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Banque des politiques de l'AMC

Des politiques au service de la profession médicale et de la population canadienne


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Le rôle des professionnels de la santé dans l'abandon du tabac - Énoncé de position commun

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2019-03-03
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
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Le tabac : le rôle des professionnels de la santé dans l'abandon du tabac : déclaration conjointe (2001)
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
LE RÔLE DES PROFESSIONNELS DE LA SANTÉ DANS L'ABANDON DU TABAC - ÉNONCÉ DE POSITION COMMUN Cet énoncé de position commun a été rédigé en collaboration par l’Association canadienne des ergothérapeutes, l’Association canadienne de counseling et de psychothérapie, l’Association canadienne des hygiénistes dentaires, l’Association médicale canadienne, l’Association des infirmières et infirmiers du Canada et l’Association canadienne de physiothérapie. Chaque professionnel de la santé du Canada a un rôle à jouer dans l'abandon du tabac1. Le tabagisme2 inflige un lourd fardeau à la santé de la population canadienne et au système de santé du Canada, et les professionnels de la santé peuvent intervenir efficacement en faveur de l'abandon du tabac au niveau clinique et au niveau de la santé publique. Comme fournisseurs de services axés sur les clients et les patients, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * évaluant et documentant toutes les formes de tabagisme, la volonté de cesser de fumer et le risque d'exposition à la fumée secondaire; * discutant avec des clients et des patients des effets négatifs sur la santé du tabagisme et de l'exposition à la fumée secondaire, ainsi que des bienfaits pour la santé et autres avantages (p. ex., financiers) qu'offre l'affranchissement du tabac; * offrant d'aider les usagers de produits du tabac à y renoncer; * offrant tout un éventail de stratégies d'abandon du tabac (p. ex., counselling, thérapie comportementale, documentation autodidactique, pharmacothérapie) appropriées à leurs connaissances générales et leurs compétences et à leurs ressources; * offrant aux non-fumeurs des stratégies à suivre pour les aider à réduire leur exposition à la fumée secondaire; * connaissant les initiatives et les ressources communautaires et en offrant des références; * reconnaissant que la rechute est fréquente et procédant à des évaluations et des interventions de suivi; * personnalisant les interventions en fonction des besoins des divers groupes (p. ex., âge, sexe, origine ethnique, diagnostic, situation socioéconomique); * suivant une approche multidisciplinaire fondée sur la collaboration. Comme éducateurs et chercheurs, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * incluant de l'éducation sur des stratégies d'abandon du tabac et de résistance au tabagisme dans les programmes d'éducation de base destinés aux professionnels de la santé; * fournissant aux professionnels de la santé des programmes de perfectionnement professionnel pour les former aux interventions d'abandon du tabac; * effectuant des recherches pour encourager et améliorer la connaissance des professionnels de la santé et la prestation de services de renonciation au tabac; * diffusant des données de recherche sur des stratégies d'abandon du tabac. Comme administrateurs d'organisations de soins de santé, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * offrant de la formation sur l'abandon du tabac dans le contexte de l'orientation des employés; * donnant aux employés accès à de l'éducation professionnelle sur l'abandon du tabac; * interdisant dûment le tabac là où travaillent des professionnels de la santé (p. ex., établissements de soins de santé, foyers privés); * assurant que les programmes d'abandon du tabac et les lieux de travail sans tabac sont inclus dans les normes d'agrément. Comme promoteurs de la santé publique, les professionnels de la santé participent aux efforts d'abandon du tabac en : * sensibilisant davantage la population au fait que les professionnels de la santé peuvent aider les gens à éviter le tabagisme ou à y renoncer; * intervenant auprès des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour qu'ils investissent dans des programmes intégrés de lutte contre le tabagisme comportant des mesures législatives et des politiques visant à éviter l'asservissement au tabac et à réduire le tabagisme (p. ex., interdictions de la publicité sur le tabac). Les programmes doivent viser la promotion de la santé et inclure des activités communautaires. Contexte Le tabac est un produit toxicomanogène et nocif et son utilisation constitue la principale cause de décès évitables au Canada3. Chaque année au Canada, plus de 37 000 personnes meurent prématurément à cause du tabagisme4. Environ 17 % des 15 ans et plus (soit quelque 4,8 millions de Canadiens) fument5. De solides données ont révélé qu'il y a un lien entre le tabagisme et plus d'une vingtaine de maladies et de problèmes de santé6. Les coûts financiers du tabagisme sont estimés à 17 milliards de dollars par année (4,4 milliards en coûts directs pour les soins de santé et 12,5 milliards en coûts indirects comme la perte de productivité)7. La fumée secondaire est nuisible aussi. Plus de 1000 non-fumeurs meurent au Canada chaque année à cause de la fumée secondaire8. L'exposition à la fumée secondaire est la deuxième cause en importance de cancer du poumon (le tabagisme est la première)9. La fumée secondaire peut aussi aggraver des allergies, causer des crises d'asthme et accroître le risque de bronchite et de pneumonie10. Les recherches indiquent aussi qu'il peut y avoir un lien entre la fumée secondaire et le risque de cancer du sein11. Le tabagisme découle de l'interaction complexe entre des facteurs individuels et sociaux comme la situation socioéconomique, la présence de fumeurs parmi les membres de la famille et l'exposition aux tactiques de marketing de l'industrie du tabac. La réduction et l'élimination du tabagisme passent par des stratégies intégrées à volets multiples qui portent à la fois sur la dépendance physique et sur le contexte social. Ces stratégies comporteront des mesures : * de prévention - pour aider à empêcher les non-fumeurs de commencer à fumer; * d'abandon - pour aider les fumeurs à cesser de fumer et à éviter de recommencer; * de protection - pour protéger tous les Canadiens contre les effets nocifs du tabagisme et contre les influences du marketing de l'industrie du tabac. La prévention constitue la plus importante des trois stratégies. Il est vital d'éviter le tabagisme pour mener une vie active et en bonne santé. C'est pourquoi l'abandon constitue la mesure la plus efficace que les usagers actuels du tabac peuvent prendre pour améliorer la qualité de leur vie et la prolonger. La plupart des usagers de produits du tabac aimeraient améliorer leur état de santé et un sondage canadien a révélé que 30 % des fumeurs ont affirmé avoir l'intention de cesser de fumer à cette fin12. Au cours d'études réalisées au Canada, au Royaume-Uni et en Allemagne, les fumeurs ont affirmé que les préoccupations à l'égard de leur santé et des problèmes de santé constituaient leur principale raison de vouloir cesser de fumer13. Les fumeurs cessent aussi de fumer pour d'autres raisons comme le coût des cigarettes14 et la persistance des membres de leur famille15 et des professionnels de la santé16 qui leur demandent constamment de renoncer au tabagisme fumer. Le taux de rechute est toutefois très élevé parce que le tabac est toxicomanogène17. La plupart des fumeurs essaient à plusieurs reprises de cesser de fumer avant d'y parvenir finalement. Le counselling sur l'abandon du tabac est généralement reconnu comme une stratégie clinique efficace. Même une brève intervention d'un professionnel de la santé augmente considérablement le taux d'abandon18. De plus, les interventions des programmes de counselling qui comportent des appels de suivi aux fumeurs comme mesure " proactive " augmentent de 50 % les taux d'abandon du tabac19. La majorité des Canadiens consultent un professionnel de la santé au moins une fois par année20, ce qui crée plusieurs " occasions d'enseigner " où ils peuvent être plus motivés que d'habitude à cesser de pratiquer des comportements malsains21. La probabilité pour un fumeur de cesser de fumer augmente lorsqu'il entend le message de nombreux fournisseurs de soins de santé de diverses disciplines22. Les professionnels de la santé se butent toutefois à des obstacles qu'il faut éliminer, et notamment : * le besoin de mieux éduquer les professionnels de la santé (p. ex., comment repérer les fumeurs rapidement et facilement, quels sont les traitements les plus efficaces, comment administrer ces traitements); * la nécessité de prévoir suffisamment de temps pour donner des conseils; * la nécessité de concentrer l'attention sur la prévention en : * augmentant le financement consacré aux soins préventifs (p. ex., en rémunérant les interventions portant sur l'abandon du tabac et les mesures de suivi ou de soutien en la matière); * en encourageant les milieux de soins de santé à faciliter les soins préventifs (p. ex., accès à des guides ou à des outils faciles à consulter pour repérer les personnes qui présentent des facteurs de risque particuliers); * la nécessité de sensibiliser davantage la population aux services d'abandon du tabac qu'un professionnel de la santé peut offrir; * la nécessité de reconnaître la frustration associée aux taux élevés de rechutes. Comme l'asservissement au tabac est puissant, les fumeurs prennent souvent beaucoup de temps pour se préparer avant de réussir à cesser de fumer. Bibliographie Bao Y., Duan N., & Fox S. A. (2006). Is some provider advice on smoking cessation better than no advice? An instrument variable analysis of the 2001 National Health Interview Survey. Health Services Research, 41(6), 2114-2135. Breitling, L. P., Rothenbacher, D., Stegmaier, C., Raum, E., & Brenner, H. (2009). Older smokers' motivation and attempts to quit smoking. Deutsches Arzteblatt International, 106(27), 451-455. Canadian Action Network for the Advancement, Dissemination and Adoption of Practice-informed Tobacco Treatment. (2008). Dynamic guidelines for tobacco control in Canada Version 1.0 [guide de pratique sous forme de Wiki]. Toronto : auteur. Société canadienne du cancer. (2010). Second-hand smoke is dangerous. Toronto : auteur. Consulté le 19 mai 2010, ici : http://www.cancer.ca/canada-wide/prevention/quit%20smoking/second-hand%20smoke.aspx. Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, (2006). The costs of substance abuse in Canada in 2002. Ottawa : auteur. Association pulmonaire du Canada. (2006). Tabagisme - Fumée secondaire. Consulté le 14 juin 2010, ici : http://www.poumon.ca/protect-protegez/tobacco-tabagisme/second-secondaire/hurts-nuit_f.php. Association canadienne des hygiénistes dentaires. (2004). Tobacco use cessation services and the role of the dental hygienist - a CDHA position paper. Canadian Journal of Dental Hygiene, 38(6), 260-279. Association médicale canadienne. (2008). Lutte contre le tabac [politique]. Ottawa : auteur. Fiore, M. C., Jaen, C. R., Baker, T. B., Bailey, W. C., Benowitz, N. L., et Curry, S. J. (2008). Treating tobacco use and dependence : 2008 update [guide de pratique]. 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Post Graduate Medical Journal, 86(1011), 26-33. 1 Pour des recommandations détaillées et des lignes directrices sur le traitement du tabagisme à l'intention des professionnels de la santé, voir le Réseau d'action canadien pour la promotion, la diffusion et l'adoption du traitement du tabagisme éclairé par la pratique, 2008, l'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario (2007) et Association canadienne des hygiénistes dentaires (2004). 2 Aux fins de cette politique, le tabac s'entend des produits qui peuvent être inhalés, prisés, sucés ou chiqués (p. ex., cigarillos aromatisés, kreteks, tabac à chiquer, tabac à priser humide, bétel ou qat, houka ou shisha, bidis, cigares et pipes). 3 (Santé Canada, 2009). 4 (Santé Canada, 2007). 5 (Statistique Canada, 2009). 6 (Santé Canada, 2007). 7 (Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, 2006). 8 (Société canadienne du cancer, 2010). 9 (Association pulmonaire du Canada, 2006). 10 (Société canadienne du cancer, 2010). 11 (Société canadienne du cancer, 2010). 12 (Médecins pour un Canada sans fumée, 2005). 13 (Vangeli et West, 2008; Ontario Tobacco Research Unit - Tobacco Informatics Monitoring System (TIMS), 2008; Breitling, Rothenbacher, Stegmaier, Raum et Brenner, 2009). 14 (Ross, Blecher, Yan et Hyland, 2010). 15 (Young, Hopkins, Smith & Hogarth, 2010). 16 (Bao, Duan et Fox, 2006). 17 (Fiore et al., 2008; Shields, 2004). 18 (Fiore et al., 2008). 19 (Stead, Lancaster et Perera, 2006). 20 (Nabalamba et Millar, 2007). 21 (Association médicale canadienne, 2008). 22 (Fiore et al., 2008)
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Directives recommandées de consommation d'alcool à faible risque

