Passer en-tête et de la navigation

16 notices – page 1 de 1.

Les médicaments contrefaits

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique9068
Dernière révision
2020-02-29
Date
2007-12-01
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
BD08-03-31
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement du Canada de : - mettre en œuvre une stratégie contre les médicaments contrefaits qui pourrait inclure une technologie de pistage et de repérage, des pénalités sévères pour les infractions et un réseau d’avertissement pour encourager la déclaration par les professionnels de la santé et les patients; - collaborer avec d’autres pays et des organismes internationaux dans le contexte d’un effort mondial visant à mettre fin à la contrefaçon des médicaments.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2020-02-29
Date
2007-12-01
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
BD08-03-31
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement du Canada de : - mettre en œuvre une stratégie contre les médicaments contrefaits qui pourrait inclure une technologie de pistage et de repérage, des pénalités sévères pour les infractions et un réseau d’avertissement pour encourager la déclaration par les professionnels de la santé et les patients; - collaborer avec d’autres pays et des organismes internationaux dans le contexte d’un effort mondial visant à mettre fin à la contrefaçon des médicaments.
Text
L’Association médicale canadienne demande au gouvernement du Canada de : - mettre en œuvre une stratégie contre les médicaments contrefaits qui pourrait inclure une technologie de pistage et de repérage, des pénalités sévères pour les infractions et un réseau d’avertissement pour encourager la déclaration par les professionnels de la santé et les patients; - collaborer avec d’autres pays et des organismes internationaux dans le contexte d’un effort mondial visant à mettre fin à la contrefaçon des médicaments.
Moins de détails

Mémoire présenté au Comité permanent de la santé de la Chambre des communes au sujet du Programme commun d'évaluation des médicaments

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8719
Dernière révision
2019-03-03
Date
2007-05-14
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Dernière révision
2019-03-03
Date
2007-05-14
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Text
L'Association médicale canadienne représente plus de 65 000 médecins au Canada. Elle a pour mission de servir et d'unir les médecins du Canada et de défendre sur la scène nationale, en collaboration avec la population du Canada, les normes les plus élevées de santé et de soins de santé. Pour nous acquitter de cette mission, nous avons créé un nombre croissant de politiques sur les enjeux pharmaceutiques. En novembre 2003, nous avons présenté un exposé au Comité de la Chambre des communes chargé d'étudier des questions reliées aux médicaments d'ordonnance. En juillet 2006, de concert avec quatre autres organismes représentant les patients, les professionnels de la santé, les gestionnaires et les administrateurs du système de santé, l'AMC a créé la Coalition pour une Stratégie pharmaceutique canadienne et publié un cadre et des principes qui devraient selon nous régir l'élaboration d'une stratégie pharmaceutique au Canada. Nous comprenons que l'étude en cours sur le Programme commun d'évaluation des médicaments (PCEM) s'inscrit dans le cadre d'une étude plus détaillée et de plus grande envergure sur les médicaments d'ordonnance qu'envisage le Comité permanent de la santé de la Chambre des communes. Nous avons hâte de vous aider à réaliser cette étude. Entre-temps, nous signalons que le PCEM est lié intimement à des enjeux connexes comme la protection contre le coût catastrophique des médicaments et un formulaire national, que nous aborderons aussi brièvement au cours de notre exposé. Les produits pharmaceutiques sont importants pour la santé des Canadiens. Pour beaucoup de patients, les médicaments d'ordonnance ont évité des maladies graves, raccourci la durée de l'hospitalisation, remplacé le traitement chirurgical et amélioré la capacité de fonctionner de façon productive dans la communauté. Les produits pharmaceutiques offrent aussi des avantages pour le système de santé en réduisant d'autres coûts comme les dépenses hospitalières et les paiements d'incapacité. Les médicaments d'ordonnance offrent certes des avantages importants, mais les dépenses qu'on y consacre augmentent aussi plus rapidement que tout autre élément des soins de santé. Il est réaliste de s'attendre à ce que le rôle des médicaments d'ordonnance dans les soins de santé continue de prendre de l'ampleur et que les dépenses publiques qui y sont consacrées augmentent en conséquence. Comme les patients deviennent de plus en plus informés et sensibilisés aux enjeux politiques, ils continueront de s'attendre à avoir accès à un éventail élargi de médicaments d'ordonnance et à exiger cet accès. L'AMC est d'avis que toute stratégie pharmaceutique doit reposer sur deux principes prédominants qui sont conformes aux valeurs canadiennes établies depuis longtemps : * tous les Canadiens devraient avoir accès à des médicaments d'ordonnance sécuritaires et efficaces; * nul Canadien ne devrait être privé de médicaments médicalement nécessaires à cause de son incapacité de payer. La question de savoir si le PCEM contribue à atteindre ces buts a suscité des débats animés. Des représentants fédéraux et provinciaux ont affirmé au Comité de la Chambre des communes que le PCEM répond à leurs besoins et leur a donné, dans certains cas, une évaluation de plus grande qualité que celle qu'ils auraient pu faire eux-mêmes. Par contre, des groupes de patients ont affirmé que le PCEM constitue une strate administrative inutile et un obstacle entre eux et de nouvelles thérapies qui pourraient sauver des vies. Il est possible, voire probable, que la réforme du PCEM ne réussisse jamais à refermer complètement la divergence entre ces deux points de vue. Nous comprenons la frustration des patients et de leurs défenseurs lorsque le PCEM se prononce contre le paiement par le secteur public ou encore pire, approuve un médicament que les provinces refusent ensuite d'ajouter à leur formulaire. Dans ces deux cas, la viabilité du système de santé constitue un facteur important et valide. Il serait malheureux que nos budgets limités de la santé, que l'on n'aurait pu autrement consacrer à des stratégies de traitement ou de prévention des maladies dont l'efficacité est prouvée, soient consacrés plutôt au financement de médicaments coûteux dont on finit par constater qu'ils ne sont pas plus bénéfiques pour les patients que d'autres beaucoup moins coûteux. 2) Principes généraux de l'évaluation des médicaments Le mécanisme d'évaluation des médicaments pour inclusion dans les formulaires publics n'a pas commencé avec le PCEM. Avant la création du programme, chaque formulaire fédéral et provincial effectuait sa propre évaluation. Sans le PCEM, il y aurait quand même des évaluations distinctes. Démanteler complètement le mécanisme d'évaluation serait inacceptable, sur les plans tant financier que politique. Dans le contexte d'un but global, soit améliorer l'accès à des produits pharmaceutiques médicalement nécessaires dans la mesure où ils sont nécessaires, un mécanisme d'évaluation des médicaments devrait viser principalement à aider à garantir l'accès aux médicaments d'ordonnance dont on a démontré l'innocuité et l'efficacité dans le traitement, la prise en charge et la prévention des maladies et qui offrent des avantages importants pour la qualité de vie. Pour garantir que l'évaluation des médicaments au Canada atteint cet objectif, nous croyons que les principes suivants devraient s'y appliquer : * Le mécanisme d'évaluation devrait être impartial et reposer sur les meilleures données scientifiques disponibles. * Les principaux critères d'inclusion dans un formulaire devraient être la question de savoir si le médicament améliore les résultats pour la santé et constitue une amélioration par rapport à des produits actuellement sur le marché. * Le mécanisme d'évaluation devrait aussi inclure l'évaluation de l'efficacité du coût du médicament. * Il faudrait évaluer les médicaments non pas isolément mais comme des éléments constituants du continuum des soins de santé. L'évaluation devrait tenir compte des facteurs suivants : * L'effet d'un médicament sur l'utilisation globale des soins de santé. Si un médicament raccourcit le séjour à l'hôpital d'un patient, aide un patient autrement handicapé à retourner au travail ou remplace d'autres thérapies plus coûteuses ou plus effractives, il faudrait en tenir compte dans l'évaluation de l'efficacité globale de son coût. * Substituts du médicament à l'étude. L'évaluation devrait comparer le rendement d'un médicament à celui d'autres médicaments de la même catégorie et de thérapies non médicamenteuses disponibles. * Le mécanisme d'évaluation devrait être flexible et tenir compte des besoins particuliers de chaque patient et de ses résultats thérapeutiques, ainsi que de l'expertise des médecins lorsqu'il s'agit de déterminer les médicaments qui conviennent le mieux pour leurs patients. * Le mécanisme d'évaluation devrait être ouvert et transparent. Nous appuyons l'intention du PCEM de publier les justifications de ses décisions, y compris des versions vulgarisées. * Les constatations du PCEM constituent une source précieuse d'information sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments que les médecins prescrivent. C'est pourquoi il faudrait les diffuser aux soignants et aux patients dans le contexte d'une stratégie continue visant à encourager les meilleures pratiques d'établissement d'ordonnances. * Le mécanisme d'évaluation devrait prévoir une participation réelle des patients et des professionnels de la santé. Nous approuvons l'expansion du Comité consultatif canadien d'expertise sur les médicaments afin d'y inclure les représentants du public. Nous suggérons aussi que le PCEM fasse l'essai de forums publics et d'autres moyens d'obtenir la contribution de la population. * Il faudrait établir un mécanisme d'appel des décisions découlant de l'évaluation. * Le mécanisme d'évaluation devrait faire l'objet d'une évaluation continue. Nous constatons que le PCEM a déjà fait l'objet d'une évaluation dont il prévoit appliquer certaines recommandations clés. Les évaluations impartiales devraient se poursuivre afin de déterminer si le PCEM a un effet positif sur la santé de la population canadienne et sur son système de santé. 3) Le tableau d'ensemble Le Programme commun d'évaluation des médicaments n'existe pas dans l'isolement. Comme la Coalition pour une stratégie pharmaceutique canadienne - dont l'AMC est membre - l'a souligné dans sa déclaration de 2006, les éléments d'une stratégie pharmaceutique canadienne intégrée sont interdépendants et il faudrait les élaborer en parallèle afin de garantir que la Stratégie est cohérente et globale. Le PCEM est relié à d'autres enjeux qui touchent l'accès aux soins de santé en général et aux médicaments d'ordonnance en particulier et nous suggérons au Comité de tenir compte aussi des enjeux suivants : a) Médicaments contre les troubles rares. Une controverse entourant le PCEM porte sur le fait que les taux d'approbation sont faibles dans le cas des médicaments contre des troubles très rares, dont beaucoup sont les premiers de leur catégorie. C'est peut-être à cause du coût de ces médicaments, qui est souvent extrêmement élevé. On soutient aussi que les normes d'évaluation en vigueur du Comité consultatif canadien d'expertise sur les médicaments (CCCEM), qui attache une grande valeur aux essais cliniques portant sur de nombreux échantillons, ne peuvent saisir adéquatement la valeur de ces médicaments. On a recommandé d'approuver davantage de médicaments contre les troubles rares en se fondant sur des objectifs provisoires ou des valeurs de référence de substitution. La valeur de référence clinique constitue la mesure utile de l'efficacité d'un médicament. Il ne faut pas l'oublier dans tout mécanisme d'approbation des médicaments. Il faut étudier la question de plus près, comme toutes celles qui ont trait aux médicaments contre les troubles rares. L'AMC recommande que le Canada élabore une politique sur les médicaments contre les troubles rares qui : * en encourage la mise au point; * en évalue l'efficacité; * garantit que tous les patients qui pourraient en bénéficier y ont un accès raisonnable. b) Formulaire commun. L'AMC recommande que les gouvernements du Canada envisagent de créer un formulaire pancanadien. Les patients du Canada ont besoin d'une norme nationale. Dix-huit niveaux différents de couverture, c'est inacceptable. Le PCEM devait-il constituer l'assise de ce formulaire? Il faudrait que l'évaluation prouve que le PCEM constitue le moyen le plus efficace. Nous sommes convaincus que même s'il ne s'agit pas du rôle principal d'un formulaire pancanadien, le contrôle des coûts constitue une préoccupation valide du système. Si deux médicaments de la même catégorie ont la même efficacité, il est raisonnable de s'attendre à ce que l'on couvre ou prescrive de préférence le moins coûteux. Un formulaire pancanadien devrait par contre être flexible. Il devrait inclure un mécanisme permettant aux patients d'avoir accès aux médicaments hors formulaire si, de l'avis du médecin traitant, le produit recommandé n'est pas le bon choix en l'occurrence. Il faudrait concevoir ce mécanisme de façon à réduire au minimum le fardeau administratif imposé aux professionnels de la santé. c) Protection contre le coût catastrophique des médicaments. On reconnaît maintenant en général qu'un programme pancanadien de protection contre le coût catastrophique des médicaments s'impose. La discussion porte maintenant sur le type de programme qu'il faudrait mettre en œuvre. Pour garantir que les Canadiens peuvent avoir accès aux médicaments dont ils ont besoin, sans égard à leur lieu de résidence ou à leur revenu, l'AMC recommande que les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux évaluent, en collaboration avec les assureurs privés, les besoins en médicaments des Canadiens, en particulier ceux qui ne sont pas assurés ou qui le sont insuffisamment, et qu'ils s'entendent sur une option pour assurer une couverture équitable et intégrée des médicaments d'ordonnance. L'AMC a recommandé que les gouvernements commencent par accorder la priorité à un programme national d'assurance-médicaments afin de fournir les médicaments dont ils ont besoin à tous les enfants et les adolescents du Canada. Conclusion En principe, l'AMC croit qu'un mécanisme d'évaluation de l'efficacité clinique et de celle des coûts des médicaments d'ordonnance peut contribuer à améliorer la santé des patients du Canada et notre système de santé. La mesure dans laquelle le PCEM s'acquitte bien de son rôle déterminera sa valeur. Association médicale canadienne le 14 mai 2007
Documents
Moins de détails

