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Banque des politiques de l'AMC

Des politiques au service de la profession médicale et de la population canadienne


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Le rôle des professionnels de la santé dans l'abandon du tabac - Énoncé de position commun

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2019-03-03
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
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Le tabac : le rôle des professionnels de la santé dans l'abandon du tabac : déclaration conjointe (2001)
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
LE RÔLE DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ DANS L'ABANDON DU TABAC - ÉNONCÉ DE POSITION COMMUN Cet énoncé de position commun a été rédigé en collaboration par l’Association canadienne des ergothérapeutes, l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie, l’Association canadienne des hygiénistes dentaires, l’Association médicale canadienne, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada et l’Association canadienne de physiothérapie. Chaque professionnel de la santé du Canada a un rôle à jouer dans l'abandon du tabac1. Le tabagisme2 inflige un lourd fardeau à la santé de la population canadienne et au système de santé du Canada, et les professionnels de la santé peuvent intervenir efficacement en faveur de l'abandon du tabac au niveau clinique et au niveau de la santé publique. Comme fournisseurs de services axés sur les clients et les patients, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * évaluant et documentant toutes les formes de tabagisme, la volonté de cesser de fumer et le risque d'exposition à la fumée secondaire; * discutant avec des clients et des patients des effets négatifs sur la santé du tabagisme et de l'exposition à la fumée secondaire, ainsi que des bienfaits pour la santé et autres avantages (p. ex., financiers) qu'offre l'affranchissement du tabac; * offrant d'aider les usagers de produits du tabac à y renoncer; * offrant tout un éventail de stratégies d'abandon du tabac (p. ex., counselling, thérapie comportementale, documentation autodidactique, pharmacothérapie) appropriées à leurs connaissances générales et leurs compétences et à leurs ressources; * offrant aux non-fumeurs des stratégies à suivre pour les aider à réduire leur exposition à la fumée secondaire; * connaissant les initiatives et les ressources communautaires et en offrant des références; * reconnaissant que la rechute est fréquente et procédant à des évaluations et des interventions de suivi; * personnalisant les interventions en fonction des besoins des divers groupes (p. ex., âge, sexe, origine ethnique, diagnostic, situation socioéconomique); * suivant une approche multidisciplinaire fondée sur la collaboration. Comme éducateurs et chercheurs, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * incluant de l'éducation sur des stratégies d'abandon du tabac et de résistance au tabagisme dans les programmes d'éducation de base destinés aux professionnels de la santé; * fournissant aux professionnels de la santé des programmes de perfectionnement professionnel pour les former aux interventions d'abandon du tabac; * effectuant des recherches pour encourager et améliorer la connaissance des professionnels de la santé et la prestation de services de renonciation au tabac; * diffusant des données de recherche sur des stratégies d'abandon du tabac. Comme administrateurs d'organisations de soins de santé, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * offrant de la formation sur l'abandon du tabac dans le contexte de l'orientation des employés; * donnant aux employés accès à de l'éducation professionnelle sur l'abandon du tabac; * interdisant dûment le tabac là où travaillent des professionnels de la santé (p. ex., établissements de soins de santé, foyers privés); * assurant que les programmes d'abandon du tabac et les lieux de travail sans tabac sont inclus dans les normes d'agrément. Comme promoteurs de la santé publique, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * sensibilisant davantage la population au fait que les professionnels de la santé peuvent aider les gens à éviter le tabagisme ou à y renoncer; * intervenant auprès des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour qu'ils investissent dans des programmes intégrés de lutte contre le tabagisme comportant des mesures législatives et des politiques visant à éviter l'asservissement au tabac et à réduire le tabagisme (p. ex., interdictions de la publicité sur le tabac). Les programmes doivent viser la promotion de la santé et inclure des activités communautaires. Contexte Le tabac est un produit toxicomanogène et nocif et son utilisation constitue la principale cause de décès évitables au Canada3. Chaque année au Canada, plus de 37 000 personnes meurent prématurément à cause du tabagisme4. Environ 17 % des 15 ans et plus (soit quelque 4,8 millions de Canadiens) fument5. De solides données ont révélé qu'il y a un lien entre le tabagisme et plus d'une vingtaine de maladies et de problèmes de santé6. Les coûts financiers du tabagisme sont estimés à 17 milliards de dollars par année (4,4 milliards en coûts directs pour les soins de santé et 12,5 milliards en coûts indirects comme la perte de productivité)7. La fumée secondaire est nuisible aussi. Plus de 1000 non-fumeurs meurent au Canada chaque année à cause de la fumée secondaire8. L'exposition à la fumée secondaire est la deuxième cause en importance de cancer du poumon (le tabagisme est la première)9. La fumée secondaire peut aussi aggraver des allergies, causer des crises d'asthme et accroître le risque de bronchite et de pneumonie10. Les recherches indiquent aussi qu'il peut y avoir un lien entre la fumée secondaire et le risque de cancer du sein11. Le tabagisme découle de l'interaction complexe entre des facteurs individuels et sociaux comme la situation socioéconomique, la présence de fumeurs parmi les membres de la famille et l'exposition aux tactiques de marketing de l'industrie du tabac. La réduction et l'élimination du tabagisme passent par des stratégies intégrées à volets multiples qui portent à la fois sur la dépendance physique et sur le contexte social. Ces stratégies comporteront des mesures : * de prévention - pour aider à empêcher les non-fumeurs de commencer à fumer; * d'abandon - pour aider les fumeurs à cesser de fumer et à éviter de recommencer; * de protection - pour protéger tous les Canadiens contre les effets nocifs du tabagisme et contre les influences du marketing de l'industrie du tabac. La prévention constitue la plus importante des trois stratégies. Il est vital d'éviter le tabagisme pour mener une vie active et en bonne santé. C'est pourquoi l'abandon constitue la mesure la plus efficace que les usagers actuels du tabac peuvent prendre pour améliorer la qualité de leur vie et la prolonger. La plupart des usagers de produits du tabac aimeraient améliorer leur état de santé et un sondage canadien a révélé que 30 % des fumeurs ont affirmé avoir l'intention de cesser de fumer à cette fin12. Au cours d'études réalisées au Canada, au Royaume-Uni et en Allemagne, les fumeurs ont affirmé que les préoccupations à l'égard de leur santé et des problèmes de santé constituaient leur principale raison de vouloir cesser de fumer13. Les fumeurs cessent aussi de fumer pour d'autres raisons comme le coût des cigarettes14 et la persistance des membres de leur famille15 et des professionnels de la santé16 qui leur demandent constamment de renoncer au tabagisme fumer. Le taux de rechute est toutefois très élevé parce que le tabac est toxicomanogène17. La plupart des fumeurs essaient à plusieurs reprises de cesser de fumer avant d'y parvenir finalement. Le counselling sur l'abandon du tabac est généralement reconnu comme une stratégie clinique efficace. Même une brève intervention d'un professionnel de la santé augmente considérablement le taux d'abandon18. De plus, les interventions des programmes de counselling qui comportent des appels de suivi aux fumeurs comme mesure " proactive " augmentent de 50 % les taux d'abandon du tabac19. La majorité des Canadiens consultent un professionnel de la santé au moins une fois par année20, ce qui crée plusieurs " occasions d'enseigner " où ils peuvent être plus motivés que d'habitude à cesser de pratiquer des comportements malsains21. La probabilité pour un fumeur de cesser de fumer augmente lorsqu'il entend le message de nombreux fournisseurs de soins de santé de diverses disciplines22. Les professionnels de la santé se butent toutefois à des obstacles qu'il faut éliminer, et notamment : * le besoin de mieux éduquer les professionnels de la santé (p. ex., comment repérer les fumeurs rapidement et facilement, quels sont les traitements les plus efficaces, comment administrer ces traitements); * la nécessité de prévoir suffisamment de temps pour donner des conseils; * la nécessité de concentrer l'attention sur la prévention en : * augmentant le financement consacré aux soins préventifs (p. ex., en rémunérant les interventions portant sur l'abandon du tabac et les mesures de suivi ou de soutien en la matière); * en encourageant les milieux de soins de santé à faciliter les soins préventifs (p. ex., accès à des guides ou à des outils faciles à consulter pour repérer les personnes qui présentent des facteurs de risque particuliers); * la nécessité de sensibiliser davantage la population aux services d'abandon du tabac qu'un professionnel de la santé peut offrir; * la nécessité de reconnaître la frustration associée aux taux élevés de rechutes. Comme l'asservissement au tabac est puissant, les fumeurs prennent souvent beaucoup de temps pour se préparer avant de réussir à cesser de fumer. Bibliographie Bao Y., Duan N., & Fox S. A. (2006). Is some provider advice on smoking cessation better than no advice? An instrument variable analysis of the 2001 National Health Interview Survey. Health Services Research, 41(6), 2114-2135. Breitling, L. P., Rothenbacher, D., Stegmaier, C., Raum, E., & Brenner, H. (2009). Older smokers' motivation and attempts to quit smoking. Deutsches Arzteblatt International, 106(27), 451-455. Canadian Action Network for the Advancement, Dissemination and Adoption of Practice-informed Tobacco Treatment. (2008). Dynamic guidelines for tobacco control in Canada Version 1.0 [guide de pratique sous forme de Wiki]. Toronto : auteur. Société canadienne du cancer. (2010). Second-hand smoke is dangerous. Toronto : auteur. Consulté le 19 mai 2010, ici : http://www.cancer.ca/canada-wide/prevention/quit%20smoking/second-hand%20smoke.aspx. Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, (2006). The costs of substance abuse in Canada in 2002. Ottawa : auteur. Association pulmonaire du Canada. (2006). Tabagisme - Fumée secondaire. Consulté le 14 juin 2010, ici : http://www.poumon.ca/protect-protegez/tobacco-tabagisme/second-secondaire/hurts-nuit_f.php. Association canadienne des hygiénistes dentaires. (2004). Tobacco use cessation services and the role of the dental hygienist - a CDHA position paper. Canadian Journal of Dental Hygiene, 38(6), 260-279. Association médicale canadienne. (2008). Lutte contre le tabac [politique]. Ottawa : auteur. Fiore, M. C., Jaen, C. R., Baker, T. B., Bailey, W. C., Benowitz, N. L., et Curry, S. J. (2008). Treating tobacco use and dependence : 2008 update [guide de pratique]. 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Post Graduate Medical Journal, 86(1011), 26-33. 1 Pour des recommandations détaillées et des lignes directrices sur le traitement du tabagisme à l'intention des professionnels de la santé, voir le Réseau d'action canadien pour la promotion, la diffusion et l'adoption du traitement du tabagisme éclairé par la pratique, 2008, l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario (2007) et Association canadienne des hygiénistes dentaires (2004). 2 Aux fins de cette politique, le tabac s'entend des produits qui peuvent être inhalés, prisés, sucés ou chiqués (p. ex., cigarillos aromatisés, kreteks, tabac à chiquer, tabac à priser humide, bétel ou qat, houka ou shisha, bidis, cigares et pipes). 3 (Santé Canada, 2009). 4 (Santé Canada, 2007). 5 (Statistique Canada, 2009). 6 (Santé Canada, 2007). 7 (Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, 2006). 8 (Société canadienne du cancer, 2010). 9 (Association pulmonaire du Canada, 2006). 10 (Société canadienne du cancer, 2010). 11 (Société canadienne du cancer, 2010). 12 (Médecins pour un Canada sans fumée, 2005). 13 (Vangeli et West, 2008; Ontario Tobacco Research Unit - Tobacco Informatics Monitoring System (TIMS), 2008; Breitling, Rothenbacher, Stegmaier, Raum et Brenner, 2009). 14 (Ross, Blecher, Yan et Hyland, 2010). 15 (Young, Hopkins, Smith & Hogarth, 2010). 16 (Bao, Duan et Fox, 2006). 17 (Fiore et al., 2008; Shields, 2004). 18 (Fiore et al., 2008). 19 (Stead, Lancaster et Perera, 2006). 20 (Nabalamba et Millar, 2007). 21 (Association médicale canadienne, 2008). 22 (Fiore et al., 2008)
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Directives recommandées de consommation d'alcool à faible risque