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10143
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2019-03-03
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2011-03-05
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
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Approbations de politiques
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2019-03-03
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2011-03-05
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
À noter : Les directives ne cherchent pas à inciter les personnes abstinentes pour des raisons d’ordre culturel, spirituel ou autre à commencer à boire, ni à encourager les gens à boire pour en retirer des bienfaits. Les personnes de faible poids corporel ou celles non habituées à l’alcool devraient boire en deçà des limites présentées. Directive 1 Ne pas boire dans certaines situations Quand vous manœuvrez un véhicule, un outil ou une machine; quand vous prenez des médicaments ou d’autres substances qui réagissent avec l’alcool; quand vous faites du sport ou d’autres activités physiques potentiellement dangereuses; quand vous travaillez; quand vous prenez d’importantes décisions; si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir; avant d’allaiter; quand vous devez surveiller d’autres personnes ou en prendre soin; si vous souffrez d’une grave maladie physique ou mentale ou en cas de dépendance à l’alcool. Directive 2 Si vous buvez, restez dans ces limites moyennes pour diminuer les risques à long terme pour la santé Femmes Hommes 0 à 2 verres standard* par jour 0 à 3 verres standard* par jour Au plus 10 verres standard par semaine Au plus 15 verres standard par semaine Ne pas boire certains jours de la semaine pour minimiser le risque de tolérance et d’accoutumance. Éviter d’augmenter sa consommation jusqu’à la limite supérieure, car les bienfaits pour la santé sont optimaux jusqu’à un verre par jour. Ne pas dépasser les limites quotidiennes indiquées à la directive 3. Directive 3 Si vous buvez, faites-le dans un environnement sécuritaire et limitez votre consommation pour diminuer les risques à court terme Dans diverses situations, chaque verre supplémentaire accroît le risque de blessure. Pour des raisons de santé et de sécurité, il importe de ne pas boire plus de :
trois verres standard* par jour pour une femme
quatre verres standard* par jour pour un homme Boire à ces niveaux supérieurs ne devrait se produire qu’à l’occasion et conformément aux limites hebdomadaires mentionnées à la directive 2. À ces occasions, il est très important de boire en mangeant et non à jeun, de ne pas boire plus de deux verres standard par période de trois heures, de boire aussi des boissons non alcoolisées sans caféine et d’éviter les situations et activités à risque. On recommande aux personnes moins tolérantes, soit de par leur faible poids corporel ou leur âge (moins de 25 ans ou plus de 65 ans), de ne pas dépasser les limites supérieures de la directive 2. Directive 4 Si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir L’option la plus sûre si vous êtes enceinte ou prévoyez le devenir est de ne pas boire du tout. L’alcool présent dans le sang maternel peut nuire au fœtus. Le risque découlant d’une faible consommation pendant la grossesse semble très faible, mais aucune limite n’a donné la preuve définitive de son innocuité. Directive 5 L’alcool et les jeunes L’alcool peut nuire au bon développement physique et mental des enfants et des adolescents. La consommation d’alcool devrait être reportée au moins jusqu’à la fin de l’adolescence et respecter les lois locales sur l’âge minimum pour boire. Quand un jeune a décidé de boire, il devrait le faire dans un cadre sécuritaire, sous la supervision de ses parents et à de faibles niveaux (c.-à-d. un ou deux verres standard* une ou deux fois par semaine). De l’âge légal jusqu’à 24 ans, on recommande que les femmes ne prennent jamais plus de deux verres par jour et les hommes, trois verres par jour. Approuvé par le Conseil d’administration de l’AMC en mars 2011. Révisée et approuvée la dernière fois par le Conseil d’administration de l’AMC en mars 2019. Le texte qui précède est extrait du rapport intitulé L’alcool et la santé au Canada : résumé des données probantes et directives de consommation à faible risque. Disponible à : https://www.ccsa.ca/sites/default/files/2019-04/2011-Summary-of-Evidence-and-Guidelines-for-Low-Risk%20Drinking-fr.pdf (consulté le 1er mars 2019).
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Détermination de l'impact de la contamination chimique sur la santé humaine