Les interactions avec l'industrie pharmaceutique : lignes directrices pour les médecins

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique9041
Dernière révision
2019-03-03
Date
2007-12-01
Thèmes
Éthique et professionnalisme médical
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2019-03-03
Date
2007-12-01
Remplace
Les médecins et l'industrie pharmaceutique (mise à jour 2001)
Thèmes
Éthique et professionnalisme médical
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Text
LES INTERACTIONS AVEC L'INDUSTRIE PHARMACEUTIQUE : LIGNES DIRECTRICES POUR LES MÉDECINS La prestation des soins de santé au Canada a toujours compris des interactions entre les médecins et les industries de produits pharmaceutiques et médicaux. Ces interactions s'étendent également aux domaines de la recherche et de la formation. Les médecins comprennent qu'il leur incombe de veiller à ce que leur participation à ces collaborations soit conforme à leur obligation première envers leurs patients et leurs devoirs envers la société, et éviter certaines situations au besoin. Les médecins comprennent aussi que la profession doit prêcher par l'exemple en préconisant des lignes directrices élaborées par les médecins. Les lignes directrices qui suivent ont été préparées par l'AMC comme document de référence pour les médecins, afin de les aider à savoir quels échanges il convient d'avoir avec l'industrie. Elles ne visent pas à interdire ou à décourager les interactions légitimes de cette nature, qui peuvent être avantageuses aussi bien pour les patients que pour les médecins. Même si elles s'adressent avant tout aux médecins (résidents compris) et aux étudiants en médecine, les lignes directrices s'appliquent aussi aux relations entre l'industrie et les organisations médicales. Principes généraux 1. Les interactions professionnelles entre les médecins et l'industrie doivent viser avant tout l'amélioration de la santé des Canadiens. 2. Les relations entre les médecins et l'industrie sont régies par le Code de déontologie de l'AMC et par le présent document. 3. L'obligation première du médecin en exercice est envers son patient. Les relations avec l'industrie sont inacceptables si elles affectent négativement la nature fiduciaire de la relation patient-médecin. 4. Les médecins doivent trancher en faveur de leurs patients tout conflit d'intérêts entre eux-mêmes et leurs patients résultant de leurs relations avec l'industrie. Les médecins doivent plus particulièrement éviter de se laisser influencer par leurs intérêts personnels lorsqu'ils prescrivent des médicaments ou qu'ils réfèrent leurs patients. 5. Sauf dans le cas des médecins à l'emploi de l'industrie pharmaceutique, le médecin doit en tout temps, dans ses rapports avec l'industrie, maintenir son autonomie professionnelle et son indépendance. Par ailleurs, tous les médecins doivent demeurer fidèle à la méthodologie scientifique. 6. Les médecins qui ont des liens avec l'industrie doivent les divulguer dans toute situation où l'on pourrait raisonnablement croire que ces liens risquent d'influencer leur jugement. Recherche subventionnée par l'industrie 7. Toute activité de recherche à laquelle participent les médecins doit de prime abord être défendable sur le plan éthique, responsable sur le plan social et valide sur le plan scientifique. Le médecin a pour responsabilité première le mieux-être de son patient. 8. La participation des médecins à des activités de recherche subventionnées par l'industrie doit toujours être précédée de l'approbation officielle du projet par un organisme compétent de contrôle déontologique. La recherche en question doit respecter les normes et les procédures appropriées en vigueur. 9. À moins que le comité d'éthique en recherche autorise une dérogation à cette exigence, un patient ne peut être inscrit et participer à des études de recherche que s'il donne son consentement de plein gré et en toute connaissance de cause, et à condition qu'il soit apte à le donner, sinon le consentement éclairé du mandataire devra être obtenu. Plus précisément, le médecin recruteur doit informer l'éventuel sujet de recherche ou son mandataire de l'objet de l'étude, de sa source de financement, de la nature et de la probabilité relative des préjudices et avantages et de la nature de la participation du médecin, et doit faire savoir aux sujets éventuels qu'ils ont le droit de refuser de participer à l'étude ou de s'en retirer à tout moment, sans nuire à la continuation de leurs soins. 10. Le médecin qui inscrit un patient à une étude de recherche doit protéger les renseignements personnels de ce patient, conformément aux lois fédérales ou provinciales applicables et aux dispositions du Code de protection des renseignements personnels sur la santé de l'AMC. Si le médecin ne peut garantir la confidentialité, il doit le révéler dans le cadre du processus de consentement éclairé prévu pour l'étude. 11. Les médecins en exercice ne doivent participer à des études cliniques que si elles sont d'abord enregistrées dans un registre de recherche accessible au public. 12. Parce qu'elle risque d'influencer leur jugement, la rémunération versée à des médecins pour leur participation à des études de recherche ne doit pas constituer une incitation. Elle peut cependant couvrir une somme raisonnable de temps et de dépenses, et elle doit être approuvée par le conseil d'éthique en recherche compétent. Si leur médecin reçoit des honoraires pour les inscrire à une étude, les sujets de recherche doivent en être informés et doivent savoir aussi d'où provient la rémunération en question. 13. Il ne faudrait pas verser d'honoraires d'intermédiation lorsque le médecin ne fait que proposer les noms de sujets de recherche éventuels. La communication de renseignements sur le patient sans son consentement constituerait une violation de la confidentialité. Les médecins qui rencontrent des patients, discutent de l'étude et obtiennent leur consentement éclairé pour présenter des renseignements à leur sujet peuvent être rémunérés pour cette activité. 14. Les coûts marginaux (les coûts supplémentaires directement liés à l'étude de recherche), qu'il s'agisse de procédures de diagnostic ou de services aux patients, doivent être payés par le commanditaire de l'industrie ou son agent et non par les établissements de santé ou les organismes d'assurance provinciaux ou autres. 15. Lorsqu'ils présentent des articles à des revues médicales, les médecins doivent signaler de tout lien qu'ils ont avec les entreprises qui assurent le financement des études ou qui fabriquent les produits faisant l'objet des études, que la revue exige ou non une telle divulgation. Il faudrait divulguer aussi les sources de financement de l'étude. 16. Les médecins ne doivent être inclus comme auteurs d'un article publié sur les résultats d'une étude commanditée par l'industrie que s'ils ont contribué substantiellement à l'étude ou à la rédaction de l'article. 17. Les médecins ne doivent pas conclure d'ententes qui limitent leur droit de publier ou de divulguer des résultats de l'étude, ou de signaler des événements indésirables qui se produisent pendant celle-ci. Des limites raisonnables ne mettant pas en danger la santé et la sécurité des patients peuvent être admissibles. Études de suivi commanditées par l'industrie 18. Les médecins ne doivent participer qu'aux études de suivi postérieures à la mise en marché qui sont scientifiquement appropriées et qui concernent des médicaments ou des instruments pertinents à leur domaine de pratique, et lorsque l'étude peut apporter une contribution substantielle aux connaissances sur le médicament ou l'instrument. Il faut éviter les études destinées clairement à des fins de marketing ou autres. 19. Un conseil compétent d'éthique de la recherche doit revoir ces études et les approuver. Le Conseil national de l'éthique en recherche chez l'humain est une source supplémentaire de conseils en la matière. 20. En participant à une telle étude, le médecin est quand même tenu de signaler à l'autorité compétente les événements indésirables. Éducation médicale continue et perfectionnement professionnel permanent continu (EMC-PPP) 21. Il est entendu que cette section des Lignes directrices porte principalement sur les initiatives d'éducation médicale conçues à l'intention des médecins actifs. Les mêmes principes s'appliquent toutefois aussi aux activités d'éducation (comme les séances scientifiques du midi et les clubs de lecture de journaux) tenues dans le contexte de la formation en médecine ou de la résidence. 22. Les activités d'EMC-PPP ont pour objet premier de répondre aux besoins de formation des médecins et autres fournisseurs de soins de santé, dans le but d'améliorer les soins aux patients. Les activités de nature principalement promotionnelle comme les symposiums satellites doivent être identifiées comme telles auprès des conférenciers et des participants et ne doivent pas être considérées comme des activités d'EMC-PPP. 23. La décision finale quant à l'organisation, au contenu et au choix des activités d'EMC-PPP destinées aux médecins doit être prise par les médecins-organisateurs. 24. Il incombe aux organisateurs d'activités d'EMC-PPP et aux médecins conférenciers d'assurer la validité scientifique, l'objectivité et l'exhaustivité des activités d'EMC-PPP. Les organisateurs et les conférenciers sont tenus de divulguer aux personnes qui participent à leurs activités d'EMC-PPP toute affiliation financière avec des fabricants de produits mentionnés pendant l'activité ou avec des fabricants de produits concurrents. Il devrait y avoir une procédure à suivre pour gérer les conflits ainsi divulgués. 25. La décision finale quant aux modalités de financement des activités d'EMC-PPP revient aux médecins-organisateurs. La publicité et la documentation écrite d'activités d'EMC-PPP peuvent reconnaître l'aide financière ou autre reçue, mais on ne doit pas y identifier les produits de la ou des sociétés commanditaires. 26. Tous les fonds provenant d'une source commerciale doivent être remis sous forme de subvention à l'éducation sans restriction payable à l'ordre de l'établissement ou de l'organisation qui parraine l'activité d'EMC-PPP. 27. Les représentants de l'industrie ne doivent pas siéger aux comités organisateurs de planification du contenu d'EMC. Ils peuvent toutefois participer au soutien logistique. 28. Il faut utiliser les noms génériques en plus des marques de commerce au cours d'activités d'EMC-PPP. 29. Les médecins doivent s'abstenir de faire de la vente à leurs pairs. Il y a vente aux pairs lorsqu'un fabricant de produits pharmaceutiques ou d'instruments médicaux ou un fournisseur de services retient les services d'un médecin pour animer un séminaire ou autre événement semblable qui porte principalement sur ses propres produits et qui vise à en augmenter les ventes. Cela s'applique aussi aux tiers qui passent des contrats pour le compte de l'industrie. Il serait raisonnable de considérer qu'une telle participation contrevient au Code de déontologie de l'AMC, lequel interdit d'approuver un produit en particulier. 30. Si l'on mentionne en particulier des produits ou des services, il devrait y avoir présentation équilibrée du corpus de renseignements scientifiques qui prévaut sur le produit ou le service et d'autres traitements possibles raisonnables. Si l'on discute d'utilisations non approuvées d'un produit ou d'un service, les conférenciers doivent en informer les participants. 31. Les négociations au sujet des présentoirs promotionnels choisis pour les activités d'EMC-PPP ne doivent pas être influencées par le fait que l'industrie commandite l'activité. Les présentoirs promotionnels ne doivent pas être installés dans la pièce où se déroule l'activité éducative. 32. Les arrangements de déplacement et de logement, les événements sociaux et le site d'une activité d'EMC-PPP financée par l'industrie doivent être conformes à ceux que l'on choisirait normalement en l'absence d'un tel financement. Par exemple, le commanditaire de l'industrie ne doit payer ni les frais de déplacement ou de logement, ni d'autres dépenses personnelles des médecins qui participent à une activité d'EMC-PPP. Les commanditaires ne devraient pas subventionner les arrangements d'accueil et autres des invités personnels des participants ou des conférenciers, ce qui inclut leur conjoint ou les membres de leur famille. 33. Les conférenciers qui participent à des activités d'EMC-PPP peuvent toutefois accepter des honoraires raisonnables et le remboursement de leurs frais de déplacement, de logement et de repas. Les participants à un événement ne peuvent tous être désignés comme conférenciers. On entend par conférencier une personne qui prépare et présente une séance d'éducation de fond dans un domaine où elle est une experte reconnue ou fait autorité. Perfectionnement professionnel permanent en format électronique (PPPe) 34. Les mêmes principes généraux énoncés ci-dessus et qui s'appliquent aux événements de PPP auxquels les participants assistent en personne s'appliquent aussi à tout module de PPPe (ou à tout autre programme écrit de PPP). On entend généralement par PPPe du contenu ou des modules agréés, dispensés en ligne ou sur l'Internet. Les principes énoncés ci-après s'appliquent aussi à toute forme écrite de programme de PPP. 35. Il revient ultimement aux auteurs de modules de PPPe de veiller au contenu de ces modules et à leur validité et de s'assurer que les modules sont conçus et dispensés indépendamment de tout commanditaire de l'industrie. 36. Les auteurs de modules de PPPe doivent être médecins et posséder une compétence spéciale dans le domaine clinique pertinent; il leur faut déclarer tout lien avec les commanditaires du module ou avec toute société concurrente. 37. Les pages web qui affichent le matériel de PPPe ne doivent contenir aucun lien direct vers le site web d'un industrie ou d'un produit. 38. Les participants à une activité de PPPe doivent avoir donné leur consentement éclairé explicite avant que l'on puisse recueillir, utiliser, afficher ou diffuser des renseignements à leur sujet. 39. Les méthodologies des études mentionnées dans les modules de PPPe doivent être accessibles aux participants pour leur permettre d'évaluer la qualité des données probantes en question. Il faut éviter de se présenter seulement des résumés qui empêchent les participants d'évaluer la qualité des données probantes. Lorsque les méthodes des études citées ne sont pas précisées dans les résumés, elles doivent être décrites dans le contenu du module de PPPe. 40. Si on modifie le contenu des modules de PPPe, il faut les faire agréer à nouveau. Conseils consultatifs 41. Il peut arriver que des représentants de l'industrie demandent à des médecins de siéger à des comités consultatifs ou de faire fonction de conseillers ou consultants à titre individuel. Les médecins être attentifs à l'influence que cette relation pourrait exercer sur leurs décisions cliniques. Même si les médecins ont un rôle légitime à jouer à ces titres, il faudrait observer les principes suivants : A. Il faut indiquer clairement par écrit, dans une entente contractuelle, les produits exacts à livrer en fonction de l'entente. L'arrangement devrait prévoir exclusivement que le médecin communiquera une connaissance médicale spécialisée que ne pourrait autrement acquérir la société qui retient ses services et ne doit pas inclure des activités de promotion ou d'éducation au nom de l'entreprise même. B. La rémunération du médecin doit être raisonnable et tenir compte de l'ampleur et de la complexité de sa participation. C. Il faut dans la mesure du possible tenir les réunions à l'endroit géographique où se trouve le médecin ou dans le contexte d'une réunion à laquelle il participerait normalement. Lorsque de tels arrangements ne sont pas possibles, il faut rembourser au médecin-conseil des frais de déplacement et de séjour de base. Il ne faut pas tenir de réunion ailleurs qu'au Canada, sauf dans le cas de conseils internationaux. Trousses d'évaluation clinique (échantillons) 42. La prescription de médicaments au patient doit reposer sur le jugement clinique indépendant du médecin et non sur la disponibilité d'échantillons d'un médicament en particulier. 43. La distribution d'échantillons ne doit entraîner aucun gain matériel ni pour le médecin ni pour la pratique avec laquelle il ou elle est associé. 44. Il incombe aux médecins qui acceptent des échantillons ou d'autres produits de soins de santé de veiller à noter le type et la quantité de médicament ou de produit dispensé. Il leur incombe aussi de veiller à ce que les échantillons ne soient pas périmés, de s'assurer de leur sécurité et de voir à disposer des produits inutilisés. Autres considérations 45. Ces lignes directrices s'appliquent aux relations entre les médecins et toute organisation commerciale, ce qui comprend, sans s'y limiter, les fabricants d'instruments médicaux, de produits nutritionnels et de produits de soins de santé, ainsi que les fournisseurs de services. 46. Les médecins ne doivent pas distribuer de produits pharmaceutiques ou autres à moins de pouvoir démontrer que ces produits et services ne peuvent être offerts par un tiers compétent, et ils ne doivent alors que récupérer leurs coûts. 47. Les médecins ne doivent pas investir dans des industries ou des entreprises connexes si cela risque d'influencer indûment leur mode de pratique ou leur façon de prescrire. 48. Les médecins en exercice affiliés à des sociétés pharmaceutiques ne doivent pas laisser cette affiliation influencer indûment leur exercice de la médecine. 49. Les médecins en exercice ne doivent accepter aucune rémunération, sous quelque forme que ce soit, de la part du fabricant de produits pharmaceutiques ou de distributeurs en échange d'une visite de nature promotionnelle ou similaire. 50. Les médecins en exercice peuvent accepter des aides didactiques qui conviennent à leur domaine de pratique à condition que ceux-ci ne portent tout au plus que le logo de l'entreprise donatrice et ne mentionnent aucun agent thérapeutique, service ou autre produit. Étudiants en médecine et résidents 51. Les principes des présentes lignes directrices s'appliquent aussi bien aux médecins en formation qu'aux médecins en exercice. 52. Les programmes des facultés de médecine doivent traiter explicitement de ces lignes directrices en offrant des séances d'éducation portant sur les conflits d'intérêts et les interactions des médecins avec l'industrie.
Documents
Moins de détails