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10143
Dernière révision
2019-03-03
Date
2011-03-05
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
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Approbations de politiques
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2019-03-03
Date
2011-03-05
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
À noter : Les directives ne cherchent pas à inciter les personnes abstinentes pour des raisons d’ordre culturel, spirituel ou autre à commencer à boire, ni à encourager les gens à boire pour en retirer des bienfaits. Les personnes de faible poids corporel ou celles non habituées à l’alcool devraient boire en deçà des limites présentées. Directive 1 Ne pas boire dans certaines situations Quand vous manœuvrez un véhicule, un outil ou une machine; quand vous prenez des médicaments ou d’autres substances qui réagissent avec l’alcool; quand vous faites du sport ou d’autres activités physiques potentiellement dangereuses; quand vous travaillez; quand vous prenez d’importantes décisions; si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir; avant d’allaiter; quand vous devez surveiller d’autres personnes ou en prendre soin; si vous souffrez d’une grave maladie physique ou mentale ou en cas de dépendance à l’alcool. Directive 2 Si vous buvez, restez dans ces limites moyennes pour diminuer les risques à long terme pour la santé Femmes Hommes 0 à 2 verres standard* par jour 0 à 3 verres standard* par jour Au plus 10 verres standard par semaine Au plus 15 verres standard par semaine Ne pas boire certains jours de la semaine pour minimiser le risque de tolérance et d’accoutumance. Éviter d’augmenter sa consommation jusqu’à la limite supérieure, car les bienfaits pour la santé sont optimaux jusqu’à un verre par jour. Ne pas dépasser les limites quotidiennes indiquées à la directive 3. Directive 3 Si vous buvez, faites-le dans un environnement sécuritaire et limitez votre consommation pour diminuer les risques à court terme Dans diverses situations, chaque verre supplémentaire accroît le risque de blessure. Pour des raisons de santé et de sécurité, il importe de ne pas boire plus de :
trois verres standard* par jour pour une femme
quatre verres standard* par jour pour un homme Boire à ces niveaux supérieurs ne devrait se produire qu’à l’occasion et conformément aux limites hebdomadaires mentionnées à la directive 2. À ces occasions, il est très important de boire en mangeant et non à jeun, de ne pas boire plus de deux verres standard par période de trois heures, de boire aussi des boissons non alcoolisées sans caféine et d’éviter les situations et activités à risque. On recommande aux personnes moins tolérantes, soit de par leur faible poids corporel ou leur âge (moins de 25 ans ou plus de 65 ans), de ne pas dépasser les limites supérieures de la directive 2. Directive 4 Si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir L’option la plus sûre si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir est de ne pas boire du tout. L’alcool présent dans le sang maternel peut nuire au fœtus. Le risque découlant d’une faible consommation pendant la grossesse semble très faible, mais aucune limite n’a donné la preuve définitive de son innocuité. Directive 5 L’alcool et les jeunes L’alcool peut nuire au bon développement physique et mental des enfants et des adolescents. La consommation d’alcool devrait être reportée au moins jusqu’à la fin de l’adolescence et respecter les lois locales sur l’âge minimum pour boire. Quand un jeune a décidé de boire, il devrait le faire dans un cadre sécuritaire, sous la supervision de ses parents et à de faibles niveaux (c.-à-d. un ou deux verres standard* une ou deux fois par semaine). De l’âge légal jusqu’à 24 ans, on recommande que les femmes ne prennent jamais plus de deux verres par jour et les hommes, trois verres par jour. Approuvé par le Conseil d’administration de l’AMC en mars 2011. Révisée et approuvée la dernière fois par le Conseil d’administration de l’AMC en mars 2019. Le texte qui précède est extrait du rapport intitulé L’alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque. Disponible à : https://www.ccsa.ca/sites/default/files/2019-04/2011-Summary-of-Evidence-and-Guidelines-for-Low-Risk%20Drinking-fr.pdf (consulté le 1er mars 2019).
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Détermination de l'impact de la contamination chimique sur la santé humaine

