif et privé sont les seuls moyens d'élaborer et de mettre en œuvre une stratégie intégrée afin d'enrayer la tendance croissante à l'obésité au Canada.
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