Le cannabis à des fins médicales

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10045
Dernière révision
2019-03-03
Date
2010-12-04
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2019-03-03
Date
2010-12-04
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Text
L’Association médicale canadienne (AMC) a toujours reconnu les besoins particuliers des personnes atteintes d’une maladie en phase terminale ou d’une maladie chronique que les thérapies conventionnelles ne réussissent pas à traiter et qui peuvent être soulagées par le cannabis. De nombreuses préoccupations ont toutefois trait principalement au peu de données probantes à l’appui d’un grand nombre des allégations thérapeutiques formulées au sujet du cannabis à des fins médicales et de la nécessité d’appuyer les professionnels de la santé dans leur pratique1,2,3,4. Les indications en faveur de l’utilisation du cannabis pour traiter certains problèmes ont été bien étudiées, mais il existe beaucoup moins d’information sur de nombreuses utilisations médicales possibles. Les médecins qui veulent autoriser l’utilisation du cannabis pour leurs patients doivent consulter la politique pertinente de l’ACPM5 et les lignes directrices formulées par les ordres des médecins des provinces et des territoires pour s’assurer qu’ils sont bien protégés sur le plan médicolégal. Il faut aussi consulter les politiques de l’AMC, Autorisation de l’usage de la marijuana à des fins médicales6, ainsi que Les interactions avec l’industrie pharmaceutique : lignes directrices pour les médecins7. L’AMC présente les recommandations suivantes : 1. Appuyer davantage l’avancement des connaissances scientifiques sur l’utilisation du cannabis à des fins médicales. L’AMC encourage le gouvernement à appuyer les recherches scientifiques rigoureuses sur l’efficacité des allégations thérapeutiques, 2 l’innocuité, les liens dose-effet, les interactions possibles et les voies d’administration les plus efficaces dans diverses populations. 2. Appliquer au cannabis les mêmes normes de surveillance et de preuve réglementaires que celles qui visent les produits pharmaceutiques en vertu de la Loi sur les aliments et drogues conçue pour protéger le public par l’évaluation de l’innocuité et de l’efficacité. 3. Accroître l’aide accordée aux médecins dans leur milieu de travail au sujet de l’utilisation du cannabis à des fins médicales. L’AMC demande au gouvernement de collaborer avec l’AMC, le Collège des médecins de famille du Canada, le Collège royal des médecins et chirurgiens et d’autres parties prenantes compétentes afin de mettre au point des possibilités d’éducation agréées et impartiales et des programmes d’octroi de permis aux médecins qui autorisent l’utilisation du cannabis pour leurs patients en se basant sur les meilleurs éléments de preuve disponibles. Contexte En 2001, Santé Canada a édicté le Règlement sur l’accès à la marijuana à des fins médicales (RAMFM) pour répondre à la Cour d’appel de l’Ontario qui a statué que l’interdiction du cannabis à des fins médicales enfreignait la Charte des droits et libertés8. Le RAMFM comme édicté visait à encadrer l’accès légal au cannabis, drogue alors illégale, pour soulager la douleur, les nausées et d’autres symptômes chez les personnes atteintes d’une maladie grave que les thérapies conventionnelles ne réussissaient pas à traiter. Tout en reconnaissant les besoins des personnes atteintes d’une maladie chronique ou en phase terminale, l’AMC a soulevé de fermes objections au règlement proposé. Le manque d’éléments de preuve relatifs aux risques et aux bienfaits associés à l’usage du cannabis soulevait des préoccupations. C’est pourquoi il était difficile pour les médecins de bien conseiller leurs patients et de gérer adéquatement les doses et les effets secondaires possibles. L’AMC est d’avis qu’il ne faut pas placer les médecins dans la situation intenable qu’est celle de gardiens d’un acte médical proposé qui n’a pas été soumis aux processus d’examen réglementaire obligatoire établis pour tous les médicaments d’ordonnance. D’autres préoccupations portaient en outre sur la responsabilité médicolégale et l’Association canadienne de protection médicale (ACPM) a encouragé les médecins qui ne se sentaient pas à l’aise face au règlement à s’abstenir d’autoriser le cannabis pour leurs patients. Diverses révisions ont été apportées au RAMFM et elles ont été ensuite remplacées par le Règlement sur la marihuana à des fins médicales (RMFM) en 2013-2014 et, par la suite, par le Règlement sur l’accès au cannabis à des fins médicales (RACFM) en 2016. Ces dispositions (Partie 14)9 font maintenant partie de la Loi sur le cannabis. Les professionnels de la santé qui veulent autoriser le cannabis pour leurs patients doivent signer un document 3 médical indiquant la quantité quotidienne autorisée de cannabis séché, exprimée en grammes. Ces révisions visaient surtout à répondre à des décisions de divers tribunaux du pays10,11,12. Les tribunaux ont toujours penché en faveur des droits des patients de soulager les symptômes d’une maladie en phase terminale ou de certains problèmes chroniques en dépit du peu de données disponibles sur l’efficacité du cannabis. Les tribunaux n’ont pas abordé le point de vue éthique de la situation dans laquelle on place les médecins qui deviennent les gardiens de l’accès à un médicament sans qu’il existe suffisamment d’éléments de preuve. L’AMC a participé à de nombreuses consultations menées par Santé Canada auprès de parties prenantes, ainsi qu’aux travaux de comités consultatifs scientifiques, et elle a continué d’exprimer les préoccupations des milieux médicaux. Comme on l’a déjà signalé, les décisions des tribunaux canadiens ont contraint le gouvernement fédéral. Les éléments de preuve actuels sur les préjudices causés par l’usage du cannabis sont également peu nombreux et révèlent de graves préoccupations. Des recherches en cours ont montré que l’usage régulier du cannabis pendant le développement du cerveau (jusqu’à environ 25 ans) entraîne un risque accru de troubles mentaux, qui comprennent la dépression, l’anxiété et la schizophrénie, particulièrement en présence d’antécédents personnels ou familiaux de maladie mentale. On a aussi établi un lien entre l’usage à long terme et des problèmes d’attention, de contrôle des impulsions et de régulation des émotions. Le cannabis inhalé a également des répercussions sur les poumons comme la bronchite chronique. On en de plus associé l’usage à de moins bonnes issues de la grossesse. La dépendance au produit, qui survient chez jusqu’à 10 % des usagers réguliers, préoccupe aussi les médecins. Sur le plan de la sécurité publique et personnelle, le cannabis peut avoir des répercussions néfastes sur le jugement et accroître le risque d’accident (de véhicules à moteur, par exemple). Pour beaucoup de personnes, l’usage du cannabis n’est pas sans avoir des conséquences indésirables3,13,14. Des options de rechange pharmacologiques, souvent administrées par voie orale, sont aussi disponibles et réglementées au Canada15. Ces médicaments imitent l’effet du delta-9-tétra-hydrocannabinol (THC) et d’autres cannabinoïdes, et ont subi des essais cliniques visant à en démontrer l’innocuité et l’efficacité. Leur utilisation a été approuvée en vertu de la Loi sur les aliments et drogues. Il convient de signaler que dans ce format, on évite les sous-produits toxiques du cannabis inhalé16. Il est toutefois évident qu’il faut pousser les recherches plus loin. Version originale approuvée par le Conseil d’administration de l’AMC en décembre 2010. Version révisée et approuvée par le Conseil d’administration de l’AMC en mars 2019. Références 4 1 Allan GM, Ramji J, Perry D, et coll. Simplified guideline for prescribing medical cannabinoids in primary care. Canadian Family Physician, 2018; vol. 64, no 2 : p. 111-120. [En ligne]. Accessible ici : http://www.cfp.ca/content/cfp/64/2/111.full.pdf (consulté le 8 janvier 2019). 2 Collège des médecins de famille du Canada (CMFC). Autorisation de cannabis séché pour le traitement de la douleur chronique ou de l’anxiété : Document d’orientation préliminaire. Mississauga : CMFC; 2014. [En ligne]. Accessible ici : https://www.cfpc.ca/uploadedFiles/Resources/_PDFs/cannabis_orientation_preliminaire.pdf (consulté le 8 janvier 2019). 3 National Academies of Sciences, Engineering, and Medicine. The health effects of cannabis and cannabinoids: the current state of evidence and recommendations for research. Washington (DC) : National Academies Press (É.-U.); 2017. 4 Whiting PF, Wolff RF, Deshpande S, et coll. Cannabinoids for medical use: a systematic review and meta-analysis. JAMA, 2015; vol. 313, no 24 : p. 2456-2473. 5 Association canadienne de protection médicale (ACPM). La marijuana à des fins médicales : ce que les médecins canadiens devraient prendre en considération. Ottawa : ACPM; 2018. [En ligne]. Accessible ici : https://www.cmpa-acpm.ca/fr/advice-publications/browse-articles/2014/medical-marijuana-new-regulations-new-college-guidance-for-canadian-doctors (consulté le 8 janvier 2019). 6 Association médicale canadienne (AMC). Autorisation d’usage de la marijuana à des fins médicales. Ottawa : AMC; mise à jour 2015. [En ligne]. Accessible ici : https://policybase.cma.ca/fr/viewer?file=%2fdocuments%2fPolicypdf%2fPD15-04f.pdf#phrase=false (consulté le 8 janvier 2019). 7 Association médicale canadienne (AMC). Les interactions avec l’industrie pharmaceutique : Lignes directrices pour les médecins. Ottawa : AMC; 2009. [En ligne]. Accessible ici : http://policybase.cma.ca/dbtw-wpd/Policypdf/PD08-01F.pdf (consulté le 22 janvier 2019). 8 R. c. Parker, 2000 CanLII 5762 (ON CA). [En ligne]. Accessible ici : http://canlii.ca/t/1fb95 (consulté le 8 janvier 2019). 9 Gouvernement du Canada. Ministère de la Justice. Règlement sur le Cannabis (DORS 2018/144), partie 14. Accès au cannabis à des fins médicales. 2018. [En ligne]. Accessible ici : https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/DORS-2018-144/page-28.html (consulté le 8 janvier 2019). 10 Hitzig c. Canada, 2003 CanLII 3451 (ON SC). [En ligne]. Accessible ici : http://canlii.ca/t/1c9jd (consulté le 8 janvier 2019). 11 Allard c. Canada, [2016] 3 FCR 303, 2016 FC 236 (CanLII), [En ligne]. Accessible ici : http://canlii.ca/t/gngc5 (consulté le 8 janvier 2019). 12 R. c. Smith, 2014 ONCJ 133 (CanLII). [En ligne]. Accessible ici : http://canlii.ca/t/g68gk (consulté le 8 janvier 2019). 13 Volkow ND, Baler RD, Compton WM, Weiss SRB. Adverse health effects of non-medical cannabis use. N Engl J Med., 2014; vol. 370, no 23 : p. 2219–2227. 14 Organisation mondiale de la Santé. The health and social effects of nonmedical cannabis use. Genève : OMS; 2016. [En ligne]. Accessible ici : https://www.who.int/substance_abuse/publications/msbcannabis.pdf (consulté le 8 janvier 2019). 15 Ware MA. Is there a role for marijuana in medical practice? Can Fam Physician, 2006; vol. 52, no 12 : p. 1531-1533. [En ligne]. Accessible ici : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC1952544/pdf/0530022a.pdf (consulté le 8 janvier 2019). 16 Engels FK, de Jong FA, Mathijssen RHJ, et. coll. Medicinal cannabis in oncology. Eur J Cancer. 2007; vol. 43, no 18 : p. 2638-2644. [En ligne]. Accessible ici : https://www.ejcancer.com/article/S0959-8049(07)00736-8/abstract (consulté le 8 janvier 2019).
Documents
Moins de détails