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10149
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2019-03-03
Date
2011-05-28
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
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2019-03-03
Date
2011-05-28
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Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
On ne peut nier les énormes avantages que l'industrialisation et l'industrie manufacturière ont apportés à l'humanité, mais on connaît mal les effets des sous-produits dangereux (contamination chimique) de ces activités pour la santé humaine et l'environnement. Un accident majeur comme celui de Bhopal, en Inde, est un exemple sans équivoque d'un empoisonnement chimique catastrophique causé par l'industrialisation. Cependant, une exposition de faible niveau aux produits chimiques et aux sous-produits industriels issus de l'agriculture, des produits de consommation, de la fabrication, voire même de sources médicales peut avoir des effets plus subtils sur la santé humaine. On a détecté la présence de produits chimiques venant de sources industrielles dans le sol, l'eau, l'air, la nourriture et les tissus humains. Grâce à des technologies avancées, on peut désormais détecter des quantités même infimes de substances potentiellement nocives. Dans certains cas, l'exposition à des produits chimiques justifie la prise de mesures correctives, mais dans d'autres cas, les effets sur la santé de ces produits peuvent être négligeables : il faut prendre en compte la toxine, la dose, ainsi que la voie et la durée de l'exposition. Bien sûr, certaines substances potentiellement toxiques se sont révélées peu ou nullement nocives pour la santé humaine, mais les effets sur la santé demeurent inconnus pour beaucoup d'autres. Nous manquons d'information, car les effets de nombreux agents chimiques n'ont pas fait l'objet d'études approfondies. En conséquence, il est nécessaire d'exercer une surveillance rigoureuse des agents chimiques et d'évaluer leurs effets pour réduire ou éviter leurs effets potentiellement dangereux sur la santé. Des produits chimiques comme le dichlorodiphényltrichloroéthane (DDT) peuvent persister dans l'environnement ou dans les êtres vivants longtemps après le retrait du marché du produit en cause. C'est pourquoi il est essentiel de soumettre les nouveaux produits chimiques et les produits existants à des tests complets et rigoureux. Enfin, il faut faire des recherches pour déterminer si certains enjeux émergents, comme la présence de produits pharmaceutiques dans l'eau potable, constituent une véritable menace pour la santé humaine. S'ils sont bien gérés, les produits chimiques peuvent procurer d'énormes avantages à la société, mais il faut faire preuve de prudence en raison de leurs effets potentiellement néfastes sur la santé. Le bref exposé qui suit aborde certaines classes de produits chimiques qui doivent être réglementés, surveillés et bien étudiés. Agriculture L'agriculture représente la plus grande composante de l'économie mondiale. Des pressions accrues pour répondre aux besoins d'une population mondiale croissante ont donné lieu à la mécanisation de l'agriculture et à l'utilisation généralisée d'engrais et de pesticides1. On a détecté l'infiltration d'engrais et de pesticides dans le sol et l'eau et dans la chaîne alimentaire humaine2. Environ 40 substances chimiques, classées par le Centre international de recherche sur le Cancer (CIRC) comme des agents carcinogènes connus, probables ou possibles, sont des pesticides enregistrés par l'Environment Protection Agency (EPA) vendus sur le marché libre3. Une exposition à long terme à des pesticides à faibles doses a été associée à divers cancers, à l'immunosuppression, à des perturbations hormonales, à des anomalies de la reproduction, à des malformations congénitales, ainsi qu'à des problèmes de développement et de comportement4. Par ailleurs, certains pesticides sont également connus pour être bioaccumulables dans le corps humain5. Bien que l'on puisse utiliser sans danger de nombreux pesticides séparément, les recherches sont insuffisantes pour déterminer l'effet que pourraient avoir des combinaisons de certains pesticides. Produits de consommation Les technologies modernes ont donné lieu à des avancées qui ont permis d'améliorer la qualité de nos vies. Or, même si les plus récents produits de consommation ont des avantages par rapport aux matériaux de jadis, leur utilisation n'est pas sans effets secondaires. Tant les composés chimiques utilisés dans le processus de fabrication de ces produits que les principaux ingrédients chimiques qui composent ces produits eux-mêmes peuvent être nocifs. Par exemple, le bisphénol A (BPA) est un produit chimique industriel que l'on ajoute depuis les années 1960 dans la composition de nombreuses bouteilles en plastique dur, de boîtes de conserve métalliques destinées à contenir des aliments et des cannettes de boissons6. En août 2010, Statistique Canada rapportait que des niveaux mesurables de BPA ont été retrouvés dans l'urine de 91 % des Canadiens âgés de 6 à 79 ans7. Les effets de l'exposition à ce produit chimique sur le cerveau, le comportement et la prostate, en particulier des fœtus, des nourrissons et des enfants, ont suscité des préoccupations8. En 2008, le Canada a interdit le BPA dans les biberons pour bébés9. En octobre 2010, il est allé plus loin en devenant le premier pays à déclarer le BPA substance toxique10. Industrie manufacturière La demande croissante de produits de consommation a entraîné une croissance parallèle de l'industrie manufacturière, qui est l'une des principales sources de pollution atmosphérique et contribue à la pollution des sols et de l'eau11. En 2004, le secteur manufacturier des États-Unis a émis 1,8 milliard de livres de produits chimiques potentiellement toxiques. L'exposition à certains de ces produits a été associée à des effets graves sur la santé, y compris au cancer12. La dioxine, l'une des substances chimiques libérées, peut être nocive, même à des niveaux très faibles. Les dioxines s'accumulent dans les tissus adipeux et se décomposent lentement, menant à la contamination de l'approvisionnement alimentaire et à l'exposition chez l'humain par la consommation de viandes, de produits laitiers, de poissons et de crustacés13. Même dans le Grand Nord, on a détecté des dioxines chez les animaux14. L'EPA estime que le risque de cancer associé aux dioxines déjà présentes dans la population est de 1 par 100015. Dans la plupart des cas, les émissions ne posent qu'un risque minime pour la santé humaine. Toutefois, les effets des produits chimiques utilisés seuls ou en combinaison qui n'ont pas encore fait l'objet d'études devraient être adéquatement évalués16. Pratiques médicales Les progrès de la science médicale et l'utilisation de produits pharmaceutiques, d'équipement de diagnostic et d'autres traitements médicaux ont prolongé l'espérance de vie. Toutefois, ces avancées contribuent aussi à la contamination de l'environnement. En 2008, l'Associated Press a rapporté la présence de produits pharmaceutiques dans l'eau de 24 grandes régions métropolitaines des États-Unis, desservant 41 millions d'habitants17. On craint que ces produits pharmaceutiques nuisent à la fertilité masculine, entraînent des malformations congénitales, causent le cancer du sein et des testicules et mènent à la résistance aux antibiotiques18. Pour de nombreux produits pharmaceutiques que l'on retrouve dans l'approvisionnement en eau potable, aucune enquête concertée au sujet de leur impact sur l'environnement n'a été réalisée19. Le mercure est utilisé dans les thermomètres médicaux, les tensiomètres, les tubes gastro-intestinaux et les dilatateurs œsophagiens20. Les rapports révèlent que les incinérateurs de déchets médicaux sont parmi les plus grandes sources d'émissions anthropiques de mercure aux États-Unis et au Canada21. Bien qu'ils ne soient pas la principale source d'intoxication au mercure, les déchets médicaux contribuent à la concentration de mercure présente dans l'environnement. Chez les fœtus, les nourrissons et les enfants, l'exposition à faibles doses au mercure peut provoquer de graves troubles comportementaux et cognitifs, qui deviennent souvent chroniques22. À des degrés d'exposition plus élevés, le mercure peut affecter les reins, les systèmes immunitaire, neurologique, respiratoire, cardiovasculaire, gastro-intestinal et hématologique des adultes23. Il a également été lié au cancer24. Ces exemples mettent en lumière les principales sources d'exposition des humains aux produits chimiques. Comme l'analyse le suggère, certains de ces produits chimiques ont été liés à des effets néfastes sur la santé humaine. Il est toutefois important de garder à l'esprit que les dommages sur la santé sont fonction du niveau et de la durée de l'exposition. Pour la plupart des gens, l'exposition à ces produits chimiques est si minime qu'elle est inoffensive. Par contre, pour certains produits comme le BPA, on en est venu à la conclusion que les dommages potentiels ne valaient pas le risque : c'est pourquoi le gouvernement du Canada a décidé de déclarer le BPA toxique et de le réglementer en conséquence. Dans d'autres cas, comme les produits pharmaceutiques, les données probantes justifient tout simplement la tenue d'études plus approfondies et une plus grande surveillance. Compte tenu des risques potentiels pour la santé humaine, la surveillance et la recherche sont d'une importance vitale pour toutes les sources d'exposition à des produits chimiques. Plus les décideurs et les professionnels de la santé auront d'information à leur disposition, meilleures seront les chances de limiter les dommages pour la santé humaine. Qu'a-t-on fait à cet égard à ce jour ? L'action internationale Les effets de la contamination chimique sur la santé humaine préoccupent la communauté internationale, qui a donc mené de nombreuses activités. En voici des exemples : le Programme international sur la sécurité chimique (1980), le Programme inter-organisations pour la gestion rationnelle des produits chimiques (1995), le Système général harmonisé (SGH) de classification et d'étiquetage des produits chimiques (2002) et l'Approche stratégique de la gestion internationale des produits chimiques, adoptée par les gouvernements et les parties prenantes lors de la première Conférence internationale sur la gestion des produits chimiques qui s'est tenue à Dubaï, en 200625. Diverses conventions ont également été adoptées, y compris la Convention de Stockholm (2004) sur les polluants organiques persistants tels que le DDT, et la Convention de Rotterdam (2004), qui s'applique aux pesticides et aux produits chimiques industriels26. Une certaine inquiétude règne quant à l'efficacité continue de la Convention de Rotterdam. En 2006, le gouvernement du Canada a joué un rôle dans la prévention de l'inclusion de l'amiante à la liste de produits chimiques toxiques. Compte tenu de la preuve convaincante des dommages causés par l'amiante, cette action mine le bien-fondé des conventions internationales à adhésion volontaire27. L'action du Canada En plus d'être signataire de tous les accords internationaux susmentionnés, le gouvernement du Canada a ses propres programmes de gestion des produits chimiques. Le principal outil de gestion est la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Administrée conjointement par Environnement Canada et Santé Canada, cette loi vise à prévenir la pollution et à légiférer sur les substances chimiques potentiellement dangereuses auxquelles les Canadiens sont exposés28. Le Plan demande une surveillance accrue de certains produits chimiques pour contrôler l'exposition et les effets sur la santé, et il mettra davantage l'accent sur la gestion des risques sanitaires et environnementaux des produits pharmaceutiques, des produits de soins personnels ainsi que de la contamination chimique des aliments29. En 1999, quelque 23 000 substances chimiques étaient répertoriées sur la Liste intérieure des substances (LIS) du Canada. À ce jour, seulement environ 1000 de ces produits chimiques ont été pleinement évalués. Sur les 22 000 produits restants, 85 % ont été classés comme ne nécessitant pas d'action supplémentaire30. Le plus récent Plan de gestion des produits chimiques du Canada prévoit la tenue d'évaluations complètes de 550 substances chimiques potentiellement dangereuses. Même avec ces évaluations supplémentaires, il reste plus de 3000 produits chimiques qui n'auront pas été évalués. Association médicale canadienne En 2009, l'Association médicale canadienne et l'Association des infirmières et infirmiers du Canada ont publié un énoncé de position commun intitulé Vers le respect de l'environnement dans le secteur de la santé au Canada. Les recommandations portaient notamment sur la manipulation et l'élimination sécuritaires des produits chimiques toxiques et la réduction des produits utilisant ces substances. Une version adaptée de cet énoncé de position a ensuite été approuvée par une coalition de 12 organismes nationaux de santé et la Fondation David Suzuki. En octobre 2010, l'Association médicale mondiale, dont l'AMC est membre, a adopté une prise de position sur la dégradation de l'environnement et sur la bonne gestion des produits chimiques. La déclaration demande l'élimination du mercure dans les services de santé, le soutien des efforts internationaux visant à réduire la pollution chimique et à contrôler les produits chimiques dangereux pour l'homme et l'environnement, et l'atténuation de l'impact sanitaire d'une exposition à des produits toxiques. Que faut-il faire ? Recherche et surveillance Les recherches réalisées sur les substances chimiques produites par l'activité humaine demeurent insuffisantes. Bien que certains des produits chimiques plus toxiques aient fait l'objet d'études et soient désormais plus étroitement réglementés, des milliers d'autres produits n'ont fait l'objet d'aucune évaluation sanitaire ou environnementale. La LIS du Canada répertorie 3300 substances chimiques préoccupantes qui n'ont pas été évaluées. Peu de recherches ont été réalisées sur l'effet de ces produits chimiques utilisés en combinaison ou dans divers milieux. Enfin, il faut prendre des mesures pour exercer une surveillance environnementale et humaine des menaces potentielles que pose l'exposition aux produits chimiques. L'AMC : 1. prie instamment le gouvernement d'achever l'évaluation sanitaire et environnementale des produits chimiques figurant sur la Liste intérieure des substances. 