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10149
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2019-03-03
Date
2011-05-28
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
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2019-03-03
Date
2011-05-28
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
On ne peut nier les énormes avantages que l'industrialisation et l'industrie manufacturière ont apportés à l'humanité, mais on connaît mal les effets des sous-produits dangereux (contamination chimique) de ces activités pour la santé humaine et l'environnement. Un accident majeur comme celui de Bhopal, en Inde, est un exemple sans équivoque d'un empoisonnement chimique catastrophique causé par l'industrialisation. Cependant, une exposition de faible niveau aux produits chimiques et aux sous-produits industriels issus de l'agriculture, des produits de consommation, de la fabrication, voire même de sources médicales peut avoir des effets plus subtils sur la santé humaine. On a détecté la présence de produits chimiques venant de sources industrielles dans le sol, l'eau, l'air, la nourriture et les tissus humains. Grâce à des technologies avancées, on peut désormais détecter des quantités même infimes de substances potentiellement nocives. Dans certains cas, l'exposition à des produits chimiques justifie la prise de mesures correctives, mais dans d'autres cas, les effets sur la santé de ces produits peuvent être négligeables : il faut prendre en compte la toxine, la dose, ainsi que la voie et la durée de l'exposition. Bien sûr, certaines substances potentiellement toxiques se sont révélées peu ou nullement nocives pour la santé humaine, mais les effets sur la santé demeurent inconnus pour beaucoup d'autres. Nous manquons d'information, car les effets de nombreux agents chimiques n'ont pas fait l'objet d'études approfondies. En conséquence, il est nécessaire d'exercer une surveillance rigoureuse des agents chimiques et d'évaluer leurs effets pour réduire ou éviter leurs effets potentiellement dangereux sur la santé. Des produits chimiques comme le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) peuvent persister dans l'environnement ou dans les êtres vivants longtemps après le retrait du marché du produit en cause. C'est pourquoi il est essentiel de soumettre les nouveaux produits chimiques et les produits existants à des tests complets et rigoureux. Enfin, il faut faire des recherches pour déterminer si certains enjeux émergents, comme la présence de produits pharmaceutiques dans l'eau potable, constituent une véritable menace pour la santé humaine. S'ils sont bien gérés, les produits chimiques peuvent procurer d'énormes avantages à la société, mais il faut faire preuve de prudence en raison de leurs effets potentiellement néfastes sur la santé. Le bref exposé qui suit aborde certaines classes de produits chimiques qui doivent être réglementés, surveillés et bien étudiés. Agriculture L'agriculture représente la plus grande composante de l'économie mondiale. Des pressions accrues pour répondre aux besoins d'une population mondiale croissante ont donné lieu à la mécanisation de l'agriculture et à l'utilisation généralisée d'engrais et de pesticides1. On a détecté l'infiltration d'engrais et de pesticides dans le sol et l'eau et dans la chaîne alimentaire humaine2. Environ 40 substances chimiques, classées par le Centre international de recherche sur le Cancer (CIRC) comme des agents carcinogènes connus, probables ou possibles, sont des pesticides enregistrés par l'Environment Protection Agency (EPA) vendus sur le marché libre3. Une exposition à long terme à des pesticides à faibles doses a été associée à divers cancers, à l'immunosuppression, à des perturbations hormonales, à des anomalies de la reproduction, à des malformations congénitales, ainsi qu'à des problèmes de développement et de comportement4. Par ailleurs, certains pesticides sont également connus pour être bioaccumulables dans le corps humain5. Bien que l'on puisse utiliser sans danger de nombreux pesticides séparément, les recherches sont insuffisantes pour déterminer l'effet que pourraient avoir des combinaisons de certains pesticides. Produits de consommation Les technologies modernes ont donné lieu à des avancées qui ont permis d'améliorer la qualité de nos vies. Or, même si les plus récents produits de consommation ont des avantages par rapport aux matériaux de jadis, leur utilisation n'est pas sans effets secondaires. Tant les composés chimiques utilisés dans le processus de fabrication de ces produits que les principaux ingrédients chimiques qui composent ces produits eux-mêmes peuvent être nocifs. Par exemple, le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel que l'on ajoute depuis les années 1960 dans la composition de nombreuses bouteilles en plastique dur, de boîtes de conserve métalliques destinées à contenir des aliments et des cannettes de boissons6. En août 2010, Statistique Canada rapportait que des niveaux mesurables de BPA ont été retrouvés dans l'urine de 91 % des Canadiens âgés de 6 à 79 ans7. Les effets de l'exposition à ce produit chimique sur le cerveau, le comportement et la prostate, en particulier des fœtus, des nourrissons et des enfants, ont suscité des préoccupations8. En 2008, le Canada a interdit le BPA dans les biberons pour bébés9. En octobre 2010, il est allé plus loin en devenant le premier pays à déclarer le BPA substance toxique10. Industrie manufacturière La demande croissante de produits de consommation a entraîné une croissance parallèle de l'industrie manufacturière, qui est l'une des principales sources de pollution atmosphérique et contribue à la pollution des sols et de l'eau11. En 2004, le secteur manufacturier des États-Unis a émis 1,8 milliard de livres de produits chimiques potentiellement toxiques. L'exposition à certains de ces produits a été associée à des effets graves sur la santé, y compris au cancer12. La dioxine, l'une des substances chimiques libérées, peut être nocive, même à des niveaux très faibles. Les dioxines s'accumulent dans les tissus adipeux et se décomposent lentement, menant à la contamination de l'approvisionnement alimentaire et à l'exposition chez l'humain par la consommation de viandes, de produits laitiers, de poissons et de crustacés13. Même dans le Grand Nord, on a détecté des dioxines chez les animaux14. L'EPA estime que le risque de cancer associé aux dioxines déjà présentes dans la population est de 1 par 100015. Dans la plupart des cas, les émissions ne posent qu'un risque minime pour la santé humaine. Toutefois, les effets des produits chimiques utilisés seuls ou en combinaison qui n'ont pas encore fait l'objet d'études devraient être adéquatement évalués16. Pratiques médicales Les progrès de la science médicale et l'utilisation de produits pharmaceutiques, d'équipement de diagnostic et d'autres traitements médicaux ont prolongé l'espérance de vie. Toutefois, ces avancées contribuent aussi à la contamination de l'environnement. En 2008, l'Associated Press a rapporté la présence de produits pharmaceutiques dans l'eau de 24 grandes régions métropolitaines des États-Unis, desservant 41 millions d'habitants17. On craint que ces produits pharmaceutiques nuisent à la fertilité masculine, entraînent des malformations congénitales, causent le cancer du sein et des testicules et mènent à la résistance aux antibiotiques18. Pour de nombreux produits pharmaceutiques que l'on retrouve dans l'approvisionnement en eau potable, aucune enquête concertée au sujet de leur impact sur l'environnement n'a été réalisée19. Le mercure est utilisé dans les thermomètres médicaux, les tensiomètres, les tubes gastro-intestinaux et les dilatateurs œsophagiens20. Les rapports révèlent que les incinérateurs de déchets médicaux sont parmi les plus grandes sources d'émissions anthropiques de mercure aux États-Unis et au Canada21. Bien qu'ils ne soient pas la principale source d'intoxication au mercure, les déchets médicaux contribuent à la concentration de mercure présente dans l'environnement. Chez les fœtus, les nourrissons et les enfants, l'exposition à faibles doses au mercure peut provoquer de graves troubles comportementaux et cognitifs, qui deviennent souvent chroniques22. À des degrés d'exposition plus élevés, le mercure peut affecter les reins, les systèmes immunitaire, neurologique, respiratoire, cardiovasculaire, gastro-intestinal et hématologique des adultes23. Il a également été lié au cancer24. Ces exemples mettent en lumière les principales sources d'exposition des humains aux produits chimiques. Comme l'analyse le suggère, certains de ces produits chimiques ont été liés à des effets néfastes sur la santé humaine. Il est toutefois important de garder à l'esprit que les dommages sur la santé sont fonction du niveau et de la durée de l'exposition. Pour la plupart des gens, l'exposition à ces produits chimiques est si minime qu'elle est inoffensive. Par contre, pour certains produits comme le BPA, on en est venu à la conclusion que les dommages potentiels ne valaient pas le risque : c'est pourquoi le gouvernement du Canada a décidé de déclarer le BPA toxique et de le réglementer en conséquence. Dans d'autres cas, comme les produits pharmaceutiques, les données probantes justifient tout simplement la tenue d'études plus approfondies et une plus grande surveillance. Compte tenu des risques potentiels pour la santé humaine, la surveillance et la recherche sont d'une importance vitale pour toutes les sources d'exposition à des produits chimiques. Plus les décideurs et les professionnels de la santé auront d'information à leur disposition, meilleures seront les chances de limiter les dommages pour la santé humaine. Qu'a-t-on fait à cet égard à ce jour ? L'action internationale Les effets de la contamination chimique sur la santé humaine préoccupent la communauté internationale, qui a donc mené de nombreuses activités. En voici des exemples : le Programme international sur la sécurité chimique (1980), le Programme inter-organisations pour la gestion rationnelle des produits chimiques (1995), le Système général harmonisé (SGH) de classification et d'étiquetage des produits chimiques (2002) et l'Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, adoptée par les gouvernements et les parties prenantes lors de la première Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques qui s'est tenue à Dubaï, en 200625. Diverses conventions ont également été adoptées, y compris la Convention de Stockholm (2004) sur les polluants organiques persistants tels que le DDT, et la Convention de Rotterdam (2004), qui s'applique aux pesticides et aux produits chimiques industriels26. Une certaine inquiétude règne quant à l'efficacité continue de la Convention de Rotterdam. En 2006, le gouvernement du Canada a joué un rôle dans la prévention de l'inclusion de l'amiante à la liste de produits chimiques toxiques. Compte tenu de la preuve convaincante des dommages causés par l'amiante, cette action mine le bien-fondé des conventions internationales à adhésion volontaire27. L'action du Canada En plus d'être signataire de tous les accords internationaux susmentionnés, le gouvernement du Canada a ses propres programmes de gestion des produits chimiques. Le principal outil de gestion est la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Administrée conjointement par Environnement Canada et Santé Canada, cette loi vise à prévenir la pollution et à légiférer sur les substances chimiques potentiellement dangereuses auxquelles les Canadiens sont exposés28. Le Plan demande une surveillance accrue de certains produits chimiques pour contrôler l'exposition et les effets sur la santé, et il mettra davantage l'accent sur la gestion des risques sanitaires et environnementaux des produits pharmaceutiques, des produits de soins personnels ainsi que de la contamination chimique des aliments29. En 1999, quelque 23 000 substances chimiques étaient répertoriées sur la Liste intérieure des substances (LIS) du Canada. À ce jour, seulement environ 1000 de ces produits chimiques ont été pleinement évalués. Sur les 22 000 produits restants, 85 % ont été classés comme ne nécessitant pas d'action supplémentaire30. Le plus récent Plan de gestion des produits chimiques du Canada prévoit la tenue d'évaluations complètes de 550 substances chimiques potentiellement dangereuses. Même avec ces évaluations supplémentaires, il reste plus de 3000 produits chimiques qui n'auront pas été évalués. Association médicale canadienne En 2009, l'Association médicale canadienne et l'Association des infirmières et infirmiers du Canada ont publié un énoncé de position commun intitulé Vers le respect de l'environnement dans le secteur de la santé au Canada. Les recommandations portaient notamment sur la manipulation et l'élimination sécuritaires des produits chimiques toxiques et la réduction des produits utilisant ces substances. Une version adaptée de cet énoncé de position a ensuite été approuvée par une coalition de 12 organismes nationaux de santé et la Fondation David Suzuki. En octobre 2010, l'Association médicale mondiale, dont l'AMC est membre, a adopté une prise de position sur la dégradation de l'environnement et sur la bonne gestion des produits chimiques. La déclaration demande l'élimination du mercure dans les services de santé, le soutien des efforts internationaux visant à réduire la pollution chimique et à contrôler les produits chimiques dangereux pour l'homme et l'environnement, et l'atténuation de l'impact sanitaire d'une exposition à des produits toxiques. Que faut-il faire ? Recherche et surveillance Les recherches réalisées sur les substances chimiques produites par l'activité humaine demeurent insuffisantes. Bien que certains des produits chimiques plus toxiques aient fait l'objet d'études et soient désormais plus étroitement réglementés, des milliers d'autres produits n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sanitaire ou environnementale. La LIS du Canada répertorie 3300 substances chimiques préoccupantes qui n'ont pas été évaluées. Peu de recherches ont été réalisées sur l'effet de ces produits chimiques utilisés en combinaison ou dans divers milieux. Enfin, il faut prendre des mesures pour exercer une surveillance environnementale et humaine des menaces potentielles que pose l'exposition aux produits chimiques. L'AMC : 1. prie instamment le gouvernement d'achever l'évaluation sanitaire et environnementale des produits chimiques figurant sur la Liste intérieure des substances. 