Ingrédients non médicaux dans les médicaments

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique802
Dernière révision
2017-03-04
Date
1985-08-25
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC85-28
L’Association médicale canadienne demande à Santé Canada de faciliter la diffusion aux professionnels de la santé et aux consommateurs de l’information sur la présence, dans les médicaments, d’ingrédients non médicaux pouvant causer des effets indésirables.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1985-08-25
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC85-28
L’Association médicale canadienne demande à Santé Canada de faciliter la diffusion aux professionnels de la santé et aux consommateurs de l’information sur la présence, dans les médicaments, d’ingrédients non médicaux pouvant causer des effets indésirables.
Text
L’Association médicale canadienne demande à Santé Canada de faciliter la diffusion aux professionnels de la santé et aux consommateurs de l’information sur la présence, dans les médicaments, d’ingrédients non médicaux pouvant causer des effets indésirables.
Moins de détails

Réacteur national de recherche universel de Chalk River

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique9919
Dernière révision
2017-03-04
Date
2010-08-25
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC10-102
L’Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à s’engager publiquement à maintenir le réacteur national de recherche universel de Chalk River aussi longtemps que nécessaire après la date de fermeture annoncée de 2016 et jusqu’à ce que d’autres sources garanties d’isotopes ou de produits radiopharmaceutiques de remplacement aient fait leurs preuves et soient disponibles.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
2010-08-25
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC10-102
L’Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à s’engager publiquement à maintenir le réacteur national de recherche universel de Chalk River aussi longtemps que nécessaire après la date de fermeture annoncée de 2016 et jusqu’à ce que d’autres sources garanties d’isotopes ou de produits radiopharmaceutiques de remplacement aient fait leurs preuves et soient disponibles.
Text
L’Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à s’engager publiquement à maintenir le réacteur national de recherche universel de Chalk River aussi longtemps que nécessaire après la date de fermeture annoncée de 2016 et jusqu’à ce que d’autres sources garanties d’isotopes ou de produits radiopharmaceutiques de remplacement aient fait leurs preuves et soient disponibles.
Moins de détails