2. encourage la recherche sur les effets sur la santé des substances chimiques, ainsi que de la combinaison de ces substances dans divers produits (p. ex., les pesticides) et dans divers milieux (p. ex., les produits pharmaceutiques dans l'eau potable). Elle recommande l'exécution de programmes de recherche à long terme afin de déterminer les risques pour la santé de l'exposition à long terme à faibles doses. 3. encourage la surveillance continue des produits chimiques dans l'environnement. 4. encourage la recherche continue sur l'incidence de la réglementation et de la surveillance des produits chimiques sur la santé humaine et l'environnement. Activités de représentation Des règlements ont été adoptés à l'échelle mondiale et au Canada pour assurer la gestion des produits chimiques. Toutefois, des lacunes demeurent, principalement en raison de l'adhésion volontaire à ces accords. Le Canada peut jouer un rôle de premier plan en respectant ses engagements, en continuant d'adhérer à ces accords et en faisant preuve de leadership par l'élaboration de lois et de programmes nationaux efficaces. L'AMC : 5. prie instamment le gouvernement de continuer à soutenir les efforts internationaux pour gérer la pollution chimique. En particulier, l'AMC exhorte le gouvernement à soutenir pleinement les principes de la Convention de Rotterdam et à appuyer l'inclusion de l'amiante comme produit chimique toxique dans l'annexe III de cette convention. 6. appuie la législation et la réglementation du gouvernement visant à réduire la pollution chimique dangereuse, à détecter et à surveiller les produits chimiques dangereux pour les humains et l'environnement, à atténuer les effets sanitaires des expositions aux produits toxiques, et à exiger la tenue d'une étude d'impact sur l'environnement et la santé préalable à l'introduction d'un nouveau produit chimique. Il faut privilégier les cadres réglementaires aux cadres à adhésion volontaire afin d'assurer des conditions égales pour tous les fabricants et d'assurer une protection rapide et équitable de la santé de tous les Canadiens. L'AMC encourage le gouvernement à militer en faveur d'une législation similaire au niveau international. Leadership Les médecins peuvent participer à la surveillance chez leurs patients d'éventuels effets sur la santé de l'exposition à des produits chimiques. En outre, ils peuvent promouvoir l'adoption de pratiques plus écologiques de soins de santé. Enfin, ils peuvent appuyer les organisations médicales nationales dans le développement d'outils cliniques visant à évaluer les risques d'exposition de leurs patients à des produits chimiques. L'AMC : 7. appuie l'élimination du mercure et autres produits chimiques persistants, bioaccumulables et toxiques dans les dispositifs et produits de soins de santé. 8. appuie le développement de systèmes efficaces et sûrs de collecter et d'élimination des produits pharmaceutiques qui ne sont pas consommés. 9. appuie le développement d'outils cliniques pour aider les médecins à évaluer les risques pour la santé de leurs patients de l'exposition à des produits chimiques. Formation et perfectionnement professionnel Les médecins ont un rôle à jouer pour sensibiliser leurs patients, le public et leurs collègues actuels et futurs aux conséquences possibles de la contamination chimique sur la santé humaine. L'éducation médicale et le perfectionnement professionnel continu dans ce domaine pourraient avoir un impact considérable sur la santé humaine. L'AMC : 10. doit contribuer à sensibiliser davantage les professionnels de la santé et le public à l'impact de l'environnement et des polluants chimiques sur la santé. 11. appuie le développement de programmes d'éducation médicale continue pertinents à l'échelle locale au sujet des signes cliniques, du diagnostic et du traitement des maladies émergentes dans les communautés en raison de la pollution chimique. 12. encourage les médecins à sensibiliser les patients à l'importance de l'élimination sécuritaire des produits pharmaceutiques non consommés. Conclusion Bien que des initiatives nationales et internationales aient considérablement réduit l'incidence de la contamination par produits chimiques nocifs, beaucoup de travail s'impose encore en ce sens. Pour certains produits chimiques, les preuves établissant un effet nocif (ou non) sur la santé abondent, mais pour d'autres, elles restent incomplètes. Vu les dangers que présentent des produits chimiques tels que les dioxines, qui peuvent causer des effets graves même à faibles doses, il s'impose d'entreprendre des recherches plus approfondies. Il est en outre essentiel d'améliorer la surveillance si l'on veut pouvoir déterminer et réduire les risques que posent ces substances pour la santé humaine. Il faut mettre en œuvre d'autres politiques et adopter d'autres règlements pour garantir que les produits chimiques utilisés sont aussi sûrs que possible. L'interdiction du BPA par le Canada illustre l'utilisation du principe de précaution en présence de preuves convaincantes quoiqu'incomplètes. Bien que les produits chimiques procurent nettement des avantages, il faut aussi veiller à ce que leurs effets néfastes potentiels soient pris en considération. Enfin, il faut remédier au manque flagrant d'informations à l'intention du public et des fournisseurs de soins de santé. Les médecins peuvent contribuer à corriger certaines de ces lacunes par leur leadership et par des interventions à l'appui des activités de recherche et de surveillance, de représentation, d'éducation et de perfectionnement professionnel. Références 1 Ongley, Edwin D. (1996) Control of water pollution from agriculture- FAO irrigation and drainage paper 55. Chapter 1: Introduction to agricultural water pollution. Food and Agriculture Organization of the United Nations. Disponible ici : http://www.fao.org/docrep/w2598e/w2598e00.HTM 2 Peters, Ruud J.B. (2006) Man-Made Chemicals in Food Products. TNO Built Environment and Geosciences. Disponible ici : http://assets.panda.org/downloads/tno_report.pdf 3 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk: What We Can Do Now: 2008-2009 Annual Report. President's Cancer Panel. Disponible ici : http://deainfo.nci.nih.gov/advisory/pcp/annualReports/pcp08-09rpt/PCP_Report_08-09_508.pdf 4 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk...; Shah, Binod P. et Bhupendra Devkota (2009) " Obsolete Pesticides: Their Environmental and Human Health Hazards ". The Journal of Agriculture and Environment. Vol. : 10 juin 2009. Disponible ici : http://www.nepjol.info/index.php/AEJ/article/view/2130/1961 ; Kjellstrom, Tord et.al. (2006) Chapter 43: Air and Water Pollution: Burden and Strategies for Control in Disease Control Priorities in Developing Countries. Disease Control Priorities Project. Disponible ici : http://files.dcp2.org/pdf/DCP/DCP43.pdf 5 California Environmental Protection Agency (2002) Environmental Protection Indicators for California: Chapter 3: Environmental Exposure Impacts Upon Human Health. Disponible ici : http://oehha.ca.gov/multimedia/epic/2002reptpdf/Chapter3-7of8-HumanHealth.pdf 6 United States Food and Drug Administration (2010) Update on Bisphenol A for Use in Food Contact Applications. Disponible ici : http://www.fda.gov/newsevents/publichealthfocus/ucm064437.htm 7 CBC News (13 octobre 2010) BPA declared toxic by Canada. Disponible ici : http://www.cbc.ca/health/story/2010/10/13/bpa-toxic.html 8 States Food and Drug Administration (2010) Update on Bisphenol A... 9 Santé Canada (2008) Government of Canada Protects Families with Bisphenol A Regulations. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/challenge-defi/batch-lot-2/bisphenol-a/index-fra.php 10 CBC News (le 13 octobre 2010) BPA declared toxic by Canada... 11 Kjellstrom, Tord et.al. (2006) Chapter 43: Air and Water Pollution... 12 Cassady, Alison et Alex Fidis (2007) Toxic Pollution and Health: An Analysis of Toxic Chemicals Released in Communities across the United States. U.S. PIRG Education Fund. Disponible ici : http://cdn.publicinterestnetwork.org/assets/KTfes5EXnCLOgG9eWTKU6g/ToxicPollutionandHealth2007.pdf 13 World Health Organization (2010) Les dioxines et leurs effets sur la santé. Disponible ici : http://www.who.int/mediacentre/factsheets/fs225/fr/index.html 14 Woolford, Julian & Noemi Cano Ed. (2006) Killing them softly... 15 Cassady, Alison & Alex Fidis (2007) Toxic Pollution and Health... 16 Ibid. 17 Natural Resources Defense Council (2010) Dosed Without Prescription: Preventing Pharmaceutical Contamination of Our Nation's Drinking Water. Disponible ici : http://www.nrdc.org/health/files/dosed4pgr.pdf 18 Wright-Walters, Maxine et Conrad Volz (2009) Municipal Wastewater Concentrations of Pharmaceutical and Xeno-Estrogens: Wildlife and Human Health Implications. Disponible ici : http://www.chec.pitt.edu/Exposure_concentration_of_Xenoestrogen_in_pharmaceutical_and_Municipal_Wastewater__Final8-28-07%5B1%5D.pdf; Daughton, Christian G. (N.D.) Pharmaceuticals and the Environment. Disponible ici : www.epa.gov/osp/regions/emerpoll/daughton.ppt; Nikolaou, Anastasia; Meric, Sureyya et Despo Fatta (2007) "Occurrence patterns of pharmaceuticals in water and wastewater environments." Analytical and Bioanalytical Chemistry. 387: 1225-1234; Natural Resources Defense Council (2010) Dosed Without Prescription... 19 Daughton, Christian G. (S.D.) Pharmaceuticals and the Environment... 20 Environnement Canada. (S.D.) Le mercure dans l'environnement. Disponible ici : http://www.ec.gc.ca/mercure-mercury/Default.asp?lang=Fr&n=DB6D2996-1 21 Health Care Without Harm (2007) The Global Movement for Mercury Free Health Care. Disponible ici :http://www.noharm.org/lib/downloads/mercury/Global_Mvmt_Mercury-Free.pdf ; Organisation mondiale de la santé (2005) Mercury in Health Care: Policy Paper. Disponible ici : http://www.who.int/water_sanitation_health/medicalwaste/mercurypolpaper.pdf 22 Environmental Working Group (S.D.) Chemical Pollution: The Toll on America's Health. Disponible ici : http://www.ewg.org/files/EWG-kid-safe-toll-on-health.pdf 23 California Environmental Protection Agency (2002) Environmental Protection Indicators... 24 Reuben, Suzanne H. (2010) Reducing Environmental Cancer Risk... 25 Organisation mondiale de la santé (S.D.) International Programme on Chemical Safety: About us. Disponible ici : http://www.who.int/ipcs/en/; Organisation mondiale de la santé (S.D.) Programme inter-organisations pour la gestion rationelle des produits chimiques. Disponible ici : http://www.who.int/iomc/brochure/brochure_french.pdf; Commission économique des Nations Unies pour l'Europe (S.D.) Système général harmonisé de classification et d'étiquetage des produits chimiques (SGH). Disponible ici : http://live.unece.org/fr/trans/danger/publi/ghs/ghs_welcome_f.html; Weinberg, Jack (2008) An NGO Guide to SAICM: The Strategic Approach to International Chemicals Management. Disponible ici : http://www.ipen.org/ipenweb/documents/book/saicm%20introduction%20english.pdf 26 Eskenazi, Brenda et. al. (2009) " The Pine River Statement: Human Health Consequences of DDT Use ". Environmental Health Perspectives. 117:1359-1367 Disponible ici : http://www.eoearth.org/article/Human_Health_Consequences_of_DDT_Use#gen4; Organisation mondiale de la santé (S.D.) Rotterdam Convention: Share Responsibility. Disponible ici : http://www.pic.int/home.php?type=t&id=5&sid=16 27 Kazan-Allen, Laurie (2007) Rotterdam Treaty Killed by Chrysotile Asbestos! International Ban Asbestos Secretariat. Disponible ici : http://www.ibasecretariat.org/lka_rott_meet_geneva_oct_06.php 28 Gouvernement du Canada (2007) La Loi canadienne sur la protection de l'environnement de 1999 [LCPE (1999)]. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/about-apropos/cepa-lcpe-fra.php 29 Gouvernement du Canada (2010) Plan de gestion des produits chimiques. Disponible ici : http://www.chemicalsubstanceschimiques.gc.ca/plan/index-fra.php 30 Ibid.
Documents
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Émissions de mercure