2. encourage la recherche sur les effets sur la santé des substances chimiques, ainsi que de la combinaison de ces substances dans divers produits (p. ex., les pesticides) et dans divers milieux (p. ex., les produits pharmaceutiques dans l'eau potable). Elle recommande l'exécution de programmes de recherche à long terme afin de déterminer les risques pour la santé de l'exposition à long terme à faibles doses. 3. encourage la surveillance continue des produits chimiques dans l'environnement. 4. encourage la recherche continue sur l'incidence de la réglementation et de la surveillance des produits chimiques sur la santé humaine et l'environnement. Activités de représentation Des règlements ont été adoptés à l'échelle mondiale et au Canada pour assurer la gestion des produits chimiques. Toutefois, des lacunes demeurent, principalement en raison de l'adhésion volontaire à ces accords. Le Canada peut jouer un rôle de premier plan en respectant ses engagements, en continuant d'adhérer à ces accords et en faisant preuve de leadership par l'élaboration de lois et de programmes nationaux efficaces. L'AMC : 5. prie instamment le gouvernement de continuer à soutenir les efforts internationaux pour gérer la pollution chimique. En particulier, l'AMC exhorte le gouvernement à soutenir pleinement les principes de la Convention de Rotterdam et à appuyer l'inclusion de l'amiante comme produit chimique toxique dans l'annexe III de cette convention. 6. appuie la législation et la réglementation du gouvernement visant à réduire la pollution chimique dangereuse, à détecter et à surveiller les produits chimiques dangereux pour les humains et l'environnement, à atténuer les effets sanitaires des expositions aux produits toxiques, et à exiger la tenue d'une étude d'impact sur l'environnement et la santé préalable à l'introduction d'un nouveau produit chimique. Il faut privilégier les cadres réglementaires aux cadres à adhésion volontaire afin d'assurer des conditions égales pour tous les fabricants et d'assurer une protection rapide et équitable de la santé de tous les Canadiens. L'AMC encourage le gouvernement à militer en faveur d'une législation similaire au niveau international. Leadership Les médecins peuvent participer à la surveillance chez leurs patients d'éventuels effets sur la santé de l'exposition à des produits chimiques. En outre, ils peuvent promouvoir l'adoption de pratiques plus écologiques de soins de santé. Enfin, ils peuvent appuyer les organisations médicales nationales dans le développement d'outils cliniques visant à évaluer les risques d'exposition de leurs patients à des produits chimiques. L'AMC : 7. appuie l'élimination du mercure et autres produits chimiques persistants, bioaccumulables et toxiques dans les dispositifs et produits de soins de santé. 8. appuie le développement de systèmes efficaces et sûrs de collecter et d'élimination des produits pharmaceutiques qui ne sont pas consommés. 9. appuie le développement d'outils cliniques pour aider les médecins à évaluer les risques pour la santé de leurs patients de l'exposition à des produits chimiques. Formation et perfectionnement professionnel Les médecins ont un rôle à jouer pour sensibiliser leurs patients, le public et leurs collègues actuels et futurs aux conséquences possibles de la contamination chimique sur la santé humaine. L'éducation médicale et le perfectionnement professionnel continu dans ce domaine pourraient avoir un impact considérable sur la santé humaine. L'AMC : 10. doit contribuer à sensibiliser davantage les professionnels de la santé et le public à l'impact de l'environnement et des polluants chimiques sur la santé. 11. appuie le développement de programmes d'éducation médicale continue pertinents à l'échelle locale au sujet des signes cliniques, du diagnostic et du traitement des maladies émergentes dans les communautés en raison de la pollution chimique. 12. encourage les médecins à sensibiliser les patients à l'importance de l'élimination sécuritaire des produits pharmaceutiques non consommés. Conclusion Bien que des initiatives nationales et internationales aient considérablement réduit l'incidence de la contamination par produits chimiques nocifs, beaucoup de travail s'impose encore en ce sens. Pour certains produits chimiques, les preuves établissant un effet nocif (ou non) sur la santé abondent, mais pour d'autres, elles restent incomplètes. Vu les dangers que présentent des produits chimiques tels que les dioxines, qui peuvent causer des effets graves même à faibles doses, il s'impose d'entreprendre des recherches plus approfondies. Il est en outre essentiel d'améliorer la surveillance si l'on veut pouvoir déterminer et réduire les risques que posent ces substances pour la santé humaine. Il faut mettre en œuvre d'autres politiques et adopter d'autres règlements pour garantir que les produits chimiques utilisés sont aussi sûrs que possible. L'interdiction du BPA par le Canada illustre l'utilisation du principe de précaution en présence de preuves convaincantes quoiqu'incomplètes. Bien que les produits chimiques procurent nettement des avantages, il faut aussi veiller à ce que leurs effets néfastes potentiels soient pris en considération. Enfin, il faut remédier au manque flagrant d'informations à l'intention du public et des fournisseurs de soins de santé. Les médecins peuvent contribuer à corriger certaines de ces lacunes par leur leadership et par des interventions à l'appui des activités de recherche et de surveillance, de représentation, d'éducation et de perfectionnement professionnel. Références 1 Ongley, Edwin D. (1996) Control of water pollution from agriculture- FAO irrigation and drainage paper 55. Chapter 1: Introduction to agricultural water pollution. Food and Agriculture Organization of the United Nations. Disponible ici : http://www.fao.org/docrep/w2598e/w2598e00.HTM 2 Peters, Ruud J.B. (2006) Man-Made Chemicals in Food Products. TNO Built Environment and Geosciences. Disponible ici : http://assets.panda.org/downloads/tno_report.pdf 3 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk: What We Can Do Now: 2008-2009 Annual Report. President's Cancer Panel. Disponible ici : http://deainfo.nci.nih.gov/advisory/pcp/annualReports/pcp08-09rpt/PCP_Report_08-09_508.pdf 4 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk...; Shah, Binod P. et Bhupendra Devkota (2009) " Obsolete Pesticides: Their Environmental and Human Health Hazards ". The Journal of Agriculture and Environment. Vol. : 10 juin 2009. Disponible ici : http://www.nepjol.info/index.php/AEJ/article/view/2130/1961 ; Kjellstrom, Tord et.al. (2006) Chapter 43: Air and Water Pollution: Burden and Strategies for Control in Disease Control Priorities in Developing Countries. Disease Control Priorities Project. Disponible ici : http://files.dcp2.org/pdf/DCP/DCP43.pdf 5 California Environmental Protection Agency (2002) Environmental Protection Indicators for California: Chapter 3: Environmental Exposure Impacts Upon Human Health. Disponible ici : http://oehha.ca.gov/multimedia/epic/2002reptpdf/Chapter3-7of8-HumanHealth.pdf 6 United States Food and Drug Administration (2010) Update on Bisphenol A for Use in Food Contact Applications. Disponible ici : http://www.fda.gov/newsevents/publichealthfocus/ucm064437.htm 7 CBC News (13 octobre 2010) BPA declared toxic by Canada. Disponible ici : http://www.cbc.ca/health/story/2010/10/13/bpa-toxic.html 8 States Food and Drug Administration (2010) Update on Bisphenol A... 9 Santé Canada (2008) Government of Canada Protects Families with Bisphenol A Regulations. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-defi/batch-lot-2/bisphenol-a/index-fra.php 10 CBC News (le 13 octobre 2010) BPA declared toxic by Canada... 11 Kjellstrom, Tord et.al. (2006) Chapter 43: Air and Water Pollution... 12 Cassady, Alison et Alex Fidis (2007) Toxic Pollution and Health: An Analysis of Toxic Chemicals Released in Communities across the United States. U.S. PIRG Education Fund. Disponible ici : http://cdn.publicinterestnetwork.org/assets/KTfes5EXnCLOgG9eWTKU6g/ToxicPollutionandHealth2007.pdf 13 World Health Organization (2010) Les dioxines et leurs effets sur la santé. Disponible ici : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/index.html 14 Woolford, Julian & Noemi Cano Ed. (2006) Killing them softly... 15 Cassady, Alison & Alex Fidis (2007) Toxic Pollution and Health... 16 Ibid. 17 Natural Resources Defense Council (2010) Dosed Without Prescription: Preventing Pharmaceutical Contamination of Our Nation's Drinking Water. Disponible ici : http://www.nrdc.org/health/files/dosed4pgr.pdf 18 Wright-Walters, Maxine et Conrad Volz (2009) Municipal Wastewater Concentrations of Pharmaceutical and Xeno-Estrogens: Wildlife and Human Health Implications. Disponible ici : http://www.chec.pitt.edu/Exposure_concentration_of_Xenoestrogen_in_pharmaceutical_and_Municipal_Wastewater__Final8-28-07%5B1%5D.pdf; Daughton, Christian G. (N.D.) Pharmaceuticals and the Environment. Disponible ici : www.epa.gov/osp/regions/emerpoll/daughton.ppt; Nikolaou, Anastasia; Meric, Sureyya et Despo Fatta (2007) "Occurrence patterns of pharmaceuticals in water and wastewater environments." Analytical and Bioanalytical Chemistry. 387: 1225-1234; Natural Resources Defense Council (2010) Dosed Without Prescription... 19 Daughton, Christian G. (S.D.) Pharmaceuticals and the Environment... 20 Environnement Canada. (S.D.) Le mercure dans l'environnement. Disponible ici : http://www.ec.gc.ca/mercure-mercury/Default.asp?lang=Fr&n=DB6D2996-1 21 Health Care Without Harm (2007) The Global Movement for Mercury Free Health Care. Disponible ici :http://www.noharm.org/lib/downloads/mercury/Global_Mvmt_Mercury-Free.pdf ; Organisation mondiale de la santé (2005) Mercury in Health Care: Policy Paper. Disponible ici : http://www.who.int/water_sanitation_health/medicalwaste/mercurypolpaper.pdf 22 Environmental Working Group (S.D.) Chemical Pollution: The Toll on America's Health. Disponible ici : http://www.ewg.org/files/EWG-kid-safe-toll-on-health.pdf 23 California Environmental Protection Agency (2002) Environmental Protection Indicators... 24 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk... 25 Organisation mondiale de la santé (S.D.) International Programme on Chemical Safety: About us. Disponible ici : http://www.who.int/ipcs/en/; Organisation mondiale de la santé (S.D.) Programme inter-organisations pour la gestion rationelle des produits chimiques. Disponible ici : http://www.who.int/iomc/brochure/brochure_french.pdf; Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (S.D.) Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques (SGH). Disponible ici : http://live.unece.org/fr/trans/danger/publi/ghs/ghs_welcome_f.html; Weinberg, Jack (2008) An NGO Guide to SAICM: The Strategic Approach to International Chemicals Management. Disponible ici : http://www.ipen.org/ipenweb/documents/book/saicm%20introduction%20english.pdf 26 Eskenazi, Brenda et. al. (2009) " The Pine River Statement: Human Health Consequences of DDT Use ". Environmental Health Perspectives. 117:1359-1367 Disponible ici : http://www.eoearth.org/article/Human_Health_Consequences_of_DDT_Use#gen4; Organisation mondiale de la santé (S.D.) Rotterdam Convention: Share Responsibility. Disponible ici : http://www.pic.int/home.php?type=t&id=5&sid=16 27 Kazan-Allen, Laurie (2007) Rotterdam Treaty Killed by Chrysotile Asbestos! International Ban Asbestos Secretariat. Disponible ici : http://www.ibasecretariat.org/lka_rott_meet_geneva_oct_06.php 28 Gouvernement du Canada (2007) La Loi canadienne sur la protection de l'environnement de 1999 [LCPE (1999)]. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/about-apropos/cepa-lcpe-fra.php 29 Gouvernement du Canada (2010) Plan de gestion des produits chimiques. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/plan/index-fra.php 30 Ibid.
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Utilisation des médicaments chez les personnes âgées (mise à jour 2017)