Prescription pour l'établissement optimal d'ordonnances

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10016
Dernière révision
2016-05-20
Date
2010-08-26
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2016-05-20
Date
2010-08-26
Thèmes
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Text
Ce document présente la position de l'Association médicale canadienne (AMC) au sujet de ce que les médecins peuvent faire, en collaboration avec d'autres intervenants, pour assurer que l'on prescrit aux Canadiens les médicaments qui leur seront les plus bénéfiques. Il recommande aussi des mesures que les médecins, les gouvernements et d'autres intervenants pourraient prendre à l'avenir pour favoriser les pratiques optimales d'établissement d'ordonnances. L'AMC est d'avis que l'établissement optimal d'ordonnances consiste à prescrire un médicament qui : - convient le plus à l'état du patient sur le plan clinique; - est sécuritaire et efficace; - s'inscrit dans un plan de traitement complet; - offre le meilleur rapport coût-efficacité pour répondre le mieux possible aux besoins du patient. Les choix que font les prescripteurs sont tributaires de nombreuses influences, y compris la formation (formation médicale de premier cycle, formation en résidence et éducation médicale continue), la disponibilité d'information utile au point de soin, la commercialisation et la promotion des médicaments, les préférences et la participation du patient, sans oublier le coût du médicament et l'assurance-médicaments. L'AMC propose une " prescription pour l'établissement optimal d'ordonnances " constituée de six éléments et présente les recommandations suivantes : Une stratégie nationale 1) Tous les ordres de gouvernement devraient collaborer avec les prescripteurs, le public, l'industrie et d'autres intervenants pour établir et appliquer une stratégie nationale afin d'encourager l'optimisation de l'établissement d'ordonnances et de l'utilisation des médicaments. Élément 1 : Information pertinente et objective pour les médecins 2) L'AMC appuie la création et la diffusion d'information sur l'établissement d'ordonnances qui : - repose sur les meilleures données scientifiques disponibles; - est pertinente à la pratique clinique; -est facile à intégrer dans le travail d'un médecin. 3) L'AMC encourage tous les organismes de formation médicale à appuyer un programme intégré d'éducation portant sur les produits pharmaceutiques, la pharmacologie et l'établissement optimal d'ordonnances aux échelons de la formation médicale de premier cycle, de la résidence et de l'éducation médicale continue. 4) L'AMC et les associations médicales provinciales et territoriales demandent au gouvernement d'appuyer et de financer des programmes impartiaux d'éducation médicale continue portant sur l'établissement optimal d'ordonnances. 5) L'AMC demande aux organismes de formation compétents d'élaborer des politiques ou des lignes directrices afin de garantir l'objectivité et l'impartialité de l'éducation médicale continue. 6) L'AMC recommande que les gouvernements, les instituts de recherche et d'autres intervenants financent et réalisent des recherches cliniques continues sur l'efficacité d'interventions visant à modifier les comportements et qu'ils affectent des ressources aux interventions les plus efficaces. Élément 2 : Ordonnances électroniques 7) L'AMC, les associations médicales provinciales et territoriales et les sociétés affiliées encouragent les gouvernements à appuyer activement les médecins dans leur virage vers l'établissement d'ordonnances électroniques en suivant une stratégie intégrée afin d'appuyer l'acquisition de matériel et de logiciel et la diffusion d'outils appropriés de formation et de transfert des connaissances. 8) L'AMC demande aux gouvernements d'intégrer les principes suivants dans l'établissement d'ordonnances électroniques : - des mesures visant à garantir la protection de la vie privée des patients et la confidentialité des renseignements à leur sujet, ainsi que celle des renseignements relatifs à l'établissement d'ordonnances par les médecins; - un lien avec un formulaire afin de donner aux médecins les meilleurs renseignements sur les pratiques exemplaires, ce qui inclut des données sur les coûts des médicaments; - des lignes directrices sur le partage des données entre les professionnels de la santé et d'autres personnes intéressées; - des normes de signature électronique qui ne sont pas excessivement restrictives. Élément 3 : Programmes des payeurs 9) L'AMC recommande que les formulaires des secteurs public et privé simplifient les exigences administratives imposées aux patients et aux médecins et réduisent les formalités administratives au minimum nécessaire pour garantir le soin optimal des patients. Élément 4 : Collaboration entre les fournisseurs de soins de santé 10) L'AMC recommande que des ententes de collaboration structurées et claires soient en place lorsque des praticiens gèrent conjointement la pharmacothérapie d'un patient. Élément 5 : Information impartiale et factuelle pour les patients 11) L'AMC demande aux gouvernements de financer et de faciliter la production et la diffusion aux consommateurs d'information pratique, à jour et impartiale sur les médicaments d'ordonnance et la façon appropriée de les utiliser, et d'aider les médecins et les pharmaciens à diffuser cette information aux patients. 12) L'AMC demande au gouvernement du Canada de continuer d'interdire la publicité directe au consommateur sur les médicaments d'ordonnance au Canada et de refermer les échappatoires qui permettent actuellement une promotion limitée des médicaments. Élément 6 : Recherche, surveillance et évaluation 13) L'AMC demande aux intervenants qui financent et produisent des recherches sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, des lignes directrices sur l'établissement d'ordonnances et des programmes visant à améliorer les habitudes en la matière de vraiment faire participer les médecins et les organisations médicales à cette activité. 1) Introduction Dans un monde parfait, tous les patients se verraient prescrire des médicaments qui ont l'effet le plus bénéfique sur leur état tout en causant le moins de préjudices possible, au meilleur coût pour le patient et pour le système de santé. Il est reconnu en général que nous n'avons pas encore atteint cet idéal. L'Association médicale canadienne (AMC) et les médecins du Canada croient toutefois que c'est un but qu'il vaut la peine de viser. L'AMC s'est engagée il y a longtemps à favoriser des soins de santé de grande qualité. L'un des éléments clés du projet à long terme sur la transformation des soins de santé lancé par l'AMC consiste à assurer qu'il y a des systèmes en place pour favoriser des soins de santé de grande qualité. Un de ces systèmes consisterait à encourager activement l'établissement optimal d'ordonnances. Ce document présente la position de l'AMC et ses recommandations sur ce que les médecins peuvent faire, en collaboration avec d'autres parties, pour assurer que les Canadiens se voient prescrire des médicaments qui leur apporteront le plus grand bienfait. On y analyse l'établissement d'ordonnances principalement du point de vue du médecin actif à la recherche du traitement qui convient le mieux à chaque patient. Il présente toutefois aussi des commentaires sur les effets que l'établissement d'ordonnances a sur le système de santé en général, à la fois sur l'état de santé global des Canadiens et sur le coût de la prestation des soins de santé. 2) Établissement optimal d'ordonnances : définition et principes de l'AMC a) Qu'est-ce que l'établissement optimal d'ordonnances ? L'établissement d'une ordonnance n'est pas une science exacte : le choix du médicament pour traiter un patient donné dépend des circonstances particulières du patient. L'AMC propose la définition et les principes suivants pour l'établissement optimal d'ordonnances : L'établissement optimal d'ordonnances consiste à prescrire un médicament qui : * est le plus approprié sur le plan clinique compte tenu de l'état du patient; * est sécuritaire et efficace; * s'inscrit dans un plan de traitement intégré; * offre le meilleur rapport coût-efficacité pour répondre le mieux possible aux besoins du patient. b) Principes de l'établissement optimal d'ordonnances L'AMC est d'avis que dans un environnement d'établissement optimal d'ordonnances, les principes suivants devraient s'appliquer : Principes de l'établissement optimal d'ordonnances 1) L'établissement d'une ordonnance doit viser principalement à améliorer ou à maintenir l'état de santé du patient. 2) L'ordonnance doit être établie dans le contexte du soin global du patient, ce qui comprend le diagnostic de l'état, d'autres formes de traitement, y compris la réadaptation, le conseil et la modification des habitudes de vie, la surveillance continue et la réévaluation de l'état du patient et du traitement pour assurer que le patient y répond comme il se doit, l'évaluation de l'observance médicamenteuse et l'arrêt de la pharmacothérapie lorsqu'elle n'est plus nécessaire. 3) Les patients doivent participer activement aux décisions qui portent sur la pharmacothérapie. C'est pourquoi ils ont besoin de renseignements utiles et pratiques. 4) Les décisions relatives à l'établissement d'ordonnances doivent reposer sur les meilleures données scientifiques disponibles, qui sont évaluées et mises à jour continuellement lorsqu'il y a lieu. 5) Les médecins doivent garder leur autonomie clinique lorsqu'il s'agit de décider quels médicaments prescrire. 6) Les décisions sur l'établissement d'ordonnances doivent tenir compte du coût pour le patient et viser l'efficacité des coûts à condition que cela n'entre pas en conflit avec l'objectif que constitue le soin optimal du patient. 7) Il faut tenir les médecins au courant des progrès de la pharmacothérapie au moyen d'un mécanisme d'éducation continue objective et pertinente. 8) Les professionnels de la santé doivent jouer un rôle de premier plan dans l'élaboration et l'évaluation de stratégies et d'outils qui visent à améliorer les meilleures pratiques d'établissement d'ordonnances. Ces principes peuvent s'appliquer aussi à l'utilisation optimale d'instruments médicaux, mais le document vise principalement les médicaments d'ordonnance. 3) Pourquoi l'établissement optimal d'ordonnances est-il important ? Les médicaments d'ordonnance jouent un rôle de plus en plus important dans le soin des patients au Canada. Il y a cinquante ans, ils servaient principalement à traiter des problèmes aigus pendant de brèves périodes et leur contribution aux coûts globaux des soins de santé était modeste. En 2005, toutefois, les Canadiens ont reçu 14 ordonnances par habitant, total qui grimpait à 74 chez les 80 ans et plusi. Beaucoup de Canadiens prennent maintenant des médicaments d'ordonnance à long terme pour gérer des problèmes chroniques comme le diabète, l'ostéoporose ou un cholestérol élevé. Le recours accru aux médicaments et le coût élevé de beaucoup de nouvelles pharmacothérapies ont fait grimper le coût des médicaments d'ordonnance pour les Canadiens et le système de santé. En 2008, les Canadiens ont dépensé quelque 25,4 milliards de dollars en médicaments d'ordonnance. En dollars constants, ce montant équivaut à près du triple de ces mêmes dépenses en 1985ii. Ensemble, les médicaments d'ordonnance et les médicaments en vente libre engloutissent un pourcentage plus élevé des coûts totaux que les services médicaux. En fait, seuls les hôpitaux en consomment davantage. Dans bien des cas, les médicaments d'ordonnance ont réduit le recours à l'hospitalisation et aux interventions chirurgicales. Au cours des dernières décennies, par exemple, les médicaments utilisés pour traiter l'ulcère gastroduodénal ont changé le profil de traitement, qui reposait principalement sur la chirurgie : il est devenu en grande partie médical. Par ailleurs, les patients peuvent prendre certains médicaments ou certaines catégories de médicaments pendant des années, et cet usage de longue durée peut avoir sur leur santé des répercussions actuellement inconnues. À mesure que le rôle des Canadiens dans les en soins de santé prend de l'ampleur, les examens détaillés publics visant à déterminer si les médicaments d'ordonnance qu'ils utilisent sont sécuritaires et efficaces, s'ils offrent un bon rapport qualité-prix et s'ils sont prescrits et pris de façon optimale afin de maximiser le bienfait pour les patients prennent eux aussi de l'ampleur. Comme on l'a déjà dit, l'établissement d'une ordonnance n'est pas une science exacte. Ce qui pourrait être considéré comme " non optimal " dans certains cas peut très bien convenir dans d'autres. Dans la plupart des cas, les médicaments sont prescrits de la bonne façon. Les données probantes indiquent toutefois qu'il y a des possibilités d'amélioration dans certains domaines. Les prescripteurs peuvent améliorer le soin des patients et la santé des Canadiens en adoptant des stratégies comme les suivantes : * En réduisant la surprescription de certains médicaments. Par exemple, l'utilisation excessive des antibiotiques constitue une préoccupation mondialeiii puisqu'elle peut précipiter l'apparition de l'antibiorésistance, ce qui réduit l'arsenal thérapeutique du médecin. * En réduisant la sous-prescription de certains médicaments. Une étude portant sur les pratiques de soins primaires en Ontario a révélé que même si 14 % des patients adultes avaient une dyslipidémie, 63,2 % n'étaient pas traités et, sur ceux qui étaient traités, 47,2 % n'étaient pas bien contrôlésiv. * En prescrivant des médicaments conformément aux guides de pratique clinique généralement reconnus afin d'assurer que les médicaments de première intention sont utilisés lorsque c'est indiqué. Les thérapies de deuxième intention sont souvent plus nouvelles et moins bien établies que celles de première intention. Elles sont donc plus susceptibles de comporter des risques non déterminés pour la sécurité. * En s'assurant que les médicaments sont prescrits et pris en toute sécurité de façon à réduire les préjudices causés par des interactions indésirables avec d'autres médicaments, des produits de santé naturels, l'alcool ou d'autres agents qui se trouvent dans le système du patient. Tout programme ou toute initiative visant à améliorer les soins de santé au Canada devrait inclure des activités à l'appui des stratégies ci-dessus. L'AMC estime qu'elles contribueront à l'état de santé global de la population canadienne et qu'elles pourraient réduire les coûts des soins de santé si les médicaments prescrits offraient le meilleur rapport coût-efficacité pour traiter au mieux les troubles des patients. 4) Beaucoup de facteurs ont une incidence sur l'établissement d'ordonnances L'établissement d'une ordonnance ne se produit pas dans le vide : c'est plutôt l'aboutissement de nombreux facteurs qui influent sur les médecins. On peut se demander si ces facteurs fournissent aux médecins l'appui dont ils ont besoin lorsqu'ils cherchent à prescrire de façon optimale. Certaines de ces influences sont décrites ci-dessous : a) Défi posé par l'acquisition de l'information Notre connaissance des médicaments d'ordonnance et de leurs effets est mise à jour continuellement, et les médecins doivent absorber de nouveaux renseignements tout au long de leur carrière. Or, les médecins reçoivent-ils l'information dont ils ont le plus besoin d'une façon qui leur permet de l'intégrer facilement dans leur pratique? Réponse de l'AMC : il y a matière à amélioration. Voici les principales sources d'information mises à la disposition des médecins : i) La formation des médecins Formation en faculté de médecine et résidence - La façon d'aborder les questions pharmacologiques varie selon la faculté de médecine, et les critiques se demandent si les programmes d'études offerts actuellement dans les facultés de médecine du Canada donnent aux futurs médecins une formation adéquate sur l'art et la science de l'établissement d'ordonnancev. Dans certains cas, la pharmacothérapie est enseignée dans le contexte de chaque système corporel - cardiaque, rénal, etc. - plutôt que comme sujet discrétionnaire. Cette façon de faire peut aussi faire oublier certains éléments unificateurs précieux de la pharmacologie. Éducation médicale continue (EMC) - Pour les médecins, l'EMC constitue une importante source d'information sur les nouveaux médicaments et sur de nouvelles indications de médicaments existants. Transmet-elle toutefois l'information la plus nécessaire ou la plus appropriée? On a soulevé des préoccupations au sujet de son impartialité. On calcule que la commandite de l'industrie pharmaceutique représente 65 % du revenu total des programmes d'EMC aux États-Unis et l'on suppose que le chiffre est à peu près le même au Canadavi. ii) Information au point d'intervention Comme la charge de travail reliée aux patients est de plus en plus lourde, le temps dont les médecins disposent pour la recherche est limité. Il faut souvent de nouveaux renseignements au point d'intervention. C'est le cas, par exemple, dans la salle d'examen pendant le contact avec un patient, lorsque le médecin a besoin rapidement d'une réponse. Il se peut que les guides de pratique clinique et les documents de référence au point de soin d'usage courant ne soient pas accessibles dans un format convivial et concis lorsqu'on en a besoin. De plus, on se préoccupe du fait que les experts qui créent des guides de pratique clinique ont, avec les sociétés pharmaceutiques, des liens qui pourraient avoir une incidence sur l'impartialité des guides. Il se peut que des sources d'information d'usage généralisé ne donnent pas aux médecins les renseignements dont ils ont le plus besoin, ce qui complique le problème. Les médecins reçoivent souvent de nouveaux renseignements sur l'innocuité, comme des avertissements portant sur des risques découverts récemment, sous forme d'avis de Santé Canada ou d'ailleurs. Il se peut que ces avis ne donnent pas aux médecins de conseils sur l'établissement d'ordonnances ou d'information sur d'autres traitements possibles si l'on considère que le médicament est trop dangereux pour être utilisé. iii) Promotion et commercialisation des médicaments L'information sur les médicaments et l'établissement d'ordonnances dont disposent les médecins provient en grande partie des représentants de l'industrie pharmaceutique qui leur rendent visite à leurs bureaux. Les médicaments dont il est ainsi fait la promotion ont tendance à être plus nouveaux et, par conséquent, ils coûtent souvent plus cher que les médicaments établis et leur efficacité et leurs effets secondaires possibles sont moins connus. La promotion des médicaments pourrait inciter des médecins à penser que lorsqu'il est question de médicament, " nouveau ", sous-entend " meilleur ", alors que ce n'est pas toujours le cas. La commercialisation par l'industrie se présente aussi sous des formes plus subtiles, dont les suivantes : * Échantillons de médicaments fournis gratuitement aux médecins. Puisque les échantillons ont tendance à être principalement de nouveaux médicaments, on a laissé entendre qu'ils encouragent l'utilisation de ceux-ci au détriment d'autres qui pourraient être moins coûteux et plus sécuritaires. * Collecte d'information sur les habitudes de prescription des médecins par des entreprises commerciales de gestion de données, cette information étant ensuite vendue à des sociétés pharmaceutiques pour les aider à personnaliser leurs messages de vente en fonction de médecins en particulier. * Manipulation