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10184
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC11-87
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC11-87
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
Text
L’Association médicale canadienne préconise activement : - la réduction des émissions de mercure des milieux des soins de santé en substituant progressivement son utilisation; - la promotion du leadership du secteur de la santé dans la réduction mondiale des émissions de mercure; - la promotion de l’adoption de politiques publiques saines en ce qui a trait au mercure.
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Interventions d’abandon du tabac

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10192
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-68
L’Association médicale canadienne appuie le lancement d’un projet national de formation des fournisseurs de soins de santé visant les interventions d’abandon du tabac auprès des personnes atteintes d’une maladie mentale grave.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-68
L’Association médicale canadienne appuie le lancement d’un projet national de formation des fournisseurs de soins de santé visant les interventions d’abandon du tabac auprès des personnes atteintes d’une maladie mentale grave.
Text
L’Association médicale canadienne appuie le lancement d’un projet national de formation des fournisseurs de soins de santé visant les interventions d’abandon du tabac auprès des personnes atteintes d’une maladie mentale grave.
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Animaux de compagnie dans les avions

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10193
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-80
L’Association médicale canadienne recommande que l’on interdise tous les animaux le compagnie, à l'exception des animaux de service certifiés, dans les cabines d’aéronefs sur toutes les lignes aériennes canadiennes.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-80
L’Association médicale canadienne recommande que l’on interdise tous les animaux le compagnie, à l'exception des animaux de service certifiés, dans les cabines d’aéronefs sur toutes les lignes aériennes canadiennes.
Text
L’Association médicale canadienne recommande que l’on interdise tous les animaux le compagnie, à l'exception des animaux de service certifiés, dans les cabines d’aéronefs sur toutes les lignes aériennes canadiennes.
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Accès en temps opportun à l’hospitalisation au Canada

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10201
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-91
L’Association médicale canadienne appuie l’accès en temps opportun à l’hospitalisation au Canada pour les Canadiens malades ou blessés pendant un voyage à l’étranger.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-91
L’Association médicale canadienne appuie l’accès en temps opportun à l’hospitalisation au Canada pour les Canadiens malades ou blessés pendant un voyage à l’étranger.
Text
L’Association médicale canadienne appuie l’accès en temps opportun à l’hospitalisation au Canada pour les Canadiens malades ou blessés pendant un voyage à l’étranger.
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Téléphones cellulaires

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10205
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-81
L’Association médicale canadienne éduquera et avisera la profession et le public sur les méthodes d'utilisation des téléphones cellulaires afin de réduire au minimum la pénétration des ondes radio au cerveau.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-08-24
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC11-81
L’Association médicale canadienne éduquera et avisera la profession et le public sur les méthodes d'utilisation des téléphones cellulaires afin de réduire au minimum la pénétration des ondes radio au cerveau.
Text
L’Association médicale canadienne éduquera et avisera la profession et le public sur les méthodes d'utilisation des téléphones cellulaires afin de réduire au minimum la pénétration des ondes radio au cerveau.
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Énoncé de principe conjoint sur la santé sexuelle et de reproduction, les droits, les réalités et l’accès aux services pour les Premières nations, les Inuits et les Métis au Canada

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10261
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-05-28
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Éthique et professionnalisme médical
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
BD11-05-157
L’Association médicale canadienne approuve l’énoncé de principe conjoint sur la santé sexuelle et de reproduction, les droits, les réalités et l’accès aux services pour les Premières nations, les Inuits et les Métis au Canada, tel que présenté à l’annexe A du document BD 11-113.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-05-28
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Éthique et professionnalisme médical
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
BD11-05-157
L’Association médicale canadienne approuve l’énoncé de principe conjoint sur la santé sexuelle et de reproduction, les droits, les réalités et l’accès aux services pour les Premières nations, les Inuits et les Métis au Canada, tel que présenté à l’annexe A du document BD 11-113.
Text
L’Association médicale canadienne approuve l’énoncé de principe conjoint sur la santé sexuelle et de reproduction, les droits, les réalités et l’accès aux services pour les Premières nations, les Inuits et les Métis au Canada, tel que présenté à l’annexe A du document BD 11-113.
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Lignes directrices nationales relatives à la divulgation: parler ouvertement aux patients et aux proches

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10367
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-12-03
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Information sur la santé et cybersanté
Résolution
BD12-03-66
L’Association médicale canadienne donne son aval au document de l’Institut canadien pour la sécurité des patients intitulé « Lignes directrices nationales relatives à la divulgation: parler ouvertement aux patients et aux proches », présenté à l’Annexe A du document BD 12 61.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2018-03-03
Date
2011-12-03
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Information sur la santé et cybersanté
Résolution
BD12-03-66
L’Association médicale canadienne donne son aval au document de l’Institut canadien pour la sécurité des patients intitulé « Lignes directrices nationales relatives à la divulgation: parler ouvertement aux patients et aux proches », présenté à l’Annexe A du document BD 12 61.
Text
L’Association médicale canadienne donne son aval au document de l’Institut canadien pour la sécurité des patients intitulé « Lignes directrices nationales relatives à la divulgation: parler ouvertement aux patients et aux proches », présenté à l’Annexe A du document BD 12 61.
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Systèmes d'information médicale automatisée

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique701
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Information sur la santé et cybersanté
Résolution
GC76-39
L’Association médicale canadienne encourage le lancement de projets pilotes de systèmes automatisés d’information médicale à l’intention des médecins actifs.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Information sur la santé et cybersanté
Résolution
GC76-39
L’Association médicale canadienne encourage le lancement de projets pilotes de systèmes automatisés d’information médicale à l’intention des médecins actifs.
Text
L’Association médicale canadienne encourage le lancement de projets pilotes de systèmes automatisés d’information médicale à l’intention des médecins actifs.
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Le traitement de l'assuétude à l'alcool

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique789
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-33
Qu'il soit résolu que notre association insistera sur l'importance d'une participation active de la part des médecins dans tout ce qui touche le traitement de l'assuétude à l'alcool et la consommation abusive qu'on en fait.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-33
Qu'il soit résolu que notre association insistera sur l'importance d'une participation active de la part des médecins dans tout ce qui touche le traitement de l'assuétude à l'alcool et la consommation abusive qu'on en fait.
Text
Qu'il soit résolu que notre association insistera sur l'importance d'une participation active de la part des médecins dans tout ce qui touche le traitement de l'assuétude à l'alcool et la consommation abusive qu'on en fait.
Moins de détails
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-34
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne reconnaisse l'alcoolisme en tant que maladie créant une accoutumance.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-34
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne reconnaisse l'alcoolisme en tant que maladie créant une accoutumance.
Text
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne reconnaisse l'alcoolisme en tant que maladie créant une accoutumance.
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Les maladies transmises sexuellement

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique791
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-36
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne insiste auprès des médecins sur la nécessité d'assurer le suivi des contacts dans le cas des maladies transmises sexuellement.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-36
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne insiste auprès des médecins sur la nécessité d'assurer le suivi des contacts dans le cas des maladies transmises sexuellement.
Text
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne insiste auprès des médecins sur la nécessité d'assurer le suivi des contacts dans le cas des maladies transmises sexuellement.
Moins de détails