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Dernière révision
2019-03-03
Date
2011-05-28
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
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2019-03-03
Date
2011-05-28
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Utilisation des médicaments chez les personnes âgées
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
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Les Canadiens âgés constituent le segment de notre population qui augmente le plus rapidement et fait le plus grand usage des médicaments d’ordonnance. Ils consomment plus de médicaments que les Canadiens plus jeunes, car en moyenne, ils souffrent de plus de maladies chroniques. L’Institut canadien d’information sur la santé signale qu’en 2012, près des deux tiers des aînés présentaient des réclamations pour cinq classes de médicaments ou plus et plus d’un quart présentaient des réclamations pour dix classes de médicaments ou plus. Le nombre de médicaments utilisés par les aînés augmentait avec l’âge . Le recours à de multiples médicaments, aussi appelé polypharmacie, est une question préoccupante chez les aînés. Le risque d’interactions médicamenteuses et d’effets indésirables est beaucoup plus élevé chez les personnes âgées que chez les jeunes. Ce phénomène est lié à des facteurs pharmacocinétiques et pharmacodynamiques chez les aînés, y compris des changements des fonctions hépatique et rénale, la sensibilité accrue aux médicaments et, peut-être, des problèmes médicaux multiples. Chez les personnes plus âgées, les effets indésirables des médicaments sont souvent complexes et peuvent causer directement l’hospitalisation aux soins intensifs. Les troubles cognitifs et affectifs, par exemple, peuvent être causés par des effets indésirables de médicaments sédatifs ou hypnotiques. La douleur chronique est un problème courant et il importe d’effectuer des recherches sur la douleur chez les adultes âgés et d’informer les professionnels de la santé au sujet des défis particuliers que pose sa question. L’Association médicale canadienne appuie l’élaboration d’une stratégie nationale coordonnée de réduction de la polypharmacie et de prévention des effets indésirables des médicaments. Les prescripteurs doivent être vigilants pour optimiser la pharmacothérapie, effectuer un bilan comparatif des médicaments et tenir compte des changements psychologiques liés au vieillissement. Il faudrait envisager de déprescrire, soit de réduire ou d’arrêter des médicaments qui peuvent nuire ou ne plus produire de bienfaits, pour cherche à améliorer la qualité de vie . La définition des facteurs qui ont une incidence sur le comportement des prescripteurs et la meilleure façon d’agir sur ces facteurs ont suscité beaucoup d’intérêt. Au nombre des stratégies visant à améliorer les pratiques d’établissement d’ordonnances, mentionnons les cours d’actualisation offrant de l’information factuelle sur les médicaments, une formation médicale continue objective, des outils cliniques d’aide à la décision accessibles et conviviaux, et des systèmes informatisés d’établissement d’ordonnances permettant aux médecins d’accéder à l’information sur les traitements de leurs patients et à leurs profils de médicaments . Les principes suivants définissent les éléments essentiels de la prescription appropriée de médicaments aux personnes âgées.
Connaître le patient.
Connaître le diagnostic.
Connaître les antécédents pharmaceutiques. Garder une liste des médicaments que prend chaque patient et la revoir et la mettre à jour à chaque visite pour déterminer dans quelle mesure le patient s’y conforme. Demander au patient d’apporter tous ses médicaments prescrits et en vente libre, y compris les médicaments prescrits par d’autres médecins et les produits de santé naturels, chaque fois qu’il se présente au bureau. Dans certaines provinces, les pharmaciens effectuent une revue des médicaments que prennent leurs patients inscrits aux programmes publics d’assurance médicaments.
Connaître les antécédents de consommation d’autres substances comme l’alcool, le tabac, le cannabis, les opioïdes et la caféine.
Envisager un traitement non pharmaceutique, y compris l’alimentation, l’exercice, la psychothérapie ou des ressources communautaires. La formation médicale continue portant sur certains traitements non pharmaceutiques est aussi utile. Il faut, par exemple, envisager l’évaluation et la prise en charge des symptômes comportementaux et psychologiques de la démence avant une thérapie antipsychotique. Il faudrait aussi établir, pour le traitement du délire, des ensembles de modèles canadiens normalisés d’ordonnances non pharmacologiques.
Connaître les médicaments. Évaluer d’un œil critique toutes les sources d’information sur les médicaments et en utiliser un grand nombre : guides de pratique clinique, base de données et revues médicales, formation médicale continue et centres régionaux d’information sur les médicaments. Suivre constamment les patients pour déceler tout effet indésirable des médicaments. La dose appropriée dépend de facteurs comme l’âge, le sexe, la masse corporelle, l’état de santé général, les maladies et médications concurrentes, ainsi que les fonctions hépatique, rénale et cognitive (les personnes âgées, par exemple, sont particulièrement sensibles aux médicaments qui ont un effet sur le système nerveux central).
Garder les schémas posologiques simples. Éviter dans la mesure du possible les schémas à fréquence mixte. Essayer de maintenir à moins de cinq le nombre de médicaments utilisés pour les traitements prolongés afin de réduire au minimum le risque d’interactions médicamenteuses et d’améliorer l’observance des prescriptions.
Établir les objectifs du traitement. Déterminer comment on évaluera dans quelle mesure les objectifs auront été atteints. Réévaluer régulièrement les objectifs, la réaction au traitement et la justification de son maintien. Le moment approprié pour bénéficier des médicaments prescrits devrait jouer un rôle clé dans la prise en charge des personnes âgées en fin de vie.
Encourager les patients à utiliser les médicaments de façon responsable. S’assurer que le patient, et le soignant au besoin, comprend la nécessité du médicament et sait comment l’utiliser. Recommander l’utilisation de piluliers quotidiens ou hebdomadaires, de calendriers, de carnets personnels ou autres aide-mémoire, le cas échéant, et contrôler ceux-ci régulièrement pour déterminer dans quelle mesure le patient se conforme au traitement. Encourager l’utilisation d’un seul dispensaire. L’Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada a créé un programme, L’information est la meilleure prescription, (https://www.knowledgeisthebestmedicine.org) qui aide les personnes âgées et le reste de leur équipe de soins de santé à gérer les médicaments de façon sécuritaire et appropriée. Approuvé par le Conseil d’administration le 28 mai 2011 Mise à jour approuvée par le Conseil d’administration le 20 mars 2019
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Principes pour la gouvernance du système de santé