du processus de publication en médecine par la conception d'essais cliniques qui visent à obtenir les résultats les plus positifs, par la publication sélective de résultats d'essais cliniques ou par la rédaction par un " prête-plume " d'articles de recherche savante par les entrepreneurs de l'industrie pharmaceutiquevii. b) Éducation et participation des patients Lorsqu'il envisage la pharmacothérapie d'un patient, le médecin doit tenir compte des effets possibles du comportement de celui-ci sur le traitement. Il peut être nécessaire de conseiller un patient au sujet de l'effet de produits de santé naturels, de l'alcool et d'autres substances mélangées avec leurs médicaments prescrits; de l'importance de se conformer au traitement prescrit; ou de la nécessité de modifier leur comportement (amélioration de l'alimentation, augmentation de l'activité physique accrue) afin d'augmenter les bienfaits du médicament. Un dialogue ouvert et honnête entre le patient et le médecin s'impose alors. La connaissance et les préférences du patient peuvent avoir un effet à la fois sur la surprescription et sur la sous-prescription. Il se peut que des patients pensent qu'ils n'ont pas été "traités" s'ils ne repartent pas du bureau du médecin avec une ordonnance. Un médecin peut prescrire un médicament si le patient le demande, même s'il est ambivalent au sujet du choix de traitementviii. Par ailleurs, il se peut qu'un médecin ne prescrive pas un médicament nécessaire parce qu'un patient affirme qu'il ne veut pas "prendre de médicaments". L'industrie pharmaceutique vise autant les patients que les médecins par ses activités de promotion. Même si la publicité directe des médicaments d'ordonnance (PDMO) est techniquement illégale au Canada, des échappatoires de la loi permettent une promotion limitée portant sur les médicaments canadiens et des annonces pour les médicaments sont souvent diffusées en provenance des États-Unis, un des deux seuls pays (l'autre étant la Nouvelle-Zélande) où la PDMO est légale. La PDMO a beaucoup d'influence sur le comportement des patients. Selon une enquête menée par le Government Accounting Office des États-Unis, 27 % des gens qui ont vu des publicités sur les médicaments d'ordonnance les ont demandés et reçus de leur médecinix. On a reproché généralement à la PDMO d'exagérer les bienfaits des médicaments, de mettre une sourdine sur le risque et de contribuer à faire croire qu'il y a "une pilule pour chaque bobo" et à la "médicalisation" de problèmes qui pourraient être mieux gérés par la modification des habitudes de vie ou par d'autres traitements non médicamenteux. L'industrie pharmaceutique peut en outre exercer une influence indirecte sur l'attitude des patients en finançant des groupes de représentation des patients et des sites web portant sur une maladie en particulier. Le contexte social d'un patient peut aussi inciter un médecin à prescrire un médicament qui n'est peut-être pas indiqué sur le plan clinique. Par exemple, on peut prescrire un antipsychotique pour calmer un patient atteint de démence, non pas tellement pour le bienfait du patient que pour celui des aidants fatigués et stressés, en dépit des données probantes de plus en plus nombreuses sur les risques que les médicaments représentent pour la santé et la sécurité et sur leur manque d'efficacitéx. Idéalement, les recommandations et les lignes directrices sur l'établissement d'ordonnances devraient tenir compte du contexte plus général dans lequel le médicament est prescrit. c) Coût des médicaments et assurance-médicaments La prescription d'un médicament par un médecin et l'achat de celui-ci par le patient constituent des actes distincts et sans lien. Il se peut donc que les médecins n'aient pas à portée de main des renseignements fiables sur les coûts des médicaments. S'ils l'ont, ils peuvent avoir peu de raisons de les utiliser si le patient est assuré. La montée des coûts des médicaments et le recours accru aux pharmacothérapies peut toutefois les obliger à tenir compte plus souvent des coûts. Les gouvernements provinciaux et territoriaux et, de plus en plus, les assureurs privés aussi, peuvent influencer le choix des médicaments fait par le médecin et le patient en limitant les médicaments couverts sur leurs formulaires. Beaucoup de payeurs ont en outre des programmes qui visent à encourager la prescription de certains médicaments comme les médicaments génériques. Si, comme cela se produit assez souvent, l'état d'un patient exige un médicament qui ne figure pas sur le formulaire, pour obtenir qu'il soit couvert, il faut remplir diverses paperasses, ce qui prend du temps. Le fardeau administratif ainsi imposé peut constituer un obstacle à l'établissement optimal d'ordonnances. d) Contexte stratégique Les décideurs canadiens ont déjà reconnu qu'il faut agir sur le plan de l'établissement d'ordonnances. Un des neuf éléments originaux de la Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques (SNPP) annoncée en 2004 par le fédéral, les provinces et les territoires consistait à "intensifier l'intervention pour influencer les habitudes de prescription des professionnels de la santé de sorte que les médicaments soient utilisés uniquement lorsque le besoin est réel et que le médicament convienne bien au problème". Cela n'a toutefois pas été considéré comme une priorité et toute la SNPP est maintenant reléguée aux oubliettes. En 2009, le Conseil canadien de la santé a recommandé que l'établissement optimal d'ordonnances constitue un élément prioritaire d'une stratégie pharmaceutique redynamisée en signalant le besoin d'information factuelle et facile d'accès sur la bonne façon d'utiliser chaque médicament et les risques qui en découlent, et de coordination nationale des efforts visant à améliorer l'établissement d'ordonnancesxi. 5) La prescription de l'AMC Dans les sections précédentes, l'AMC a décrit les problèmes que pose actuellement l'établissement d'ordonnances au Canada et les facteurs qui y contribuent. Dans cette section, elle discute des solutions possibles pour optimiser l'établissement d'ordonnances. Autant il existe tout un éventail de facteurs qui agissent sur l'établissement d'ordonnances, autant il existe une panoplie d'éléments pouvant contribuer à l'optimiser. Que faudrait-il faire pour encourager l'établissement optimal d'ordonnances au Canada? L'AMC est d'avis qu'il faudrait aborder l'établissement optimal d'ordonnances en élaborant et en appliquant une stratégie nationale comportant les six éléments décrits dans les pages qui suivent : Recommandation 1 Tous les ordres de gouvernement devraient collaborer avec les prescripteurs, le public, l'industrie et d'autres intervenants pour établir et appliquer une stratégie nationale afin d'encourager l'optimisation de l'établissement d'ordonnances et de l'utilisation des médicaments. Élément 1 : Information pertinente et objective pour les prescripteurs À mesure que notre base de connaissances sur les médicaments d'ordonnance s'enrichit, l'information est communiquée aux médecins de nombreuses façons. L'AMC est d'avis qu'il est possible d'améliorer ces communications et de les rendre plus pertinentes et utiles pour les médecins prescripteurs. Recommandation 2 L'AMC appuie la création et la diffusion d'information sur l'établissement d'ordonnances qui : - repose sur les meilleures données scientifiques disponibles; - est pertinente à la pratique clinique; -est facile à intégrer dans le travail d'un médecin. a) Formation médicale de premier cycle et formation en résidence Des connaissances de base en pharmacologie constituent un élément vital de la formation médicale de premier cycle. L'annexe 1, tirée d'un rapport produit en 2009 par le Collège royal des médecins de la Grande-Bretagne, contient une proposition portant précisément sur un programme d'études de premier cycle de base sur les agents thérapeutiques. L'éducation de base en pharmacologie devrait notamment aider à préparer les futurs médecins à relever le défi que pose le maintien de leur base de connaissances dans la pratique. Les milieux universitaires ont un rôle à jouer, au cours de la formation de premier cycle et de la formation en résidence, en donnant des conseils impartiaux sur des questions pharmaceutiques et en assurant que les étudiants et les médecins résidents peuvent évaluer d'un œil critique la recherche sur les médicaments et les documents d'orientation sur l'établissement d'ordonnances. Recommandation 3 L'AMC encourage tous les organismes de formation médicale à appuyer un programme intégré d'éducation portant sur les produits pharmaceutiques, la pharmacologie et l'établissement optimal d'ordonnances aux échelons de la formation médicale de premier cycle, de la résidence et de l'éducation médicale continue. Éducation médicale continue (EMC) Auparavant, on associait l'EMC à des séminaires ou à des conférences en personne, mais des études ont depuis montré que l'apprentissage en ligne est aussi efficace que l'EMC en personnexii. Les créateurs et les praticiens cherchent de plus en plus à offrir des programmes d'EMC en ligne. Les formats qui présentent de l'information sur support électronique sous forme de listes de puces sommaires et présentent l'information la plus pertinente sur un seul écran lorsque c'est possible sont particulièrement prometteurs. Comme on l'a déjà dit, l'industrie pharmaceutique commandite un pourcentage important des activités d'EMC. Tout comme la formation continue en pharmacothérapie, l'EMC commanditée par l'industrie doit orienter les médecins vers des médicaments plus nouveaux qui, d'une part, peuvent ne pas constituer les stratégies de première intention et, d'autre part, sont souvent évalués moins minutieusement et sont plus coûteux que les traitements éprouvés. Afin que l'on puisse garantir aux médecins qu'ils reçoivent de l'information objective, il est donc urgent de trouver des sources de financement objectives pour l'EMC qui sont le plus impartiale possible. Recommandation 4 L'AMC et les associations médicales provinciales et territoriales demandent au gouvernement d'appuyer et de financer des programmes impartiaux d'éducation médicale continue portant sur l'établissement optimal d'ordonnances. Recommandation 5 L'AMC demande aux organismes de formation compétents d'élaborer des politiques ou des lignes directrices afin de garantir l'objectivité et l'impartialité de l'éducation médicale continue. Dans Les interactions avec l'industrie pharmaceutique : lignes directrices pour les médecins (2007), l'AMC propose des façons pour les médecins, les associations médicales et les organismes de formation des médecins de minimiser la partialité lorsqu'ils collaborent avec l'industrie dans le cadre d'un programme d'EMC et de perfectionnement professionnel continu. b) Nouvelles formes de formation Outre l'EMC officielle, il y a de nombreux moyens de transmettre de l'information aux médecins dans l'intention d'influencer leurs habitudes d'établissement d'ordonnances. Une intervention est prometteuse, soit la formation continue en pharmacothérapie dans le cadre de laquelle des médecins ou des pharmaciens qui ont déjà une formation utilisent les techniques individuelles personnalisées employées par les formateurs pour encourager l'adoption d'un comportement souhaité (p. ex., prescrire un médicament ou un régime de traitement en particulier) plutôt que des médicaments précis afin de contrer l'activité de marketing des représentants pharmaceutiques. La formation continue en pharmacothérapie a connu certains succès. Parce qu'elle est coûteuse et qu'il faut y consacrer beaucoup de main-d'œuvre, il a souvent été difficile de persuader les gouvernements d'y investir. De plus en plus de provinces ont toutefois établi des programmes de formation continue en pharmacothérapie, ou envisagent de le faire. L'apprentissage autodirigé par les médecins constitue une autre intervention porteuse de promesses. En Alberta, deux facultés de médecine se préparent à analyser le besoin d'apprentissage perçu et non perçu des médecins afin de créer des programmes d'apprentissage personnalisés pour répondre aux besoins des médecins dans leur pratique. On étudie continuellementxiii l'efficacité de divers programmes d'apprentissage lorsqu'il s'agit de modifier les comportements, par des moyens comme la base de données Rx for Change, produit d'un effort de collaboration entre deux collectifs Cochrane et l'Agence canadienne des médicaments et des technologies de la santé. Cette base de données résume les données de recherche courantes, mises à jour périodiquement, au sujet des effets des stratégies visant à améliorer la pratique d'établissement d'ordonnances et l'usage des médicaments. Comme des médecins différents ont des besoins, des objectifs et des styles d'apprentissage différents, il faut recourir à de multiples formats pour y répondre. Même s'il se peut qu'une intervention en soi ne produise pas de changements spectaculaires, immédiats ou généralisés de comportement, de multiples messages peuvent avoir un effet cumulatif très fort avec le temps. Recommandation 6 L'AMC recommande que les gouvernements, les instituts de recherche et d'autres intervenants financent et réalisent des recherches cliniques continues sur l'efficacité d'interventions visant à modifier les comportements et qu'ils affectent des ressources aux interventions les plus efficaces. d) Information au point d'intervention Outre les programmes de formation structurée, les médecins ont aussi accès à de l'information sur les produits pharmaceutiques et l'établissement d'ordonnances au point d'intervention. Les médecins préfèrent des résumés réduits aux points essentiels qu'il est possible d'absorber rapidement et de consulter au point de soin au moyen d'un assistant numérique personnel (ANP) de poche ou, de plus en plus, de dossiers électroniques sur la santé et les ordonnances. Des compendiums d'information sur les médicaments sont disponibles sur support électronique et imprimé. Par exemple, amc.ca fournit de l'information sur les médicaments d'ordonnance par un programme appelé Lexi-Drugs Online. e-Therapeutics+, créé par l'Association des pharmaciens du Canada, est une autre ressource en ligne utilisée pour prescrire et gérer la pharmacothérapie au point de soin. Il existe aussi des programmes en ligne qui surveillent les habitudes d'établissement d'ordonnances des médecins et les comparent à celles de leurs pairs. Il faut encourager l'usage de ces programmes s'ils visent à former plutôt qu'à imposer un certain comportement. Il faudra toutefois y investir davantage, en particulier dans les technologies de l'information et le développement de logiciels. Élément 2 : Ordonnances électroniques L'établissement d'ordonnances électroniques pourrait améliorer la pharmacothérapie de façon spectaculaire. Par exemple, un système efficace d'établissement d'ordonnances électroniques pourrait : - fournir la liste de tous les médicaments que prend un patient. Il pourrait aussi repérer les ordonnances en double qui portent sur le même médicament et proviennent de fournisseurs différents, ce qui aiderait à réduire la fraude par ordonnance et l'abus de médicaments d'ordonnance; - fournir des outils d'aide à la décision; par exemple, un avertissement pourrait apparaître à l'écran si le médecin propose de prescrire un médicament qui produit des interactions nuisibles avec un autre que le patient prend déjà. Il faudrait idéalement mettre à jour en temps réel cet outil d'aide à la décision afin que le médecin ait accès à l'information la plus à jour; - permettre d'améliorer l'observance médicamenteuse par le patient, peut-être en lui rappelant de faire renouveler son ordonnance et de prendre ses médicaments; - transmettre électroniquement les ordonnances aux pharmacies, ce qui rendrait le service plus commode pour les patients et ferait disparaître une cause majeure d'erreurs de médication, soit l'écriture illisible; - établir automatiquement un lien avec un formulaire afin de permettre au prescripteur de déterminer si l'assureur du patient a approuvé le médicament ou de trouver le médicament le moins coûteux d'une catégorie. La communication électronique bidirectionnelle avec les gestionnaires de formulaire peut aussi réduire en partie les formalités administratives qui sont un obstacle à l'optimisation de l'établissement d'ordonnances; - prévenir automatiquement les médecins de pénuries de médicaments, de rappels ou d'autres urgences. Aux États-Unis, on encourage activement l'établissement d'ordonnances électroniques. Depuis janvier 2009, le système d'assurance-maladie des États-Unis offre des incitatifs financiers aux médecins qui prescrivent électroniquement. Au Canada, l'adoption a été lentexiv : on estime que moins de 10 % des médecins prescrivent électroniquement. Cette lenteur peut être attribuable en partie à la dépense et en partie aux problèmes qui restent à régler, comme les suivants : - Comment garantir que la confidentialité des renseignements personnels sur la santé des patients et des renseignements sur les habitudes d'établissement d'ordonnances des médecins est protégée? - Quels renseignements faudrait-il partager avec d'autres professionnels de la santé? - Qu'est-ce qui constitue juridiquement une "signature" ou un autre moyen d'authentifier une ordonnance? - Pouvons-nous garantir que les pharmacies et les cabinets de médecin peuvent recevoir des ordonnances électroniques? - Pouvons-nous garantir que le logiciel d'établissement d'ordonnances électroniques est pratique et convivial pour les médecins? Par exemple, que des avertissements en fenêtre incrustée contiennent les renseignements les plus importants et pertinents? - Pouvons-nous garantir que les protocoles d'établissement d'ordonnances électroniques allègent la charge de travail des médecins au lieu de l'alourdir - par exemple, qu'ils font disparaître la rédaction d'ordonnances en double? L'établissement d'ordonnances électroniques en est à ses premiers pas et les connaissances et les politiques dans ce domaine évoluent rapidement. L'AMC continuera d'étudier ce grand dossier au cours des prochaines années. Plusieurs provinces tiennent des bases de données sur les ordonnances électroniques, et d'autres sont en train d'en préparer. Par exemple, le réseau BC PharmNet offre la vérification d'interactions médicamenteuses et des profils médicamenteux des patients aux pharmaciens, aux urgences et aux médecins qui y ont un accès contrôlé. Dans la plupart des provinces et des territoires, les associations médicales collaborent avec les gouvernements à l'établissement de normes qui régiront la mise en œuvre de l'établissement d'ordonnances électroniques. Recommandation 7 L'AMC, les associations médicales provinciales et territoriales et les sociétés affiliées encouragent les gouvernements à appuyer activement les médecins dans leur virage vers l'établissement d'ordonnances électroniques en suivant une stratégie intégrée afin d'appuyer l'acquisition de matériel et de logiciel et la diffusion d'outils appropriés de formation et de transfert des connaissances. Recommandation 8 L'AMC demande aux gouvernements d'intégrer les principes suivants dans l'établissement d'ordonnances électroniques : - des mesures visant à garantir la protection de la vie privée des patients et la confidentialité des renseignements à leur sujet, ainsi que celle des renseignements relatifs à l'établissement d'ordonnances par les médecins; - un lien avec un formulaire afin de donner aux médecins les meilleurs renseignements sur les pratiques exemplaires, ce