Les maladies tropicales ou exotiques

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique792
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-37
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne encourage les médecins et les fonctionnaires des services de santé à redoubler de vigilance étant donné la fréquence accrue au Canada des maladies tropicales ou «exotiques» résultant des voyages internationaux.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1976-06-25
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Résolution
GC76-37
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne encourage les médecins et les fonctionnaires des services de santé à redoubler de vigilance étant donné la fréquence accrue au Canada des maladies tropicales ou «exotiques» résultant des voyages internationaux.
Text
Qu'il soit résolu que l'Association médicale canadienne encourage les médecins et les fonctionnaires des services de santé à redoubler de vigilance étant donné la fréquence accrue au Canada des maladies tropicales ou «exotiques» résultant des voyages internationaux.
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Une population en santé pour une économie plus robuste : Exposé présenté par l'Association médicale canadienne au Comité permanent des finances dans le cadre des consultations prébudgétaires

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10228
Date
2011-10-18
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2011-10-18
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
Nous vous remercions de nous permettre de témoigner devant le Comité. Au cours de l'année écoulée, l'Association médicale canadienne a lancé une vaste consultation publique sur les soins de santé et a entendu des milliers de Canadiens parler de leurs préoccupations et de leur vécu dans le système. Cet exercice s'inscrivait dans le cadre de l'initiative de l'AMC sur la transformation des soins de santé, plan stratégique qui vise à moderniser le système de santé du Canada afin qu'il fasse passer les patients d'abord et donne à la population canadienne un meilleur rendement en contrepartie de investissement. L'AMC a constaté un appui massif en faveur du changement chez d'autres fournisseurs de soins de santé, des intervenants et d'innombrables Canadiens qui pensent comme nous que le prochain accord sur les transferts fédéraux aux provinces au titre des soins de santé constituera le meilleur catalyseur de la transformation. Cela dit, tout en réfléchissant à ce que nous souhaitons voir dans le prochain accord sur les soins de santé, nous avons repéré des possibilités immédiates de leadership fédéral dans l'application de changements positifs réalisables dans notre système de santé qui aideraient les Canadiens à être en meilleure santé et plus protégés et aideraient aussi à garantir l'utilisation prudente de leurs budgets de santé. Au cours de notre consultation, nous avons entendu dire à maintes reprises que le système d'assurance-santé du Canada n'est plus que l'ombre de ce qu'il était. Après avoir déjà été chef de file mondial, le Canada tire maintenant de l'arrière sur des pays comparables pour ce qui est de la prestation de soins de santé de qualité. Si le Canada veut un jour avoir un système de santé très performant, il faudra améliorer la qualité des services de santé. Les dimensions clés de la qualité et, par conséquent, les aspects auxquels il faut accorder de l'attention sont la sécurité, l'efficacité, l'orientation patients, l'efficience, l'opportunité, l'équitabilité et la pertinence. L'excellence de l'amélioration de la qualité dans ces domaines constituera une étape cruciale vers la viabilité. Jusqu'à maintenant, six provinces ont créé des conseils de la qualité en santé. Leur mandat et l'efficacité avec laquelle ils réussissent à instaurer des améliorations durables dans tout le système varient selon la province. Ce qui manque et ce qu'il faut de toute urgence, c'est une stratégie pancanadienne intégrée d'amélioration de la qualité des soins de santé qui peut commencer à fixer le cap à suivre pour garantir que les Canadiens bénéficieront de la meilleure santé et des meilleurs soins de santé au monde. Les Canadiens ne méritent pas moins et compte tenu des ressources dont nous disposons, il n'y a rien qui empêche d'y parvenir. L'AMC recommande que le gouvernement fédéral finance la création d'un Conseil canadien de la qualité de la santé indépendant, doté de ressources opérationnelles suffisantes, qui devra catalyser le changement, stimuler l'innovation et faciliter la diffusion d'initiatives d'amélioration de la qualité basées sur des données probantes afin qu'elles deviennent intégrées dans la trame de nos systèmes de santé d'un océan à l'autre. Les Canadiens se demandent de plus en plus ce qu'ils obtiennent pour les 190 milliards de dollars qu'ils consacrent au système de santé de notre pays... Ils ont raison, car des études internationales indiquent qu'ils n'obtiennent pas une bonne valeur pour leur argent. La définition, la promotion et la mesure des soins de qualité ne sont pas seulement essentielles pour l'amélioration des résultats en santé : elles sont cruciales pour l'instauration de l'imputabilité envers les Canadiens, qui le méritent en tant que consommateurs et payeurs du système. Au cours de notre consultation, nous avons aussi entendu dire que des inégalités au niveau de l'accès aux soins autres que les services hospitaliers et médicaux couverts par l'assurance-santé, particulièrement lorsqu'il est question du coût élevé des médicaments d'ordonnance, préoccupent les Canadiens. Il y a presque 50 ans, la Commission Hall a recommandé que tous les Canadiens aient accès à une couverture de base des médicaments d'ordonnance. Or, ce que nous avons maintenant, c'est un fouillis de modes de financement public et privé des médicaments d'ordonnance qui varient énormément d'un bout à l'autre du Canada. L'an dernier, un Canadien sur dix n'a pas fait remplir une ordonnance ou a sauté une dose parce qu'il n'avait pas les moyens de payer. L'accès universel aux médicaments d'ordonnance est généralement reconnu comme étant une question à régler pour l'assurance-santé au Canada et nous avons du retard dans ce domaine sur la plupart des autres pays industrialisés. Nous recommandons donc ensuite que le gouvernement établisse un programme de couverture complète des médicaments d'ordonnance qui sera administré sous forme de remboursements aux régimes provinciaux ou territoriaux et privés d'assurance-médicaments d'ordonnance afin d'assurer que tous les Canadiens ont accès aux pharmacothérapies médicalement nécessaires. Cela devrait se faire en consultation avec l'industrie de l'assurance-vie et de l'assurance-maladie, ainsi qu'avec le public. Au XXIe siècle, aucun Canadien ne devrait se voir bloquer l'accès à des médicaments d'ordonnance médicalement nécessaires en raison de son incapacité à payer. Notre troisième et dernière recommandation porte sur la population vieillissante et les préoccupations que soulève chez les Canadiens leur capacité d'épargner pour subvenir à leurs besoins futurs. Nous recommandons que le gouvernement fédéral étudie des options qui ne limiteraient pas les RRAC aux régimes de retraite à cotisations déterminées. Il faudrait autoriser et encourager les régimes à prestations cibles qui permettent de mettre en commun les risques entre les participants et offrent un véhicule plus sécuritaire que les régimes à cotisations déterminées. En outre, il ne faudrait pas que les institutions financières soient les seuls administrateurs des RRAC. Les organismes bien dirigés qui représentent des groupes particuliers devraient pouvoir commanditer et administrer des RPA et des RRAC pour leurs propres membres, y compris ceux qui sont travailleurs autonomes. L'AMC reconnaît que les gouvernements vont de l'avant en lançant les régimes de retraite agréés collectifs. Nous constatons toutefois que ces régimes ne constituent qu'un élément d'un régime d'épargne plus complet. La capacité des Canadiens d'épargner pour répondre à leurs besoins en soins de longue durée préoccupe toujours. Beaucoup de patients, et en particulier de patients âgés, sont hospitalisés en attendant des soins plus appropriés. Ces patients sont confrontés à un manque d'options souvent parce qu'ils n'ont pas les moyens de se payer des soins de longue durée. Les membres de leur famille et eux-mêmes en souffrent. Le système de santé aussi. Même si elles ne figurent pas dans ce mémoire prébudgétaire, l'AMC maintient les recommandations qu'elle a formulées au cours des années précédentes, soit que le gouvernement fédéral étudie des façons d'aider les Canadiens à préfinancer leurs soins de longue durée. En terminant, permettez-moi simplement de dire que l'application de ces recommandations aurait un effet énorme et positif, rapidement et à long terme, sur la vie de millions de Canadiens de toutes les sphères d'activité. Je vous remercie. Je serai heureux de répondre à vos questions.
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Les maladies chroniques liées au vieillissement : Mémoire de l'AMC au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10226
Date
2011-10-17
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2011-10-17
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
L'Association médicale canadienne félicite le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes d'avoir entrepris cette étude sur l'enjeu des maladies chroniques liées au vieillissement. La question est opportune puisque les premiers membres de la génération du baby-boom ont eu 65 ans en 2011 et que l'on prévoit qu'en 2031, le quart de la population du Canada sera âgée de 65 ans ou plus. Les maladies chroniques ne frappent pas exclusivement les personnes âgées, mais leur prévalence augmente avec l'âge : selon Statistique Canada, environ 74 % des Canadiens de plus de 65 ans ont au moins un problème chronique comme le diabète, l'hypertension artérielle, l'arthrite ou la dépression et presque 25 % en ont trois ou plus. Le pourcentage est plus élevé chez les 85 ans et plus. Quelles sont les causes des maladies chroniques ? Elles sont nombreuses. Certaines d'entre elles découlent de comportements malsains : tabagisme, mauvaise alimentation et, en particulier, inactivité physique. La montée des taux d'obésité au Canada, par exemple, préoccupe les médecins parce que l'obésité accroît le risque d'apparition de maladies chroniques plus tard au cours de la vie. Il n'y a toutefois pas que les comportements malsains qui soient reliés aux maladies chroniques. La constitution biologique et génétique d'une personne entre aussi en ligne de compte, tout comme son environnement social. Les niveaux de revenu et d'instruction moins élevés, le logement médiocre et l'isolement social, problème plus grave pour les personnes âgées que pour d'autres groupes, sont tous des facteurs liés à un état de santé médiocre. Maintenant la bonne nouvelle : les maladies chroniques ne sont pas une conséquence inévitable du vieillissement. Nous pouvons retarder l'apparition des maladies chroniques et réduire peut-être le risque de les voir apparaître. Quant aux patients qui sont déjà atteints d'une maladie chronique, il est souvent possible de contrôler leur problème par des soins de santé appropriés et une bonne prise en charge de la maladie, ce qui leur permet de continuer de mener une vie active et indépendante. L'AMC appuie donc les initiatives de promotion du vieillissement en santé que l'Agence de la santé publique du Canda définit comme " l'optimisation des possibilités de santé physique, mentale et sociale ". Il faut encourager les habitudes de vie saines à tout âge. Les Directives canadiennes en matière d'activité physique, par exemple, que l'AMC appuie, recommandent que les 65 ans et plus accumulent au moins deux heures et demie par semaine d'activité physique aérobie, comme la marche, la natation ou la bicyclette. Les experts croient que le vieillissement en santé réduira la durée de la maladie et de l'incapacité d'une personne à une brève période avant la mort, ce qui lui permettra de mener plus longtemps une vie saine, autonome et satisfaisante. Pour les personnes déjà atteintes de maladie chronique, le traitement est de longue durée et peut être très complexe. Les personnes qui souffrent de diabète, par exemple, ont besoin d'un programme permanent continu de contrôle de leur glycémie pour la maintenir à un niveau approprié. Les personnes qui ont de l'arthrite ou d'autres problèmes de mobilité peuvent avoir besoin de physiothérapie régulière. Pour le patient, une maladie chronique signifie un traitement continu beaucoup plus compliqué que le simple fait de prendre des antibiotiques contre une infection. Les personnes qui ont deux maladies chroniques ou plus peuvent avoir à consulter un spécialiste différent dans chaque cas et à demander l'aide d'infirmières conseillères, de diététistes, de pharmaciens, d'ergothérapeutes, de travailleurs sociaux ou d'autres professionnels de la santé. Souvent, ces personnes doivent prendre des médicaments. La majorité des Canadiens de plus de 65 ans prennent au moins un médicament d'ordonnance et presque 15 % en prennent cinq ou plus, ce qui accroît notamment le risque d'une interaction négative entre deux médicaments pouvant produire des effets secondaires désagréables et même graves. Le soin à long terme des maladies chroniques complexes constitue en fait le nouveau paradigme de notre système de santé. Environ 80 % des soins maintenant fournis aux États-Unis visent à traiter des maladies chroniques et il n'y a pas lieu de croire que le Canada soit très différent. C'est pourquoi il vaut la peine de réfléchir à la forme idéale qu'un programme intégré de prise en charge des maladies chroniques devrait avoir pour les patients de tous âges. L'AMC croit qu'un tel programme devrait inclure les quatre éléments suivants : * Tout d'abord, l'accès à un fournisseur de soins primaires qui est chargé du soin global du patient. Pour plus de 30 millions de Canadiens, ce fournisseur de soins primaires est un médecin de famille. Les médecins de famille, qui ont établi avec leurs patients des relations professionnelles de longue date, peuvent mieux comprendre les besoins et les préférences de leurs patients. Ils peuvent créer une relation de confiance qui rend les patients à l'aise de discuter franchement de la façon dont ils veulent traiter leurs problèmes : par exemple, faut-il prendre des antidépresseurs ou consulter un thérapeute ? Le médecin de famille peut aussi coordonner les soins fournis par d'autres professionnels, ce qui débouche sur le deuxième volet de nos recommandations : * Les soins concertés et coordonnés. L'AMC croit qu'étant donné le nombre de fournisseurs qui peuvent intervenir dans le soin des maladies chroniques, le système de santé devrait encourager la création d'équipes interdisciplinaires ou, au moins, favoriser une communication et une coordination soutenues entre chaque fournisseur. Nous croyons que tous les gouvernements devraient appuyer : o les pratiques interdisciplinaires de soins primaires, comme les Réseaux Santé famille en Ontario qui réunissent sous un même toit divers professionnels de la santé et leur savoir-faire; o l'usage généralisé du dossier de santé électronique, ce qui peut faciliter l'échange d'information et la communication entre fournisseurs; o un processus de référence transparent : par exemple, du médecin de famille au spécialiste, ou du médecin de famille au physiothérapeute. L'AMC collabore avec d'autres intervenants des milieux de la médecine à créer une trousse de référence que les gouvernements, les organisations de soins de santé et les praticiens pourront utiliser pour appuyer la création de systèmes de référence plus efficaces et efficients. Il se peut que le patient ait aussi besoin de services d'aide non médicale pour vivre avec une incapacité reliée à une maladie chronique. Par exemple, une personne qui a de l'arthrite et veut continuer de vivre chez elle peut avoir besoin de barres d'appui, de rampes ou d'un monte-escalier. Idéalement, un système coordonné de prise en charge des maladies chroniques inclurait aussi la référence vers ceux qui peuvent fournir ces services. * L'appui des aidants naturels constitue le troisième élément indispensable. Ils sont les héros obscurs du soin des personnes âgées. On estime que quatre millions de Canadiens fournissent des soins informels et non rémunérés à un membre de leur famille ou à un ami. Environ le quart de ces aidants naturels ont eux-mêmes 65 ans ou plus. Leur fardeau peut être lourd en termes à la fois du temps et des dépenses. Le stress et l'isolement sont courants chez les aidants naturels. Le gouvernement fédéral a pris des mesures pour fournir aux aidants naturels un appui dont ils ont grand besoin. Le dernier budget fédéral, par exemple, a augmenté le montant du crédit d'impôt aux aidants naturels. Nous recommandons que le gouvernement bâtisse sur ces mesures pour leur offrir un réseau solide d'appui, financier et autre. * L'amélioration de l'accès aux services nécessaires constitue le quatrième et dernier élément. La Loi canadienne sur la santé couvre seulement les services médicaux et hospitaliers, et beaucoup d'autres services ne sont pas couverts. Toutes les provinces ont des programmes d'assurance-maladie pour les plus de 65 ans, mais la couverture varie énormément selon la province; beaucoup de gens, et en particulier ceux qui ont un faible revenu, ont de la difficulté à payer les médicaments nécessaires. Les personnes âgées qui n'ont pas de régime d'avantages sociaux après la retraite - et elles constituent la majorité - doivent aussi payer elles-mêmes les soins dentaires, les services de physiothérapie, de soins de santé mentale et autres dont elles ont besoin. Nous recommandons que tous les ordres de gouvernement étudient la possibilité d'adapter le panier de services fournis dans le secteur public afin d'assurer qu'il reflète les besoins des Canadiens de plus en plus nombreux vivant avec une maladie chronique. Nous recommandons plus particulièrement que le gouvernement fédéral négocie avec les gouvernements provinciaux et territoriaux un programme à frais partagés d'assurance-médicaments intégrée. En terminant, l'AMC croit que le comité est sage de se pencher sur des façons possibles de diminuer l'impact - sur les patients en particulier, sur le système de santé et sur la société - des maladies chroniques liées au vieillissement. La prise en charge des maladies chroniques pose des problèmes complexes qui justifient toutefois une attention rapprochée, car il s'agit de la principale forme de soins de santé au Canada. Nous attendons avec impatience les résultats des délibérations du Comité.
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Une population en santé pour une économie plus robuste : Mémoire de l’AMC présenté au Comité permanent des finances dans le contexte des consultations prébudgétaires