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Dernière révision
2019-03-03
Date
2011-10-23
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
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2019-03-03
Date
2011-10-23
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Régionalisation (mise à jour 2001)
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
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Principes pour la gouvernance du système de santé Cette politique présente des principes et des recommandations pour la création, la mise en œuvre et l'évaluation d'un modèle de gouvernance du système de santé, tel que la régionalisation des soins, qui vise à fournir aux patients des soins de grande qualité. Depuis les années 1990, les systèmes de santé de nombreux pays, y compris le Canada, cherchent des modèles plus efficaces de gouvernance afin d'atteindre tout un éventail d'objectifs sur le plan des politiques de santé. Ces objectifs consistent notamment à financer les soins de santé en fonction des besoins de santé des populations et à mieux intégrer la prestation des services. Au Canada, la plupart des provinces et des territoires ont adopté un modèle régionalisé de gouvernance du système de santé au cours des années 1990. Cette approche de " régionalisation " comprenait à la fois la décentralisation et la centralisation de certains éléments précis du système de santé. La décentralisation entraînait le transfert du pouvoir de planification, de budgétisation et de décision des provinces ou des territoires vers certains organismes régionaux. La " centralisation " entraînait le transfert de la planification et de la gouvernance des soins de santé et des services médicaux d'établissements ou d'organismes vers une entité régionale. En ce qui a trait à la prestation des services de santé, la centralisation peut se produire par regroupement de plusieurs programmes en un seul pour une région donnée et par fusion et fermeture de certains établissements. Depuis 2003, les gouvernements de plusieurs provinces ont modifié leur façon d'aborder la gouvernance du système de santé et adopté de nouvelles méthodes allant de l'intégration verticale mettant à contribution tout un éventail d'organismes de santé coiffés par une seule entité (comme au Québec, par exemple) jusqu'à la création de conseils qui surveillent la prestation des soins à une plus grande partie de la population d'une administration et même à l'administration au complet (en Alberta, par exemple). Beaucoup de ces nouveaux modèles comportent un pouvoir autonome régi par un conseil dont les membres sont nommés et qui est chargé de gérer et d'intégrer les activités du système de santé dans l'ensemble de la province ou du territoire tout en laissant le ministère de la Santé établir le plan global et les priorités du système de santé, fixer des normes et contrôler les résultats. Les gouvernements continueront certainement de chercher un modèle idéal de gouvernance du système de santé et de prestation des soins dans le contexte d'un effort visant à créer des " systèmes de santé très performants ", dont il existe des exemples à tous les échelons, notamment à l'échelon régional dans certains pays (p. ex., Jonkoping en Suède) ou à celui du groupe de clients (p. ex., l'Administration de la santé des Anciens combattants aux États-Unis). Les modèles de gouvernance du système de santé, par exemple en fonction de régions ou d'agences de santé, doivent viser globalement à garantir à la population l'accès à des soins de grande qualité dispensés en temps opportun. Le concept de l'Institute for Healthcare Improvement (IHI) comporte trois objectifs pour les systèmes de santé : améliorer la santé de la population; améliorer l'expérience des patients face aux soins de santé; améliorer l'optimisation des ressources consacrées à la santé et aux soins de santé. Beaucoup de réformes antérieures du système de santé n'ont pas amélioré les soins fournis aux patients. Dans son plan d'action de 2010, La transformation des soins de santé au Canada - Des changements réels. Des soins durables, l'AMC préconise des soins de santé axés sur les patients qui font passer en premier les intérêt des patients et ceux des membres de leur famille. Pour les professionnels de la santé, les efforts antérieurs de régionalisation ont soulevé plusieurs préoccupations, notamment la question de savoir si ces modèles résultent en une meilleure prestation des soins aux patients. La possibilité que de nouveaux modèles limitent la participation des professionnels à la gouvernance du système de santé préoccupe aussi et on craint de plus que la planification des ressources humaines du secteur de la santé ne se localise alors que la mobilité de la main-d'œuvre transcende les frontières locales. L'AMC est déterminée à jouer un rôle positif dans le débat sur l'avenir de la réforme des soins de santé au Canada. Elle reconnaît que les modèles de gouvernance du système de santé peuvent changer. Cette politique de l'AMC sur la gouvernance des systèmes de santé définit toutefois des principes fondamentaux qui devraient guider l'étude de tout modèle. Ces principes directeurs s'inspirent de travaux réalisés par l'AMC dès 1991 avec son Groupe de travail sur la régionalisation et qui ont abouti au rapport intitulé La terminologie de la réforme du système de santé. Principes directeurs Orientation patient : Toute étude de modèles de gouvernance doit partir d'un objectif global qui consiste à fournir des soins axés sur les patients - ces modèles donnent un accès transparent au continuum des soins en temps opportun, en fonction du besoin et non de la capacité de payer, tiennent compte des besoins et des préférences du patient et des membres de sa famille, et traitent le patient avec respect et dignité. Objectifs définis : L'élaboration et la mise en œuvre de modèles et de stratégies de gouvernance du système de santé doivent commencer par un énoncé clair d'objectifs reflétant les changements qu'il faut apporter au système de santé pour régler des problèmes précis et, dans la mesure du possible, il faut définir ces objectifs en termes quantifiables afin de pouvoir évaluer les politiques de gouvernance du système de santé. Imputabilité et autorité : Un système de santé efficace et viable, et qui produit un bon rendement, passe par l'alignement de l'obligation d'imputabilité et de l'autorité. Le degré d'autorité et l'envergure des responsabilités (c.-à-d. planification, administration, organisation et financement des services de santé) transférées aux unités de gouvernance (p. ex., les régions) affectent l'imputabilité. Il faut définir qui doit rendre compte de quoi. Il faut préciser clairement les rôles du gouvernement, des conseils de gestion, des médecins et de tous les intervenants du secteur de la santé. Les médecins ont une contribution particulière à apporter et il faut tenir compte de leur point de vue dans toute restructuration du système de prestation des soins de santé. Planification basée sur les besoins ou à l'écoute des besoins régionaux : La définition des régions ou sous-régions devrait refléter les clivages naturels, sociopolitiques et géographiques de la population. Après avoir défini les régions, il faut déterminer les besoins en matière de soins de santé des populations desservies par les entités régionales, en procédant à des études d'épidémiologie, en recueillant les commentaires des communautés et par d'autres moyens d'évaluation des besoins. Outre la planification locale, il faut aussi procéder à une planification plus étendue pour tenir compte des recherches médicales et scientifiques et de technologies et de procédures nouvelles. Les besoins régionaux dans le domaine de la santé peuvent varier, ce qui exige des modèles de prestation flexibles. Il faut maintenir au niveau régional la reconnaissance des titres qui répond aux normes de l'administration afin de répondre efficacement aux besoins et aux enjeux de la région. Choix éclairé : Aucune forme de gouvernance du système de santé ne doit restreindre la mobilité des patients entre les fournisseurs ou les régions, la mobilité des médecins entre les régions et à l'intérieur de celles ci, ou le choix d'un milieu de pratique pour les médecins en limitant l'emploi aux centres de santé communautaires ou à d'autres modes de pratique de groupe. Démocratie de participation : Les patients, le public et les fournisseurs doivent participer à la détermination des modèles de gouvernance, ainsi qu'à la gouvernance continue des systèmes de santé. Si l'on veut encourager les fournisseurs de soins à intervenir, ils et elles doivent avoir facilement accès aux compétences nécessaires en planification et en administration pour participer efficacement au processus et apporter une contribution valable à la direction et au leadership. Les fournisseurs doivent s'initier à trois domaines clés et y participer : gouvernance et reconnaissance des titres, évaluation des besoins en soins de santé et économique de la santé. Autonomie clinique : Les médecins ont la responsabilité d'intervenir pour le compte de leurs patients afin d'assurer que les soins nécessaires sont disponibles. Il ne faudrait pas inhiber cette responsabilité en imposant aux médecins un mode de pratique, un mode de rémunération ou un organisme payeur. Évaluation : Il faut intégrer dès le départ des protocoles d'évaluation aux modèles de gouvernance du système de santé et utiliser les résultats d'évaluation pour perfectionner et améliorer les stratégies. Ces protocoles devraient porter sur la rentabilité, l'état de santé de la population, l'accès par les patients aux services de santé et les intérêts du gouvernement, de la profession et de la population. Normes d'accès raisonnable : Certaines régions et certains groupes culturels n'ont pas le même accès aux services de santé que celui que prévoit la norme nationale. Tous les modèles de gouvernance du système de santé doivent devraient combler ces lacunes afin de veiller à ce que toute la population d'une région donnée ait un accès raisonnable aux soins primaires, secondaires et tertiaires. Équilibre entre l'accès et la capacité de payer : Il semble que les nouveaux modèles de gouvernance du système de santé aient notamment pour objectif implicite à la fois à contrôler les coûts des soins de santé et à réorienter les dépenses des services de santé vers les services communautaires et sociaux. Les autorités chargées de la gouvernance doivent veiller à maintenir l'équilibre entre l'accès aux services de santé et l'abordabilité, et prévoir tout un éventail de méthodes pour y parvenir (p. ex., marchés internes). Elles doivent aussi tenir une comptabilité détaillée du coût de mise en œuvre de tout nouveau modèle. Équilibre entre les soins curatifs, la prévention et le maintien : Tous les modèles de gouvernance des systèmes de santé doivent appuyer la capacité du système de fournir non seulement des soins curatifs, mais aussi des services de prévention et des soins de maintien efficaces. Les modèles de gouvernance doivent veiller à ce qu'il soit possible d'affecter des fonds à une stratégie intégrée de soins et permettre les modèles de soins qui appuient les trois fonctions. Appui à l'endroit de l'éducation et de la recherche médicales : Les modèles de gouvernance du système de santé et les politiques qui les régissent doivent reconnaître et appuyer le rôle de l'éducation et de la recherche médicales dans le système de santé. Ce sont les centres universitaires de sciences de la santé qui devraient régir l'enseignement et la recherche médicales. Ces centres devraient avoir des ressources financières et humaines suffisantes, accès à des populations de patients transrégionales et à des lieux d'enseignement communautaire afin de bénéficier de possibilités adéquates de recherche et d'acquisition du savoir. Recommandations En ce qui a trait à l'établissement, à la mise en œuvre et à l'évaluation de modèles de gouvernance du système de santé, l'AMC recommande : * que l’on poursuive les activités de représentation en faveur des patients et des médecins sans tenir compte des frontières administratives régionales; * que les gouvernements veillent à ce que la mise en place de nouveaux modèles de gouvernance du système de santé ne nuise pas à l'autonomie clinique ni à la liberté professionnelle dans le contexte de la relation patient-médecin; * que les gouvernements, les régies de santé et les établissements veillent à ce que les médecins participent, par l'entremise de leurs associations professionnelles, à l'élaboration et à la révision des règlements administratifs et des politiques sur la nomination des praticiens et des membres du personnel médical; * qu'à cause de leur éducation, de leur formation et de leurs compétences, les médecins de famille soient confirmés comme point d'accès privilégié au système de santé du Canada; * que les gouvernements veillent à ce que les bassins de population qui doivent relever d'une autorité de gouvernance soient établis en tenant compte de la conjoncture politique, culturelle et géographique de la population et à reconnaître les tendances établies de la demande et de la prestation des soins de santé; * que les gouvernements veillent à ce que les nouveaux modèles de gouvernance ne nuisent pas à l'accès raisonnable de la population aux services médicaux primaires, secondaires et tertiaires; * que l'on assure le leadership nécessaire pour veiller à ce que les modèles de gouvernance du système de santé soient fondés sur des objectifs mesurables clairs; * que les gouvernements établissent et maintiennent des normes nationales sur l'accès à des soins de santé de qualité, à l'éducation en médecine et à la recherche, sans tenir compte des frontières régionales; * que les gouvernements veillent à ce que les programmes et les politiques implantés dans tout système de gouvernance du système de santé soient conçus et mis en œuvre de façon à appuyer les enjeux clés de l'éducation en médecine et de la recherche, y compris : - la gouvernance et les ressources nécessaires à l'enseignement de la médecine, à la fois dans les centres universitaires des sciences de la santé et dans les contextes communautaires appropriés dans l'ensemble de la province ou du territoire, - les responsabilités des centres universitaires des sciences de la santé dans la prestation de soins secondaires et tertiaires aux bassins démographiques qui chevauchent les frontières régionales; - le besoin de plans de gestion des effectifs médicaux universitaires afin d'assurer l'existence d'une masse critique pour l'enseignement et la recherche; * que, lorsqu'ils élaborent et mettent en œuvre des programmes dans le cadre de tout nouveau modèle de gouvernance du système de santé, les gouvernements accordent la priorité à des mécanismes qui protègent la mobilité des patients et des médecins; * que la profession médicale collabore avec les gouvernements pour établir : - des énoncés clairs sur le rôle, les responsabilités et l'obligation d'imputabilité des gouvernements, des conseils de gouvernance du système de santé, des fournisseurs et des consommateurs des soins de santé, - des mécanismes afin d'assurer que les conseils de gouvernance sont dotés d'une représentation générale et bénéficient de la contribution réelle de la communauté, y compris les médecins, et que le recrutement aux conseils régionaux se fasse par un processus de nomination ou d'élection clairement défini, - des lignes directrices que les communautés pourront utiliser pour évaluer leurs besoins en services de santé et appuyer au besoin l'exécution de telles évaluations, - des protocoles et des procédures d'évaluation des initiatives de gouvernance du système de santé; - des mécanismes afin d'assurer que les médecins pourront apporter une contribution suffisante et appropriée à la planification et à la coordination régionales des services de santé au niveau opérationnel; - que dans tout modèle de gouvernance du système de santé, des mécanismes soient en place pour assurer le maintien d'occasions suffisantes de recherche, d'éducation (y compris l'éducation médicale continue) et de formation des médecins conformément aux normes nationales.
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Principes opérationnels de mesure et de gestion des listes d'attente (mise à jour 2011)