qui inclut des données sur les coûts des médicaments; - des lignes directrices sur le partage des données entre les professionnels de la santé et d'autres personnes intéressées; - des normes de signature électronique qui ne sont pas excessivement restrictives. Élément 3 : Programmes des payeurs Les régimes publics d'assurance-médicaments et, de plus en plus, des compagnies d'assurance privées ont établi des programmes afin d'encourager la prescription de certains médicaments. Ces programmes, souvent motivés par le désir de contrôler la montée du coût des médicaments, peuvent inclure les éléments suivants : a) Formulaires Le Canada compte 18 formulaires publics de médicaments gérés par les gouvernements fédéral ou provinciaux et territoriaux. Ces formulaires ont souvent recours à divers moyens d'aider à contrôler le coût des médicaments. Par exemple, si un médicament générique est disponible pour traiter un problème particulier, un payeur peut rembourser au patient le médicament générique seulement plutôt que des marques de commerce équivalentes. Ou encore, s'il existe plusieurs médicaments semblables de la même catégorie, il peut arriver qu'un formulaire ne rembourse que le médicament le moins coûteux de la catégorie, comme par exemple en Colombie-Britannique, où le programme d'établissement des prix des médicaments en fonction de produits de référence le fait dans le cas de cinq catégories de médicaments qui comportent plusieurs médicaments d'efficacité égale. Si les patients veulent acheter un médicament plus coûteux, ils doivent payer eux-mêmes la différence. Ces programmes ne sont pas limités au Canada. Le Service national de santé de la Grande-Bretagne finance certains traitements précis seulement s'ils sont recommandés par l'Institut national pour l'excellence clinique (NICE), qui évalue l'efficacité et le rapport coût-efficacité des nouveaux médicaments. Dans le cadre du régime PHARMAC de la Nouvelle-Zélande, le gouvernement rembourse seulement un médicament par catégorie. Les objectifs de contrôle des coûts d'un formulaire peuvent parfois entrer en conflit avec l'objectif du médecin et du patient qui est d'obtenir les meilleurs soins possible. Par exemple, à cause des règles du formulaire qui limitent la durée des ordonnances pour traiter des problèmes chroniques, il peut être difficile pour les médecins de prescrire à long terme des médicaments à des patients qui gèrent bien leur état. Il importe que les règles des formulaires reposent sur les meilleures données scientifiques disponibles. Le formulaire idéal sera conçu de façon à améliorer les soins cliniques, optimiser les résultats pour la santé des patients, promouvoir la sécurité des patients et alléger le fardeau administratif imposé aux médecins. Recommandation 9 L'AMC recommande que les formulaires des secteurs public et privé simplifient les exigences administratives imposées aux patients et aux médecins et réduisent les formalités administratives au minimum nécessaire pour garantir le soin optimal des patients. b) Incitatifs à l'établissement d'ordonnances Parfois, les payeurs peuvent offrir des incitatifs comme des récompenses en argent aux médecins qui prescrivent d'une façon souhaitée (par exemple, qui prescrivent plus qu'un certain pourcentage d'une catégorie de médicaments donnés sous forme de médicaments génériques) ou imposer une pénalité financière aux médecins qui n'ont pas le comportement souhaité. Les incitatifs financiers aux médecins qui visent à les pousser à fournir des services de soins préventifs ont été efficaces, mais on commence seulement à en évaluer l'effet sur les habitudes d'établissement d'ordonnances. Des études portant sur les régimes d'incitation à l'établissement d'ordonnances au R.-U. ont conclu que les récompenses en argent ont peut-être contribué au contrôle des coûts, mais que leur effet sur la qualité des ordonnances demeure incertainxv. L'initiative en cours de l'AMC sur la transformation des soins de santé présentera aux décideurs un plan stratégique visant à établir un système de santé très performant et axé sur les patients. Parmi ses autres activités au cours des prochaines années, l'initiative visera à analyser plus en détail l'effet des régimes de rémunération au rendement sur la qualité des soins au Canada. Élément 4 : Collaboration entre fournisseurs de soins de santé Aucun professionnel de la santé ne travaille isolément. Les fournisseurs de soins de santé travaillent de plus en plus au sein d'équipes de collaboration afin de gérer la pharmacothérapie et d'autres formes de soin des patients. Dans ces équipes, par exemple, les pharmaciens peuvent s'acquitter de tout un éventail de fonctions et notamment revoir les profils médicamenteux des patients pour y repérer des problèmes liés aux médicaments comme le mauvais dosage, les thérapies en double ou inutiles, ou gérer une pharmacothérapie à long terme pour les patients qui ont un problème chronique comme l'asthme ou le diabète. Lorsqu'ils sont les plus efficaces, ces arrangements de collaboration pourraient améliorer considérablement la pharmacothérapie et le soin des patients en général en permettant à l'équipe de puiser à un bassin commun d'expertise. S'ils sont mal appliqués, ces arrangements pourraient toutefois entraîner une rupture des communications et la fragmentation des soins. Afin d'assurer que la gestion en collaboration de la pharmacothérapie d'un patient se déroule sans heurts, il importe que des ententes claires soient en vigueur. Dans sa politique intitulée Implantation des soins en collaboration axés sur les patients (2008), l'AMC énonce les principes suivants : - Soins axés sur les patients. Le soin du patient (y compris la pharmacothérapie) doit être fondé sur ses valeurs et ses besoins. - Communication claire. Une communication efficace est essentielle pour garantir une pharmacothérapie sécuritaire et coordonnée et veiller à ce que le patient reçoive des messages opportuns, clairs et concordants. Par exemple, si un médecin et un pharmacien gèrent et surveillent tous deux un patient atteint d'asthme, il est essentiel qu'ils se préviennent mutuellement de toute modification d'une ordonnance, comme la prescription de nouveaux médicaments ou d'une nouvelle posologie. Le dossier de santé électronique pourrait améliorer considérablement la communication entre les professionnels de la santé. - Chef de file clinique. Dans son énoncé de principe, l'AMC définit un chef de file clinique comme " la personne qui, compte tenu de sa formation, de ses compétences et de son expérience, est la plus apte à résumer et à interpréter les données probantes fournies par le patient et par l'équipe, à poser un diagnostic différentiel et à prodiguer des soins complets au patient ". Dans la plupart des cas, à cause de sa formation, de ses connaissances, de ses antécédents et de sa relation avec le patient, le médecin est le mieux placé pour jouer ce rôle. Recommandation 10 L'AMC recommande que des ententes de collaboration structurées et claires soient en place lorsque des praticiens gèrent conjointement la pharmacothérapie d'un patient. Reconnaissant le besoin et la valeur de la collaboration dans la prise en charge de la pharmacothérapie, l'AMC continuera d'explorer et d'encourager les modèles les plus efficaces de pratique en collaboration entre les professionnels de la santé. Élément 5 : Information impartiale et factuelle pour les patients Les Canadiens ont le droit d'avoir accès à de l'information fiable et exacte sur les médicaments d'ordonnance et sur leur utilisation afin de devenir des partenaires informés de leur soin. Les patients ont déjà accès à beaucoup d'information et il y a des moyens de l'améliorer et de la rendre plus accessible et pertinente. On pourrait notamment la rendre plus claire et lisible, afin de répondre aux besoins des quelque six Canadiens sur dix qui ne sont pas assez alphabétisés pour gérer comme il se doit leur santé et prendre des mesures préventivesxvi. On pourrait aussi fournir plus d'information provenant de sources impartiales afin de réduire l'effet de la publicité directe au consommateur. L'AMC croit qu'en général, la publicité propre à une marque constitue une façon de fournir de l'information sur les médicaments qui est loin d'être idéale; que les lois qui interdisent actuellement la publicité sur les médicaments d'ordonnance qui s'adresse directement aux consommateurs au Canada devraient demeurer en vigueur et qu'il faudrait les resserrer pour éliminer les échappatoires existantes. Les médecins et d'autres fournisseurs de soins de santé peuvent aussi jouer un rôle important en conseillant les patients et leur fournissant de l'information exacte sur les médicaments qu'ils prennent. L'AMC et l'Association des pharmaciens du Canada ont collaboré avec Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) à la production d'une brochure intitulée "L'information est la meilleure prescription" qui présente aux consommateurs des conseils sur l'utilisation sécuritaire des médicaments et sur la façon d'avoir des contacts efficaces avec leur médecin ou leur pharmacien. Recommandation 11 L'AMC demande aux gouvernements de financer et de faciliter la production et la diffusion aux consommateurs d'information pratique, à jour et impartiale sur les médicaments d'ordonnance et la façon appropriée de les utiliser, et d'aider les médecins et les pharmaciens à diffuser cette information aux patients. Recommandation 12 L'AMC demande au gouvernement du Canada de continuer d'interdire la publicité directe au consommateur sur les médicaments d'ordonnance au Canada et de refermer les échappatoires qui permettent actuellement une promotion limitée des médicaments. Élément 6 : Recherche, surveillance et évaluation La mise au point de médicaments est un processus continu et l'évaluation des médicaments et de leur prescription devrait l'être aussi. Le Canada appuie déjà des activités de recherche dans ce domaine. Par exemple, Santé Canada finance le Service canadien de prescription et d'utilisation optimales des médicaments (SCPUOM), service pancanadien basé sur la collaboration et chargé de déterminer et de promouvoir la pharmacothérapie optimale. Le SCPUOM recueille et évalue les données probantes existantes et pertinentes et fournit des conseils, des outils et des stratégies pour mettre en œuvre la pharmacothérapie optimale et en appuyer l'adoption. Le SCPUOM a produit ou produit des recommandations factuelles portant sur la prescription des inhibiteurs de la pompe à protons et des médicaments servant à gérer le diabète. Le SCPUOM a établi des liens avec des fournisseurs d'EMC des milieux universitaires, ainsi qu'avec des groupes de formation continue en pharmacothérapie, qui utilisent de l'aide pour diffuser ses recommandations et ses documents. Le service gère aussi la base de données Rx for Change mentionnée plus tôt. Le gouvernement fédéral a établi récemment et financé un Réseau national sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments. Ce réseau établira des liens entre les chercheurs pour aider à coordonner et à financer des recherches indépendantes portant sur les risques et les bienfaits des médicaments offerts sur le marché. Nous espérons que cela signifie que le Canada s'engagera à long terme à optimiser la pharmacothérapie. L'AMC est d'avis que le Canada devrait bâtir sur cette activité en encourageant la recherche continue portant sur les aspects suivants : - lignes directrices sur la prescription de médicaments et façons de déterminer quels médicaments sont les plus efficaces pour quelles maladies; - diffusion de l'information sur l'établissement d'ordonnances - interventions qui exercent l'influence la plus efficace sur la pratique; - effet des changements de l'établissement d'ordonnances sur les résultats pour la santé des patients et sur l'utilisation des services de santé; - innocuité et efficacité des médicaments, bâtissant sur ce qui existe actuellement (comme le système de déclaration des effets indésirables des médicaments de Santé Canada et la diffusion d'avis sur l'innocuité des médicaments) afin que l'information tirée de la surveillance postcommercialisation parvienne rapidement aux fournisseurs de soins de santé et aux patients et fasse partie de notre ensemble de connaissances. Comme la grande majorité des ordonnances au Canada sont rédigées par des médecins, il est essentiel que les milieux médicaux participent activement à l'évaluation des habitudes de prescription et à la diffusion et à l'application des résultats de recherche. Recommandation 13 L'AMC demande aux intervenants qui financent et produisent des recherches sur l'innocuité et l'efficacité des médicaments, des lignes directrices sur l'établissement d'ordonnances et des programmes visant à améliorer les habitudes en la matière de vraiment faire participer les médecins et les organisations médicales à cette activité. Conclusion Il est probable que la pharmacothérapie continuera de prendre de l'importance comme élément du soin des patients et deviendra plus complexe et, dans nombre de cas, plus coûteuse. C'est pourquoi nous nous attendons à ce que les professionnels de la santé et la population canadienne continuent d'avoir besoin d'information facile d'accès et à jour sur les médicaments d'ordonnance : disponibilité de nouveaux produits; résultats des études sur l'innocuité et l'efficacité; et conseils sur la façon de prescrire et de prendre ces médicaments afin de produire de meilleurs résultats pour la santé. Il est aussi probable que l'on continuera d'élaborer des systèmes d'établissement d'ordonnances électroniques, des formulaires et d'autres méthodes de surveillance qui auront des répercussions sur les habitudes de prescription des médecins. Afin de fournir efficacement de l'information sur l'établissement d'ordonnances basée sur des données probantes et d'encourager son intégration transparente dans la pratique clinique, le Canada a besoin d'une stratégie multidisciplinaire intégrée dans le cadre de laquelle les médecins et d'autres fournisseurs de soins de santé, les gouvernements, les patients, l'industrie et d'autres intervenants conjugueront leurs efforts pour encourager et appuyer l'établissement optimal d'ordonnances afin de produire les meilleurs résultats possibles pour la santé des Canadiens en utilisant les ressources de la façon la plus efficace possible. L'AMC est prête à se joindre à d'autres intervenants pour élaborer et appliquer une telle stratégie en espérant que tous les patients recevront un jour les médicaments d'ordonnance dont ils ont besoin quand ils en ont besoin. Annexe 1 Programme de premier cycle de base en thérapeutique à l'intention des prescripteurs Connaissances et compréhension de base Pharmacologie élémentaire Pharmacocinétique clinique Surveillance de la pharmacothérapie Effets indésirables des médicaments Interactions entre les médicaments Erreurs de médication Patients empoisonnés Ordonnances pour des patients ayant des besoins spéciaux (p. ex., personnes âgées, enfants, femmes en âge de procréer, femmes enceintes et femmes allaitantes, patients atteints de maladie rénale ou hépatique) Aspects légaux de la prescription de médicaments Mise au point de nouveaux médicaments Gestion de la médication Éthique de l'établissement d'ordonnances Médicaments d'usage courant Problèmes thérapeutiques courants Médecines complémentaires et parallèles Intégration des agents thérapeutiques dans la compréhension de la prise en charge des maladies Compétences de base Prise des antécédents médicamenteux Rédaction d'ordonnances Administration de médicaments Prescription de médicaments à des groupes spéciaux Prescription de médicaments visant à soulager la douleur et la détresse Effets indésirables des médicaments et interactions médicamenteuses Allergie aux médicaments Pharmacocinétique clinique Surveillance de la pharmacothérapie Analyse de nouvelles données probantes Obtention de renseignements objectifs exacts pour appuyer l'établissement d'ordonnances sécuritaires et efficaces Obtention du consentement éclairé au traitement Attitudes de base Approche rationnelle de l'établissement d'ordonnances et des agents thérapeutiques Analyse risques-avantages Reconnaissance des responsabilités du médecin comme membre de la communauté des prescripteurs Reconnaissance des limites personnelles du savoir Réagir à l'avenir SOURCE : Maxwell S, Walley T. Teaching safe and effective prescribing in UK medical schools: a core curriculum for tomorrow's doctors. Br J Clin Pharmacol 2003;55:496-503.100. Cité dans Innovating For Health: Patients, physicians, the pharmaceutical industry and the NHS. A report from the Royal College of Physicians (R.-U.). Février 2009. Références i Metge C, Sketris I. "Pharmaceutical Policy." Dans MacKinnon NJ, ed. Safe and Effective: the Eight Essential Elements of an Optimal Medication Use System. Association des pharmaciens du Canada, 2007. ii Institut canadien d'information sur la santé. Dépenses en médicaments au Canada, de 1985 à 2009. Publié en avril 2010. Disponible à https://secure.cihi.ca/estore/productFamily.htm?locale=en&pf=PFC1428&lang=en&media=0 . iii Wang E, Einarson T, Kellner J, Conly. Antibiotic prescribing for Canadian preschool children: evidence of overprescribing for viral respiratory infections. Clin Infect Dis. 1999; 29(1):155-60. iv Petrella R, Merikle E, Jones J. Prevalence and treatment of dyslipidemia in Canadian primary care: a retrospective cohort analysis. Clin Ther. 2007; 29(4):742-50. v Dr Jean Gray, prenant la parole au cours du symposium du Conseil canadien de la santé, " Sain et sûr : optimiser les habitudes de prescription "; Montréal, juin 2007. vi Steinman MA, Baron RB. L'éducation médicale continue est-elle un outil de promotion pharmaceutique? Oui. Médecin de famille canadien, vol. 53, no 10 (2007), p. 1654-1657. vii Angell M. Industry-sponsored clinical research: a broken system. JAMA 2008 : 300 (3 sept.); 1069-1071. viii Mintzes B, Barer ML, Kravitz RL et al. Influence of direct to consumer pharmaceutical advertising and patients' requests on prescribing decisions: a two-site cross-sectional survey. BMJ 2002; 324 (2 février) : 278-279. ix " Le Canada devrait-il autoriser la publicité directe des médicaments d'ordonnance ? " (débat). Médecin de famille canadien, vol. 55, no 2 (février 2009), p.134-138. x Valiyeva E, Herrmann M, Rochon PA. Effect of regulatory warnings on antipsychotic prescription rates among elderly patients with dementia: a population-based time series analysis. Can Med Assoc J 2008; 179(5) doi 10.1503. xi Conseil canadien de la santé. " Commentaires sur la Stratégie nationale relative aux produits pharmaceutiques : une ordonnance non remplie. " (Janvier 2009) xii Cook DA, Levinson AJ, Garside S et al. Internet-based learning in the health professions: a meta-analysis. JAMA 2008; 300 (10): 1181-1196. xiii Rx for Change database; consulté à http://www.acmts.ca/index.php/fr/compus/optimal-ther-resources/interventions. xiv Association médicale canadienne. " Les technologies de l'information et les soins de santé au Canada : état de la question en 2008. " xv Ashworth M, Lee R, Gray H et al. How are primary care organizations using financial incentives to influence prescribing? J Public Health 2004: 26(1); doi: 10.1093. xvi Canadian Council on Learning. Health literacy in Canada: initial results from the International Adult Literacy and Health Skills Survey (September 2007). Consulté ici : http://www.ccl-cca.ca/ccl/Reports/HealthLiteracy/HealthLiteracy2007.html
Documents
Moins de détails