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10224
Date
2011-08-12
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2011-08-12
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
Dans le mémoire qu'elle présente au Comité permanent des finances de la Chambre des communes, l'Association médicale canadienne (AMC) examine la façon dont l'augmentation des options d'épargne-retraite, l'amélioration de l'accès aux médicaments d'ordonnance et la planification d'une Alliance canadienne de la qualité en santé pour promouvoir l'innovation dans la prestation de soins de santé de grande qualité peuvent améliorer notre système de santé et, en retour, rendre l'économie plus productive. Des soins de santé de plus grande qualité et davantage de choix pour répondre aux besoins des Canadiens retraités et âgés contribueront à atteindre le but final, soit la prestation de meilleurs soins aux patients et l'amélioration de la santé de la population, et aideront notre pays à réaliser son plein potentiel. Les sondages montrent que l'avenir de leur système de santé, et en particulier leur capacité d'avoir accès aux soins essentiels, préoccupe de plus en plus la population canadienne. Dans son mémoire prébudgétaire de 2011, l'AMC répond à ces préoccupations et appuie une population en santé, une profession médicale en santé et une saine reprise de l'économie. Nos recommandations sont les suivantes : Recommandation 1 Le gouvernement fédéral devrait étudier des options qui permettraient d'élargir la définition actuelle des RRAC au-delà des régimes de retraite à cotisations déterminées. Le gouvernement fédéral devrait aussi élargir la définition d'administrateur admissible des RRAC au-delà des institutions financières pour inclure des organisations telles que les associations professionnelles. Recommandation 2 Les gouvernements devraient établir, en consultation avec l'industrie de l'assurance-vie et de l'assurance-santé, ainsi qu'avec le public, un programme de couverture complète des médicaments d'ordonnance qui serait administré sous forme de remboursement aux régimes provinciaux-territoriaux et privés d'assurance-médicaments d'ordonnance afin d'assurer que tous les Canadiens ont accès à des pharmacothérapies médicalement nécessaires. Recommandation 3 Le gouvernement fédéral devrait créer un comité directeur national doté d'un mandat d'une durée limitée qui mettrait à contribution des intervenants clés pour élaborer une proposition portant sur une Alliance pancanadienne de la qualité en santé. Cette dernière serait chargée de collaborer à l'établissement de stratégies intégrées visant à instaurer un système de santé viable par des pratiques innovatrices de prestation des soins de santé de grande qualité. Introduction Au cours de l'année écoulée, l'AMC a mobilisé les Canadiens d'un bout à l'autre du pays dans une consultation publique générale sur les soins de santé et les a entendus exprimer leurs préoccupations et parler de leur vécu dans le système. Cet exercice s'inscrivait dans le cadre de l'initiative de l'AMC sur la transformation des soins de santé (TSS), plan stratégique visant à moderniser le système de santé du Canadai de façon à ce qu'il soit axé sur les patients d'abord et en donne plus pour son argent à la population canadienne. Au cours de ces consultations, les Canadiens nous ont dit qu'ils ne croient pas obtenir actuellement une bonne valeur de leur système de santé, ce que confirment d'ailleurs les études qui comparent le système de santé du Canada à ceux des principaux pays d'Europe. Nous avons aussi entendu les Canadiens exprimer leurs préoccupations face aux inégalités d'accès aux soins autres que les services assurés de base couverts par l'assurance-santé, particulièrement en ce qui concerne les médicaments d'ordonnance. À cet égard, tous les paliers de gouvernement doivent certes intervenir, mais c'est le gouvernement fédéral qui doit diriger la transformation du programme social qui nous est le plus cher. 1. Amélioration du revenu de retraite Enjeu : Augmenter les possibilités d'épargne-retraite pour les Canadiens en cherchant d'abord à améliorer leur capacité de satisfaire à leurs besoins en soins de longue durée. Contexte La situation du système de revenu de retraite du Canada et la capacité future des personnes âgées de financer adéquatement leurs besoins en soins de longue durée et en services de soutien préoccupent toujours l'AMC. Le pourcentage des personnes âgées au Canada (65 ans et plus) devrait doubler ou presque comparativement à son niveau actuel de 13 % pour atteindre presque 25 % d'ici 2036. Les projections de Statistique Canada montrent qu'entre 2015 et 2021, il y aura pour la première fois plus de personnes âgées que d'enfants de moins de 14 ansii. L'AMC intervient proactivement dans ce dossier de plusieurs façons, notamment par l'entremise de la Coalition pour l'amélioration du revenu de retraite (CARR), groupe de grande envergure créé récemment et qui regroupe onze organismes représentant plus d'un million de professionnels travaillant à leur compte. La Coalition a déjà recommandé au gouvernement fédéral de prendre les mesures suivantes : * augmenter le nombre des moyens possibles d'épargne-retraite pour tous les Canadiens, et en particulier les travailleurs autonomes; * modifier la Loi de l'impôt sur le revenu, le Règlement de l'impôt sur le revenu et la Loi sur les normes d'emploi afin de permettre aux travailleurs autonomes de participer à des régimes de retraite; * approuver les régimes de pension de retraite collectifs (RPRC) comme programme d'épargne-retraite pour les travailleurs autonomes; * modifier les programmes actuels d'épargne avec report d'impôt (augmenter le pourcentage du revenu gagné ou hausser le plafond de la cotisation maximale aux REER); * prévoir que l'enregistrement de tous les modes d'épargne-retraite soit volontaire (facultatif); * offrir aux Canadiens des possibilités de mieux s'informer au sujet des moyens possibles d'épargne-retraite (littératie financière)iii. L'AMC reconnaît que les ministres fédéral, provinciaux et territoriaux des Finances vont de l'avant en lançant les régimes de retraite agréés collectifs (RRAC). Comme membre de la CARR, l'AMC a contribué à l'exercice de consultation. Les RRAC ne représentent toutefois qu'un seul des éléments d'une structure d'épargne-retraite plus complète. Recommandation 1 Le gouvernement fédéral devrait étudier des options qui ne limiteraient pas les RRAC aux régimes de retraite à cotisations déterminées. Il faudrait autoriser et encourager les régimes à prestations cibles qui permettent de mettre en commun les risques entre les participants et offrent un véhicule plus sécuritaire que les régimes à cotisations déterminées. En outre, il ne faudrait pas que les institutions financières soient les seuls administrateurs des RRAC. Les organisations bien dirigées qui représentent des groupes particuliers devraient pouvoir commanditer et administrer des RPA et des RRAC pour leurs propres membres, y compris ceux qui sont travailleurs autonomes. La capacité des Canadiens d'épargner pour répondre à leurs besoins en soins de longue durée préoccupe toujours l'AMC. L'Alliance sur les temps d'attente - regroupement de 14 organisations médicales nationales dont les membres fournissent des soins spécialisés aux patients - a déclaré récemment que beaucoup de patients, et en particulier de patients âgés, sont hospitalisés en attente d'arrangements de soins plus convenables et appropriés. Comme ils ont pour la plupart besoin surtout d'aide et non de soins médicaux, ces patients sont en quelque sorte prisonniers du manque d'options à leur disposition, souvent à cause de leur revenu personnel limité. L'AMC a déjà recommandé que le gouvernement fédéral étudie des possibilités de préfinancement des soins de longue durée, y compris l'assurance privée, des stratégies d'épargne à report d'impôt et à impôt prépayé, de même que l'assurance sociale à base de cotisations. Cette recommandation vaut toujours. 2. Accès universel aux médicaments d'ordonnance Enjeu : Veiller à ce que tous les Canadiens aient accès à des médicaments d'ordonnance de base. Contexte L'accès universel aux médicaments d'ordonnance est généralement reconnu comme un élément resté " en suspens " de l'assurance-santé au Canada. En 1964, la Commission Hall recommandait que le gouvernement fédéral paie 50 % du coût des médicaments d'ordonnance dans le contexte du Programme des services de santé. La Commission recommandait également que l'acheteur contribue 1 $ par ordonnance. Cette recommandation n'a jamais été appliquéeiv. Ce qui a émergé depuis, c'est une combinaison de financement public et privé des médicaments d'ordonnance. L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) a calculé qu'en 2010, le secteur public payait 46 % des dépenses reliées aux médicaments d'ordonnance, l'assurance privée, 36 %, et les particuliers, 18 %v. À l'échelle nationale, les données indiquent que les niveaux de couverture de l'assurance-médicaments varient considérablement. Selon Statistique Canada, 3 % des ménages ont consacré plus de 5 % de leur revenu après impôt aux médicaments d'ordonnance en 2008. Dans les provinces, ce pourcentage a varié de 2,2 % en Ontario et en Alberta à 5,8 % à l'Î.-P.-É et 5,9 % en Saskatchewanvi. De plus, la couverture assurée par les différents régimes provinciaux varie considérablement d'une région à l'autre du pays. Par exemple, le programme d'assurance-médicaments du Manitoba est basé sur le revenu total et prévoit des rajustements pour les conjoints et les personnes à charge de moins de 18 ans, tandis qu'à Terre-Neuve-et-Labrador, le régime est basé sur le revenu familial netvii,viii. L'édition 2010 du Sondage international sur les politiques de santé réalisé par le Fonds du Commonwealth a révélé que 10 % des répondants canadiens ont affirmé n'avoir pas fait remplir une ordonnance ou avoir sauté des doses de médicaments à cause du coûtix. De plus, de nombreux reportages dans les médias ont parlé des inégalités d'accès qui existent entre les provinces pour les médicaments contre le cancer et les médicaments très coûteux servant à traiter des maladies rares. Au cours de nos consultations publiques de cette année, les participants ont souvent parlé du coût élevé des médicaments d'ordonnance. Le besoin d'une stratégie pharmaceutique nationale ou d'un régime d'assurance-médicaments a été mentionné par une majorité écrasante de répondants, dont beaucoup ont expliqué en détail comment ils ont été affectés par le coût élevé des médicaments. Le coût pour le gouvernement fédéral d'un programme qui garantirait l'accès universel aux médicaments d'ordonnance dépendrait du seuil des contributions directes et du pourcentage des dépenses qu'il accepterait de partager avec les régimes privés et publics des provinces et des territoires. Les estimations vont de 500 millions de dollarsx à un milliard de dollarsxi, jusqu'à l'estimation la plus récente établie par les ministres provinciaux et territoriaux de la Santé, soit 2,5 milliards (2006)xii. Recommandation 2 Les gouvernements devraient établir, en consultation avec l'industrie de l'assurance-vie et de l'assurance-santé, ainsi qu'avec le public, un programme de couverture complète des médicaments d'ordonnance qui serait administré sous forme de remboursement aux régimes provinciaux-territoriaux et privés d'assurance-médicaments d'ordonnance afin d'assurer que tous les Canadiens ont accès à des pharmacothérapies médicalement nécessaires. Un tel programme devrait inclure : * l'obligation pour tous les Canadiens d'adhérer à un régime privé ou public d'assurance-médicaments d'ordonnance; * un plafond basé sur le revenu et uniforme (entre les régimes public et privé et entre les provinces et les territoires) pour les dépenses directes, les primes d'assurance-médicaments et les médicaments d'ordonnance; * le partage fédéral-provincial-territorial des dépenses en médicaments d'ordonnance dépassant un plafond du revenu des ménages, sous réserve d'un maximum de contribution totale fédérale-provinciale-territoriale établi soit en rajustant le partage fédéral-provincial-territorial du remboursement, soit en indexant le plafond du revenu des ménages, soit en prenant ces deux moyens; * l'obligation pour les régimes d'assurance collective et les administrateurs de régimes d'avantages sociaux d'employés de mettre en commun les risques qui dépassent un seuil relié à la taille du groupe; * un rôle solide soutenu pour les régimes privés d'assurance complémentaire et les régimes publics d'assurance-médicament, qui seraient placés sur un pied d'égalité (c.-à-d. primes et copaiements pour couvrir les coûts du régime). 3. Innovation pour la qualité dans les soins de santé au Canada Enjeu : Élaboration d'une proposition visant à établir une Alliance canadienne de la qualité en santé afin de promouvoir l'innovation dans la prestation de soins de santé de grande qualité au pays. Contexte On reconnaît en général que le système de santé du Canada n'est plus très performant comparativement à celui de pays semblables. Il est clair que nous pouvons faire mieux. On ne progresse guère, toutefois, dans l'établissement d'un programme intégré de qualité pour notre système de santé. À l'échelle nationale, il n'y a aucune coordination ni entité chargée de promouvoir une stratégie intégrée d'amélioration de la qualité. Au cours des deux dernières décennies, les intervenants du secteur de la santé au Canada en sont venus graduellement à adopter un concept multidimensionnel de la qualité dans les soins de santé qui englobe la sécurité, la pertinence, l'efficacité, l'accessibilité, la compétence et l'efficience. Les compressions unilatérales du financement fédéral affecté aux transferts au titre de la santé qui sont entrées en vigueur en 1996 ont déclenché des préoccupations qui persistent toujours à l'égard de la dimension de l'accessibilité, préoccupations que les premiers ministres ont fini par reconnaître dans leur Accord de 2004 en créant le Fonds de réduction des temps d'attente. La dimension sécurité a été reconnue par la création de l'Institut canadien pour la sécurité des patients (ICSP) en 2003. Les organisations professionnelles et les organismes de réglementation du secteur de la santé en ont reconnu la dimension compétence en créant des programmes d'examen par les pairs et en imposant le développement professionnel tout au long de la carrière. Six provinces ont créé sous une forme ou un autre un conseil de la qualité en santé (C.-B., Alb., Sask., Ont., Qc, N.