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10322
Dernière révision
2019-03-03
Date
2011-10-23
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2019-03-03
Date
2011-10-23
Remplace
Principes opérationnels de mesure et de gestion des listes d'attente
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Text
Cet énoncé de politique présente des Principes opérationnels de mesure et de gestion des listes qui appuient l'accès en temps opportun aux soins dont les patients ont besoin. Cet énoncé repose sur le principe selon lequel si l'on veut que les systèmes de listes d'attente réussissent à améliorer véritablement l'accès en temps opportun pour les patients aux soins médicalement nécessaires, les médecins et les autres professionnels de la santé doivent participer au niveau central et bénéficier d'un appui approprié qui les aidera à créer, mesurer et gérer les listes d'attente. Depuis la fin des années 1990, l'allongement des temps d'attente pour avoir accès à des soins médicalement nécessaires préoccupe de plus en plus les Canadiens. C'est pourquoi un des grands thèmes de l'Accord de 2004 sur les soins de santé (Accord décennal pour consolider les soins de santé) consistait à améliorer l'accès en temps opportun aux soins médicaux nécessaires. Depuis, les provinces et les territoires ont agi afin de mesurer, contrôler et gérer les temps d'attente pour les patients. La plupart des efforts déployés jusqu'à maintenant pour améliorer les temps d'attente ont toutefois porté sur la période d'attente entre la consultation du spécialiste et la date prévue du traitement. Or, les patients peuvent aussi devoir attendre pour consulter un médecin famille (que beaucoup de Canadiens n'ont pas) et pour consulter un spécialiste après avoir été référés par un médecin de famille. Les Canadiens méritent d'avoir accès en temps opportun aux soins médicalement nécessaires. Les gouvernements doivent veiller à ce que les patients reçoivent leur traitement à l'intérieur des délais d'attente établis pour tous les principaux services diagnostiques, thérapeutiques et chirurgicaux. Les médecins reconnaissent qu'il est souhaitable de réduire au minimum les temps d'attente, d'établir des priorités parmi les patients en attente de soins, et de gérer les périodes d'attente en saisissant avec précision des données sur l'attente et en utilisant ces données. De sérieuses préoccupations persistent toutefois au sujet de la qualité des données sur les temps d'attente et de l'entité à qui incombe la responsabilité première de la saisie des données. On demande de plus en plus aux médecins et à d'autres professionnels de la santé d'entrer des données sur les temps d'attente (p. ex., durée de l'attente pour une consultation ou avant le début du traitement). Or, dans beaucoup de cas, on s'attend à ce qu'ils le fassent sans les ressources et les appuis nécessaires. Les Principes opérationnels de mesure et de gestion des listes d'attente établis à l'origine dans le contexte du projet de l'AMC sur l'accès à des soins de santé de qualité(1) et qui reposent sur des sondages ainsi que sur les commentaires de groupes d'interlocuteurs, y compris les comités principaux de l'AMC, les associations médicales provinciales et territoriales et les sociétés affiliées de l'AMC, sont énoncés ci-dessous. Buts 1) Préserver ou améliorer la qualité de vie et l'état de santé des patients par l'élaboration, la mesure et la gestion efficaces de listes d'attente. 2) Veiller à ce que l'élaboration, la mesure et la gestion des listes d'attente reposent sur les meilleures données probantes disponibles au sujet de la pertinence clinique, ainsi que sur l'efficacité clinique, l'utilisation rationnelle des ressources, le besoin clinique et la qualité de vie des patients. Principes A. Participation des intervenants 1) Les médecins en pratique clinique doivent jouer un rôle de leadership, c'est à dire : - établir par consensus les éléments de données pertinents au niveau clinique; - élaborer des définitions et des mesures types pour établir les priorités dans les listes d'attente; - fixer des points de repère pour les périodes d'attente. 2) Les fournisseurs de soins de santé et autres intervenants devraient participer à l'élaboration, à la mesure, à la mise à jour, à la surveillance, à la gestion et à l'évaluation de systèmes de listes d'attente, et devaient être rémunérés adéquatement pour leur temps et leurs efforts. B. Systèmes d'élaboration et de gestion de bases de données 1) Les systèmes d'élaboration et de gestion des listes d'attente doivent recevoir des données et des renseignements fiables, courants, utiles et valides et être en mesure de fournir ces mêmes données. 2) L'élaboration des bases de données et la gestion des listes d'attente doivent faire appel à des groupes pluridisciplinaires. 3) Les systèmes de gestion des listes d'attente devraient : - fournir de façon rentable et en temps réel des données précises, fiables, opportunes et accessibles au public; - les délais fixés pour la saisie des données devraient être raisonnables et appliqués sans qu'il soit nécessaire de recourir à des menaces ou à des pénalités; - réunir et évaluer des données sur le besoin, la qualité de vie et les résultats pour la santé; - être souples et dynamiques afin de pouvoir s'adapter aux nouvelles technologies et méthodes de traitement; - être encadrés par des politiques et des procédures destinées à protéger les renseignements et la vie privée des patients et des fournisseurs. C. Investissement 1) Les systèmes de gestion des listes d'attente nécessitent un investissement initial et soutenu dans des ressources humaines spécialisées, des systèmes d'information perfectionnés et une infrastructure informatique, à tous les niveaux (p. ex., cabinets des médecins, hôpitaux, régions de santé). D. Imputabilité 1) Les parties s'occupant de la gestion des listes d'attente doivent accepter leurs responsabilités et obligations les uns envers les autres et envers le public. 2) Il importe de respecter la vie privée et de protéger les renseignements des patients et des fournisseurs. 3) Il faudrait largement faire connaître les systèmes, les procédés et les résultats nécessaires à la gestion des listes d'attente afin d'obtenir la participation et l'appui des intervenants. E. Évaluation 1) Les systèmes de gestion des listes d'attente doivent : - faire l'objet d'une surveillance et d'une évaluation constantes afin de déterminer les possibilités d'amélioration; - faire l'objet d'évaluations et de vérifications indépendantes et régulières du processus et des résultats. F. Gouvernance 1) Une organisation non gouvernementale indépendante composée d'intervenants et dotée d'un comité consultatif devrait être chargée de superviser et d'administrer les systèmes de gestion des listes d'attente. (1) Association médicale canadienne, Projet sur l'accès à des soins de santé de qualité, janvier 1998. Ottawa.
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L’analyse de routine des antibiotiques