Un programme de protection contre le coût catastrophique des médicaments d'ordonnance

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8841
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-11
L'Association médicale canadienne exhorte l'Institut canadien d'information sur la santé et Statistique Canada à faire une étude détaillée du profil socio-économique des Canadiens qui doivent payer de leur poche pour les médicaments d'ordonnance, afin d'évaluer les obstacles à l'accès et de formuler des stratégies d'amélioration qui pourraient être intégrées dans un programme de protection contre le coût catastrophique des médicaments d'ordonnance.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-11
L'Association médicale canadienne exhorte l'Institut canadien d'information sur la santé et Statistique Canada à faire une étude détaillée du profil socio-économique des Canadiens qui doivent payer de leur poche pour les médicaments d'ordonnance, afin d'évaluer les obstacles à l'accès et de formuler des stratégies d'amélioration qui pourraient être intégrées dans un programme de protection contre le coût catastrophique des médicaments d'ordonnance.
Text
L'Association médicale canadienne exhorte l'Institut canadien d'information sur la santé et Statistique Canada à faire une étude détaillée du profil socio-économique des Canadiens qui doivent payer de leur poche pour les médicaments d'ordonnance, afin d'évaluer les obstacles à l'accès et de formuler des stratégies d'amélioration qui pourraient être intégrées dans un programme de protection contre le coût catastrophique des médicaments d'ordonnance.
Moins de détails

Le régime public d'assurance-médicaments

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8852
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-22
L'Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral de compenser adéquatement sur le plan financier les gouvernements provinciaux et territoriaux qui ont élaboré, mis en place et financé leur propre régime public d'assurance-médicaments.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-22
L'Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral de compenser adéquatement sur le plan financier les gouvernements provinciaux et territoriaux qui ont élaboré, mis en place et financé leur propre régime public d'assurance-médicaments.
Text
L'Association médicale canadienne demande au gouvernement fédéral de compenser adéquatement sur le plan financier les gouvernements provinciaux et territoriaux qui ont élaboré, mis en place et financé leur propre régime public d'assurance-médicaments.
Moins de détails

L'inclusion des médicaments coûteux

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8854
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-24
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à évaluer les options de mise en commun des risques pour couvrir l'inclusion des médicaments coûteux dans les formulaires des régimes d'assurance-médicaments publics et privés.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-24
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à évaluer les options de mise en commun des risques pour couvrir l'inclusion des médicaments coûteux dans les formulaires des régimes d'assurance-médicaments publics et privés.
Text
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à évaluer les options de mise en commun des risques pour couvrir l'inclusion des médicaments coûteux dans les formulaires des régimes d'assurance-médicaments publics et privés.
Moins de détails

D'élargissement de la couverture des services de santé par le régime public

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8855
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-25
L'Association médicale canadienne croit que toute demande d'élargissement de la couverture des services de santé par le régime public pour les soins à domicile et le coût des médicaments doit s'accompagner d'une analyse exhaustive des sources de financement potentielles reliées à cet élargissement.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-25
L'Association médicale canadienne croit que toute demande d'élargissement de la couverture des services de santé par le régime public pour les soins à domicile et le coût des médicaments doit s'accompagner d'une analyse exhaustive des sources de financement potentielles reliées à cet élargissement.
Text
L'Association médicale canadienne croit que toute demande d'élargissement de la couverture des services de santé par le régime public pour les soins à domicile et le coût des médicaments doit s'accompagner d'une analyse exhaustive des sources de financement potentielles reliées à cet élargissement.
Moins de détails

Le pouvoir de prescrire en autonomie

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8862
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-33
L'Association médicale canadienne recommande que l'on n'accorde pas aux pharmaciens le pouvoir de prescrire en autonomie.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-33
L'Association médicale canadienne recommande que l'on n'accorde pas aux pharmaciens le pouvoir de prescrire en autonomie.
Text
L'Association médicale canadienne recommande que l'on n'accorde pas aux pharmaciens le pouvoir de prescrire en autonomie.
Moins de détails

Le droit de prescrire des médicaments

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8864
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-36
L'Association médicale canadienne, ses associations médicales provinciales et territoriales et ses affiliées recommandent que l'on réserve le droit de prescrire des médicaments en autonomie pour des problèmes médicaux aux praticiens qualifiés qui ont reçu la formation nécessaire pour établir les antécédents médicaux, procéder à un examen médical, commander et interpréter les examens appropriés et poser un diagnostic fonctionnel.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-36
L'Association médicale canadienne, ses associations médicales provinciales et territoriales et ses affiliées recommandent que l'on réserve le droit de prescrire des médicaments en autonomie pour des problèmes médicaux aux praticiens qualifiés qui ont reçu la formation nécessaire pour établir les antécédents médicaux, procéder à un examen médical, commander et interpréter les examens appropriés et poser un diagnostic fonctionnel.
Text
L'Association médicale canadienne, ses associations médicales provinciales et territoriales et ses affiliées recommandent que l'on réserve le droit de prescrire des médicaments en autonomie pour des problèmes médicaux aux praticiens qualifiés qui ont reçu la formation nécessaire pour établir les antécédents médicaux, procéder à un examen médical, commander et interpréter les examens appropriés et poser un diagnostic fonctionnel.
Moins de détails

Déléguer le pouvoir de prescrire

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8865
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-35
L'Association médicale canadienne affirme que dans le contexte d'une pratique multidisciplinaire, il est acceptable de déléguer le pouvoir de prescrire à d'autres professionnels uniquement lorsque l'équipe est dirigée par un médecin chef de file clinique à qui incombe la responsabilité finale du soin des patients.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-35
L'Association médicale canadienne affirme que dans le contexte d'une pratique multidisciplinaire, il est acceptable de déléguer le pouvoir de prescrire à d'autres professionnels uniquement lorsque l'équipe est dirigée par un médecin chef de file clinique à qui incombe la responsabilité finale du soin des patients.
Text
L'Association médicale canadienne affirme que dans le contexte d'une pratique multidisciplinaire, il est acceptable de déléguer le pouvoir de prescrire à d'autres professionnels uniquement lorsque l'équipe est dirigée par un médecin chef de file clinique à qui incombe la responsabilité finale du soin des patients.
Moins de détails

Publicité directe au consommateur

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8905
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-91
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à renforcer les lois qui interdisent la publicité directe aux consommateurs des médicaments d'ordonnance, de façon à prohiber les publicités "déguisées" qui font la promotion de médicaments sans les nommer.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-91
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à renforcer les lois qui interdisent la publicité directe aux consommateurs des médicaments d'ordonnance, de façon à prohiber les publicités "déguisées" qui font la promotion de médicaments sans les nommer.
Text
L'Association médicale canadienne exhorte le gouvernement fédéral à renforcer les lois qui interdisent la publicité directe aux consommateurs des médicaments d'ordonnance, de façon à prohiber les publicités "déguisées" qui font la promotion de médicaments sans les nommer.
Moins de détails

Coûts élevés des médicaments

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique8906
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-92
L'Association médicale canadienne exhorte les gouvernements à intervenir rapidement pour s'attaquer aux coûts élevés des médicaments d'ordonnance génériques et qui ne sont plus protégés par un brevet au Canada.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2014-03-01
Date
2007-08-22
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Soin de santé et sécurité des patients
Produits pharmaceutiques, ordonnances, cannabis, marijuana, médicaments
Résolution
GC07-92
L'Association médicale canadienne exhorte les gouvernements à intervenir rapidement pour s'attaquer aux coûts élevés des médicaments d'ordonnance génériques et qui ne sont plus protégés par un brevet au Canada.
Text
L'Association médicale canadienne exhorte les gouvernements à intervenir rapidement pour s'attaquer aux coûts élevés des médicaments d'ordonnance génériques et qui ne sont plus protégés par un brevet au Canada.
Moins de détails

16 notices – page 1 de 1.