-B.), mais il n'existe pas de stratégie nationale d'amélioration de la qualité au-delà de la dimension sécurité. Comme les soins de santé constituent la grande priorité nationale pour la population canadienne et représentent une enveloppe budgétaire très importante pour tous les paliers de gouvernement, l'absence de stratégie nationale d'amélioration de la qualité constitue une lacune majeure. Aux États-Unis, l'Institute for Healthcare Improvement a pour mandat de mettre au point et de promulguer des méthodes et des processus d'amélioration de la prestation des soins dans le monde entierxiii. Le National Health Service (NHS) de l'Angleterre a aussi créé des points de convergence au cours de la dernière décennie afin d'accélérer l'innovation et l'amélioration dans l'ensemble du système de santé. Il y a eu progrès dans le domaine de la santé au Canada lorsqu'il y a eu fusion du savoir-faire et du point de vue de tout un éventail d'intervenants. L'ICSP, par exemple, a été créé dans le sillage des délibérations et du rapport du Comité directeur national sur la sécurité du patientxiv. On calcule qu'il en coûterait moins de 500 000 $ pour mettre sur pied un comité multilatéral chargé d'élaborer une proposition d'alliance nationale sur l'amélioration de la qualité, ce qui comprendrait le coût de toute recherche commandée. Recommandation 3 Le gouvernement fédéral devrait créer un comité directeur national doté d'un mandat d'une durée limitée qui mettrait à contribution des intervenants clés pour élaborer une proposition portant sur une Alliance pancanadienne de la qualité en santé. Cette dernière serait chargée de collaborer à l'établissement de stratégies intégrées visant à instaurer un système de santé viable par des pratiques innovatrices de prestation des soins de santé de grande qualité. Afin de moderniser les services de soins de santé, cette alliance devrait notamment : * promouvoir une approche intégrée d'amélioration de la qualité des soins de santé; * promouvoir le partage pancanadien des pratiques innovatrices et exemplaires; * créer et diffuser des moyens de mettre à contribution les cliniciens des premières lignes dans le contexte d'exercices d'amélioration de la qualité; * établir des partenariats internationaux d'échange de pratiques innovatrices. Il y aurait toutes sortes de façons de créer une telle alliance : * virtuellement, en utilisant la stratégie des Réseaux de centres d'excellencexv; * en élargissant le mandat d'une entité existante; * en créant une nouvelle entité. RÉFÉRENCES i Association médicale canadienne. La Transformation des soins de santé au Canada. Des changements réels. Des soins durables. http://www.cma.ca/multimedia/CMA/Content_Images/Inside_cma/Advocacy/HCT/HCT-2010report_fr.pdf. Consulté le 13/07/11. ii Statistique Canada. Projections démographiques pour le Canada, les provinces et les territoires. http://www.statcan.gc.ca/pub/91-520-x/2010001/aftertoc-aprestdm1-fra.htm. Consulté le 13/07/11. iii Coalition pour l'amélioration du revenu de retraite. Lettre au ministre fédéral des Finances et au ministre d'État (Finances). Le 17 mars 2011. ivHall, E. Commission royale d'enquête sur les services de santé. Volume 1. Ottawa : Imprimeur de la Reine, 1964. vInstitut canadien d'information sur la santé. Dépenses en médicaments au Canada, de 1985 à 2010. Ottawa, 2010. viStatistique Canada. Tableau CANSIM 109-5012. Dépenses des ménages consacrées aux médicaments prescrits, en pourcentage du revenu net d'impôt, Canada et provinces, annuel (pourcentage). http://www5.statcan.gc.ca/cansim/pick-choisir?id=1095012&searchTypeByValue=1&lang=fra. Consulté le 05/29/11. vii Santé Manitoba. Outil d'estimation de la franchise du Régime d'assurance-médicaments. http://www.gov.mb.ca/health/pharmacare/estimator.fr.html. Consulté le 07/28/11. viii Ministère de la Santé et des Services communautaires de Terre-Neuve. Newfoundland and Labrador Prescription Drug Program (NLPDP). http://www.health.gov.nl.ca/health/prescription/nlpdp_application_form.pdf. Consulté le 07/29/11. ixFonds du Commonwealth. Sondage international sur les politiques de santé dans 11 pays. http://www.commonwealthfund.org/~/media/Files/Publications/Chartbook/2010/PDF_2010_IHP_Survey_Chartpack_FULL_12022010.pdf. Consulté le 05/29/11. x Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie. La santé des Canadiens - le rôle du gouvernement fédéral. Volume six : Recommandations en vue d'une réforme. Ottawa, 2002. xi Commission sur l'avenir des soins de santé au Canada. Guidé par nos valeurs : L'avenir des soins de santé au Canada. Ottawa, 2002. xii Secrétariat des conférences intergouvernementales canadiennes. Document d'information : Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques. Document décisionnel. http://www.scics.gc.ca/francais/conferences.asp?a=viewdocument&id=112. Consulté le 23/07/11. xiii http://www.ihi.org. Consulté le 29/07/10. xiv Comité directeur national sur la sécurité du patient. Accroître la sécurité du système : Une stratégie intégrée pour améliorer la sécurité des patients dans le système de santé canadien. http://crmcc.medical.org/publications/building_a_safer_system_f.pdf. Consulté le 23/07/11. xv http://www.nce-rce.gc.ca/index_fra.asp. Consulté le 29/07/10.
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L'étiquetage nutritionnel : Mémoire présenté par l'AMC au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10085
Date
2011-03-03
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2011-03-03
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
Merci beaucoup d'avoir invité de nouveau l'Association médicale canadienne à venir s'adresser au comité alors que vous poursuivez votre étude sur les habitudes de vie saine. Il y a quelques semaines, ma collègue, la Dre Doig, est venue vous parler des conséquences pour la santé d'une mauvaise alimentation et du manque d'activité physique, ainsi que des politiques préconisées par l'AMC afin de promouvoir des habitudes de vie saines. Aujourd'hui, je veux vous parler davantage de l'étiquetage nutritionnel et des affirmations sur la santé apposées sur les aliments, ainsi que de l'étiquetage des aliments réglementés comme produits de santé naturels. Les listes des valeurs nutritives peuvent demeurer une source importante d'information, mais beaucoup de Canadiens ont du mal à les interpréter. Une recherche effectuée en 2009 par Santé Canada sur l'étiquetage nutritionnel a indiqué que : * les personnes qui connaissent peu la nutrition ont de la difficulté à utiliser les listes et sont incapables d'établir un lien entre l'information qu'elles contiennent et leurs propres besoins alimentaires; * le concept du pourcentage de la valeur quotidienne est souvent mal compris. On voit de plus en plus des affirmations sur la santé apposées sur les emballages, exprimées sous forme de slogans ou de logos comme " choix santé ", ainsi que des affirmations relatives à la réduction des maladies et au contenu nutritionnel. Des études ont montré que les consommateurs croient que les aliments portant des affirmations reliées à la santé constituent de meilleurs choix. La multitude d'affirmations différentes peut toutefois susciter la confusion et peut en fait détourner l'attention des caractéristiques moins saines d'un aliment, ou simplifier excessivement des messages nutritionnels complexes. Nous croyons qu'une approche " coup d'œil " uniforme et normalisée de l'étiquetage des emballages d'aliments pourrait réduire la confusion et aider le consommateur à faire des choix alimentaires éclairés. L'étiquetage " feux de circulation " à l'avant des emballages actuellement utilisé facultativement au Royaume-Uni en un exemple. L'étiquette fixée à l'avant des emballages d'aliments transformés composites utilise le feu vert, orangé et rouge pour indiquer les concentrations faibles, moyennes ou élevées des nutriments associés le plus aux risques pour la santé liés à l'alimentation : gras, gras saturés, sucre et sel. L'étiquette porte aussi le total des calories par portion et de l'information sur le pourcentage quotidien nutritionnel. Des recherches réalisées au Royaume-Uni ont démontré que les consommateurs comprennent en général ces étiquettes. Les acheteurs sont les plus susceptibles de les utiliser lorsqu'ils achètent un produit pour la première fois, pour comparer différents produits, lorsqu'ils magasinent pour les enfants, lorsqu'ils essaient de contrôler l'apport de certains ingrédients comme les gras ou le sel, pour des raisons de santé ou lorsqu'ils essaient de perdre du poids. Des recherches réalisées au Royaume-Uni et au Canada montrent aussi que les personnes les plus susceptibles de lire les étiquettes nutritionnelles sont celles s'intéressent déjà à une alimentation santé, ce qui n'est pas étonnant. C'est pourquoi il faut intégrer la politique sur l'étiquetage dans une politique plus générale sur la nutrition qui utilise de multiples moyens pour favoriser l'éducation et susciter l'intérêt à l'égard d'une alimentation saine afin de garantir que les Canadiens ont des choix d'aliments santé, notamment en réglementant la teneur en sel des aliments transformés. Une tendance récente à la réglementation des aliments enrichis comme produits de santé naturels préoccupe en outre énormément les médecins. La Loi sur les aliments et drogues interdit de vendre des produits classés comme aliments en affirmant qu'ils offrent des avantages médicinaux, sauf si des preuves scientifiques convaincantes démontrent que les affirmations sont bel et bien fondées et que les produits sont sans danger. La même législation solide ne s'applique pas aux produits de santé naturels, qui sont réglementés en vertu d'une loi différente. Le problème est préoccupant, parce qu'une nouvelle tendance émerge : les fabricants de produits normalement vendus comme aliments enrichissent leurs produits en y ajoutant des produits de santé naturels comme des vitamines et des minéraux. Les boissons énergisantes et les jus vitaminés, les barres d'énergie, la gomme à mâcher et les friandises en sont des exemples. Le fabricant peut alors demander au fédéral d'autoriser la mise en marché du produit comme " produit de santé en format aliment ". Si sa demande est approuvée, les exigences relatives à l'étiquetage des aliments ne s'appliquent plus et il est alors possible de faire des affirmations sur la santé qui seraient interdites en vertu de la Loi sur les aliments et drogues. Sans l'étiquetage nutritionnel approprié, il est difficile, voire impossible, pour les consommateurs de faire des choix éclairés en alimentation. Cela peut être particulièrement troublant pour les personnes qui ont une alimentation spéciale ou des problèmes de santé. En outre, les personnes qui sont trompées par des affirmations douteuses sur la santé pourraient consommer des calories vides ou de fortes quantités de gras ou de sodium, sans en tirer de bienfait correspondant. Il s'ensuit que la santé des Canadiens pourrait être compromise. L'AMC a demandé à Santé Canada d'exiger des preuves convaincantes des bienfaits pour la santé avant de changer le statut réglementaire d'un produit de celui d'aliment à celui de produit de santé naturel, et d'imposer l'étiquetage nutritionnel pour tous les aliments réglementés comme produits de santé naturels. Face à un éventail de produits et d'affirmations sur la santé et à un battage publicitaire qui en vante les bienfaits, les Canadiens peuvent avoir de la difficulté à faire des choix plus sains dans leur alimentation. Pour faire le bon choix, nous avons besoin d'une bonne information nutritionnelle et il faut pouvoir la consulter et la comprendre. Les gouvernements et les professionnels de la santé ont l'obligation commune d'aider les Canadiens à faire des choix qui les aideront à être en bonne santé et à le demeurer. Les médecins du Canada sont des partenaires de vie saine et sont prêts à collaborer avec les gouvernements et d'autres intervenants pour promouvoir la santé de la population. Vos questions sont les bienvenues.
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Pour une vie en santé : Mémoire de l'AMC au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10058
Date
2011-02-08
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2011-02-08
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
Je remercie le Comité d'avoir invité l'Association médicale canadienne à témoigner au sujet de cette question très importante. Comme médecin de famille à Saskatoon et présidente sortante de l'AMC, je peux vous garantir que les médecins du Canada souhaitent vivement attirer l'attention sur les conséquences pour la santé d'une mauvaise alimentation et du manque d'activité physique, ainsi que sur le défi posé par l'obésité. Nous savons que l'obésité contribue à de nombreuses maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, l'hypertension et les maladies du foie, ainsi qu'au cancer du sein, du côlon et de la prostate. Nous savons que la surconsommation de sel, de sucres, de gras saturés et de gras trans peut jouer un rôle dans l'hypertension, les maladies cardiovasculaires, les accidents vasculaires cérébraux et les maladies du rein. Nous savons aussi que la forme physique des Canadiens s'est détériorée de façon spectaculaire au cours des dernières décennies. Comme pays, nous devons adopter une culture de santé et de mieux-être basée sur une bonne alimentation et l'activité physique. Pour trouver des solutions, il faut suivre une approche systémique axée sur la collaboration qui met à contribution tous les ordres de gouvernement, les ministères de la Santé, de l'Éducation, de l'Industrie, des Finances et des Transports, de même que le secteur privé. Nous savons que si on les encourage tôt en ce sens, les enfants peuvent adopter des habitudes de vie saines. Voilà pourquoi l'AMC continue de demander au gouvernement du Canada de collaborer avec les conseils scolaires pour : * fournir au moins 30 minutes d'éducation physique active par jour à toutes les classes du primaire et du secondaire, sous la direction d'éducateurs formés dans le domaine; * donner accès à des choix d'aliments santé attrayants et abordables, et afficher clairement le contenu nutritionnel des aliments qu'ils vendent; * interdire la vente de malbouffe dans toutes les écoles primaires, intermédiaires et secondaires au Canada. L'AMC préconise des politiques et des règlements sur la salubrité des aliments et favorise les habitudes alimentaires saines et l'activité physique comme éléments clés d'une vie en santé et de la prévention des maladies. L'énoncé de politique de l'AMC sur la Promotion de l'activité physique et du poids santé préconise une stratégie pancanadienne pour une vie en santé qui inclut : * de l'information et du soutien pour les Canadiens afin de les aider à faire des choix santé; * du soutien aux professionnels de la santé pour les aider à conseiller leurs patients au sujet du poids santé et à traiter les cas existants d'obésité; * des infrastructures communautaires facilitant les habitudes de vie saines; * des politiques publiques qui encouragent de saines habitudes alimentaires et l'activité physique. Tous les Canadiens doivent avoir accès à des aliments nutritifs à des prix abordables. Le prix du lait, des fruits et légumes et d'autres aliments santé varie énormément d'une région à l'autre au Canada. Dans les régions éloignées, ces aliments coûtent souvent plus cher à cause des frais de transport élevés. Dans les régions urbaines, le coût des aliments nutritifs peut être hors de portée des personnes à faible revenu, si même ces aliments sont disponibles, car les épiceries tendent à se déplacer vers les banlieues, créant ainsi dans les centres urbains des " déserts alimentaires ". Entre autres stratégies, les gouvernements doivent envisager de mettre en œuvre des programmes de repas scolaires et de tenir compte du coût des aliments nutritifs lorsqu'ils fixent les taux de l'aide sociale. La prolifération des aliments préparés et emballés et du prêt-à-manger a contribué à la présence dans notre alimentation de quantités excessives de sel, de sucres, de gras saturés, de gras trans et de calories. Nous nous réjouissons de voir le gouvernement fédéral appuyer la réduction des concentrations de gras trans et de sodium dans les aliments transformés, mais nous avons compté vainement sur l'industrie alimentaire pour qu'elle réduise volontairement les concentrations de ces ingrédients. Nous croyons qu'il faut réglementer pour protéger la santé des Canadiens. Une vie en santé commence par une sensibilisation à l'effet que l'alimentation et l'exercice ont sur la santé. Il incombe à chacun de faire des choix sains, mais l'AMC croit que les gouvernements ont l'obligation de donner des conseils au sujet des saines habitudes alimentaires et de l'activité physique qui soient faciles à intégrer dans la vie quotidienne des gens. Nous félicitons les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de leur récent Cadre d'action pour la promotion du poids santé. Les médecins ont aussi été heureux de voir la version révisée du Guide alimentaire canadien en 2007, de même que la récente mise à jour du Guide d'activité physique du Canada. L'AMC appuie l'étiquetage nutritionnel et calorique des aliments emballés afin d'aider les Canadiens à faire des choix éclairés dans leur alimentation. L'initiative fédérale sur l'étiquetage nutritionnel est utile pour les consommateurs, mais il faut simplifier l'information fournie. Par exemple, le Royaume-Uni fait l'essai du codage de style " feux de circulation " pour indiquer à l'avant des emballages la teneur en gras, en sel, en sucres et en calories. L'AMC a aussi préconisé que l'on indique clairement la teneur en calories, ainsi que la concentration de sodium, de gras trans et de protéines, dans les aliments offerts dans les menus des restaurants et des cafétérias. L'AMC est d'avis qu'il faut encourager le transport actif, c'est-à-dire la marche et la bicyclette, comme moyen de faire davantage d'activité physique. Les communautés doivent faciliter l'activité physique quotidienne pour les Canadiens en construisant des trottoirs et des intersections conviviales pour les piétons, des voies réservées aux bicyclettes, des sentiers et des espaces de stationnement, ainsi que des pistes, des parcs et des espaces verts. Un aspect qui, à notre avis, mérite d'être étudié plus à fond est le recours aux incitatifs pour promouvoir les comportements sains. En transférant des fonds ou d'autres avantages à une personne, les incitatifs récompensent immédiatement des comportements qui peuvent avoir un effet positif à long terme sur la santé. Au Canada, nous avons par exemple le crédit d'impôt pour la condition physique des enfants, qui vise à aider les jeunes à devenir plus actifs, compensera une partie des coûts engagés par les familles pour des programmes de sport et de loisirs. Les désincitatifs gouvernementaux utilisent en grande partie la réglementation et le régime fiscal pour modifier les comportements individuels. Ils contribuent à créer un contexte où il est plus facile de faire des choix sains. Il est impossible d'exagérer l'importance de la nutrition et de l'activité physique pour la santé. Afin d'encourager les Canadiens à faire des choix santé, une stratégie d'envergure, à long terme et axée sur la collaboration, s'impose. L'AMC croit qu'il est urgent de relever le défi. Les médecins du Canada sont plus que prêts à collaborer avec les gouvernements pour assurer que les Canadiens pourront améliorer et conserver leur santé.
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