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10157
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-69
L’Association médicale canadienne appuie l’analyse de routine des antibiotiques fabriqués ou importés au Canada afin d’assurer la conformité de tous les antibiotiques à l’étiquette apposée sur leur contenant.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-69
L’Association médicale canadienne appuie l’analyse de routine des antibiotiques fabriqués ou importés au Canada afin d’assurer la conformité de tous les antibiotiques à l’étiquette apposée sur leur contenant.
Text
L’Association médicale canadienne appuie l’analyse de routine des antibiotiques fabriqués ou importés au Canada afin d’assurer la conformité de tous les antibiotiques à l’étiquette apposée sur leur contenant.
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Le mentorat de médecins en début de carrière

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10161
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-22
L’Association médicale canadienne appuie l’élaboration de programmes visant à faciliter le mentorat, par des médecins chevronnés, de médecins en début de carrière lors de leur passage à la pratique clinique.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-22
L’Association médicale canadienne appuie l’élaboration de programmes visant à faciliter le mentorat, par des médecins chevronnés, de médecins en début de carrière lors de leur passage à la pratique clinique.
Text
L’Association médicale canadienne appuie l’élaboration de programmes visant à faciliter le mentorat, par des médecins chevronnés, de médecins en début de carrière lors de leur passage à la pratique clinique.
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Champs d'exercice

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10162
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-23
L’Association médicale canadienne appuie les médecins pleinement engagés dans l'ensemble des activités propres à leur pratique.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-23
L’Association médicale canadienne appuie les médecins pleinement engagés dans l'ensemble des activités propres à leur pratique.
Text
L’Association médicale canadienne appuie les médecins pleinement engagés dans l'ensemble des activités propres à leur pratique.
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Programmes de recrutement et de rétention des médecins

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10163
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC11-24
L’Association médicale canadienne demande que des ressources suffisantes soient consacrées à l’élaboration, à la mise en oeuvre et à l’évaluation continue des programmes de recrutement et de rétention des médecins, et que ces programmes soient adéquatement coordonnés.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC11-24
L’Association médicale canadienne demande que des ressources suffisantes soient consacrées à l’élaboration, à la mise en oeuvre et à l’évaluation continue des programmes de recrutement et de rétention des médecins, et que ces programmes soient adéquatement coordonnés.
Text
L’Association médicale canadienne demande que des ressources suffisantes soient consacrées à l’élaboration, à la mise en oeuvre et à l’évaluation continue des programmes de recrutement et de rétention des médecins, et que ces programmes soient adéquatement coordonnés.
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Cours portant sur le fonctionnement et le financement du système de santé

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10164
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-26
L’Association médicale canadienne demande l'inclusion, dans le cursus des facultés de médecine, de cours portant sur le fonctionnement et le financement du système de santé.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-26
L’Association médicale canadienne demande l'inclusion, dans le cursus des facultés de médecine, de cours portant sur le fonctionnement et le financement du système de santé.
Text
L’Association médicale canadienne demande l'inclusion, dans le cursus des facultés de médecine, de cours portant sur le fonctionnement et le financement du système de santé.
Moins de détails

Planification de carrière

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10165
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-28
L’Association médicale canadienne aidera les médecins tout au long de leur carrière, en particulier les étudiants et les résidents, à faire des choix de carrière éclairés en leur fournissant des données sur les tendances du marché du travail et d’autres moyens de planification de carrière..
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-28
L’Association médicale canadienne aidera les médecins tout au long de leur carrière, en particulier les étudiants et les résidents, à faire des choix de carrière éclairés en leur fournissant des données sur les tendances du marché du travail et d’autres moyens de planification de carrière..
Text
L’Association médicale canadienne aidera les médecins tout au long de leur carrière, en particulier les étudiants et les résidents, à faire des choix de carrière éclairés en leur fournissant des données sur les tendances du marché du travail et d’autres moyens de planification de carrière..
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Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation d’enfants aux conflits armés

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10173
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Éthique et professionnalisme médical
Résolution
GC11-64
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral d'adhérer au Protocole facultatif se rapportant à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation d’enfants aux conflits armés, et exhorte le gouvernement canadien à adhérer à la Convention et au Protocole facultatif.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Éthique et professionnalisme médical
Résolution
GC11-64
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral d'adhérer au Protocole facultatif se rapportant à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation d’enfants aux conflits armés, et exhorte le gouvernement canadien à adhérer à la Convention et au Protocole facultatif.
Text
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral d'adhérer au Protocole facultatif se rapportant à la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, concernant la participation d’enfants aux conflits armés, et exhorte le gouvernement canadien à adhérer à la Convention et au Protocole facultatif.
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Le port obligatoire du casque

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10175
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-66
L’Association médicale canadienne appuie le port obligatoire du casque par les personnes de tous âges qui prennent place sur un véhicule tout-terrain ou une motoneige.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-66
L’Association médicale canadienne appuie le port obligatoire du casque par les personnes de tous âges qui prennent place sur un véhicule tout-terrain ou une motoneige.
Text
L’Association médicale canadienne appuie le port obligatoire du casque par les personnes de tous âges qui prennent place sur un véhicule tout-terrain ou une motoneige.
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Vente de places de formation prédoctorale

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10181
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Éthique et professionnalisme médical
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-85
L’Association médicale canadienne s’oppose à la vente de places de formation prédoctorale aux étudiants étrangers si cette pratique réduit les possibilités de formation pour les candidats canadiens ou si elle a un effet négatif sur leur éducation.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Éthique et professionnalisme médical
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC11-85
L’Association médicale canadienne s’oppose à la vente de places de formation prédoctorale aux étudiants étrangers si cette pratique réduit les possibilités de formation pour les candidats canadiens ou si elle a un effet négatif sur leur éducation.
Text
L’Association médicale canadienne s’oppose à la vente de places de formation prédoctorale aux étudiants étrangers si cette pratique réduit les possibilités de formation pour les candidats canadiens ou si elle a un effet négatif sur leur éducation.
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Techniques de représentation et leadership

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10182
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-86
L’Association médicale canadienne encourage activement une formation accrue et formalisée aux techniques de représentation et leadership efficaces et en facilitera l’intégration dans les programmes de formation médicale prédoctorale et postdoctorale.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-86
L’Association médicale canadienne encourage activement une formation accrue et formalisée aux techniques de représentation et leadership efficaces et en facilitera l’intégration dans les programmes de formation médicale prédoctorale et postdoctorale.
Text
L’Association médicale canadienne encourage activement une formation accrue et formalisée aux techniques de représentation et leadership efficaces et en facilitera l’intégration dans les programmes de formation médicale prédoctorale et postdoctorale.
Moins de détails

Émissions de mercure

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10184
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC11-87
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC11-87
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
Text
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
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Normes d’efficience et d'indicateurs de qualité pour les activités périopératoires

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10186
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-50
L’Association médicale canadienne appuie l'élaboration et l'adoption de normes d’efficience et d'indicateurs de qualité pour les activités périopératoires, afin : - d’établir des objectifs de rendement, - de suivre les progrès, - de soutenir une amélioration continue en regard de ces objectifs.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-50
L’Association médicale canadienne appuie l'élaboration et l'adoption de normes d’efficience et d'indicateurs de qualité pour les activités périopératoires, afin : - d’établir des objectifs de rendement, - de suivre les progrès, - de soutenir une amélioration continue en regard de ces objectifs.
Text
L’Association médicale canadienne appuie l'élaboration et l'adoption de normes d’efficience et d'indicateurs de qualité pour les activités périopératoires, afin : - d’établir des objectifs de rendement, - de suivre les progrès, - de soutenir une amélioration continue en regard de ces objectifs.
Moins de détails

Normes d’efficience et d'indicateurs de qualité pour les activités périopératoires

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10187
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC11-51
L’Association médicale canadienne appuie la production obligatoire de rapports normalisés sur l'efficience et les indicateurs de qualité pour les activités périopératoires.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC11-51
L’Association médicale canadienne appuie la production obligatoire de rapports normalisés sur l'efficience et les indicateurs de qualité pour les activités périopératoires.
Text
L’Association médicale canadienne appuie la production obligatoire de rapports normalisés sur l'efficience et les indicateurs de qualité pour les activités périopératoires.
Moins de détails

Postes de formation postdoctorale

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10188
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-27
L’Association médicale canadienne appuie la création d’un forum national pour favoriser l’harmonisation des postes de formation postdoctorale avec les besoins actuels et futurs de la société, l’évolution des modèles de prestation des soins et les ressources du système de santé.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Résolution
GC11-27
L’Association médicale canadienne appuie la création d’un forum national pour favoriser l’harmonisation des postes de formation postdoctorale avec les besoins actuels et futurs de la société, l’évolution des modèles de prestation des soins et les ressources du système de santé.
Text
L’Association médicale canadienne appuie la création d’un forum national pour favoriser l’harmonisation des postes de formation postdoctorale avec les besoins actuels et futurs de la société, l’évolution des modèles de prestation des soins et les ressources du système de santé.
Moins de détails

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