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Banque des politiques de l'AMC

Des politiques au service de la profession médicale et de la population canadienne


4 notices – page 1 de 1.

Direction médicale et responsabilité administrative

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique703
Dernière révision
2017-03-04
Date
1981-08-28
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC81-17
Que l'Association médicale canadienne adopte la politique énoncée ci-après : Direction médicale et responsabilité : a) Dans les hôpitaux et cliniques, les services de soutien chargés d'exécuter les tests prescrits et(ou) d'administrer les thérapies prescrites doivent être gérés par un directeur médical responsable devant l'hôpital par l'entremise de son administrateur et responsable, dans l'exercice de ses devoirs professionnels, devant le personnel médical selon les voies normales. De tels services de soutien comprennent ceux des laboratoires médicaux, de radiologie, des sciences respiratoires, de physiothérapie et de médecin nucléaire. La nomination d'un directeur médical à la tête de ces services est essentielle afin de mieux servir les malades et l'hôpital et de coordonner les programmes hospitaliers pour les patients; b) L'importance et la complexité de certains des services de soutien exécutant les tests et(ou) administrant les thérapies font qu'il peut s'avérer nécessaire de nommer des adjoints administratifs au directeur médical et ces adjoints peuvent avoir reçu une formation de physiothérapeute, de technologiste de laboratoire médical, de technologiste en sciences respiratoires ou en médecine nucléaire, etc. Ils devraient être responsables devant le directeur médical de service de soutien de l'hôpital et ne devraient pas être nommés chefs de services faisant rapport directement à l'administrateur de l'hôpital. Dans les petits centres ne disposant pas d'un médecin spécialiste parmi ceux attachés à l'hôpital, le directeur médical du service de soutien devrait être un médecin qualifié. Ce directeur médical non spécialisé devrait établir des communications sur une base régulière avec un spécialiste dans ce domaine auquel il pourrait adresser des questions précises ou d'ordre général. c) Il est également reconnu que le personnel des services de santé connexes travaillant dans les services de soutien possèdent des compétence techniques et(ou) thérapeutiques poussées. Ces compétences devraient être reconnues et utilisées efficacement, mais toujours sous l'autorité et la responsabilité du directeur médical du service en cause.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1981-08-28
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC81-17
Que l'Association médicale canadienne adopte la politique énoncée ci-après : Direction médicale et responsabilité : a) Dans les hôpitaux et cliniques, les services de soutien chargés d'exécuter les tests prescrits et(ou) d'administrer les thérapies prescrites doivent être gérés par un directeur médical responsable devant l'hôpital par l'entremise de son administrateur et responsable, dans l'exercice de ses devoirs professionnels, devant le personnel médical selon les voies normales. De tels services de soutien comprennent ceux des laboratoires médicaux, de radiologie, des sciences respiratoires, de physiothérapie et de médecin nucléaire. La nomination d'un directeur médical à la tête de ces services est essentielle afin de mieux servir les malades et l'hôpital et de coordonner les programmes hospitaliers pour les patients; b) L'importance et la complexité de certains des services de soutien exécutant les tests et(ou) administrant les thérapies font qu'il peut s'avérer nécessaire de nommer des adjoints administratifs au directeur médical et ces adjoints peuvent avoir reçu une formation de physiothérapeute, de technologiste de laboratoire médical, de technologiste en sciences respiratoires ou en médecine nucléaire, etc. Ils devraient être responsables devant le directeur médical de service de soutien de l'hôpital et ne devraient pas être nommés chefs de services faisant rapport directement à l'administrateur de l'hôpital. Dans les petits centres ne disposant pas d'un médecin spécialiste parmi ceux attachés à l'hôpital, le directeur médical du service de soutien devrait être un médecin qualifié. Ce directeur médical non spécialisé devrait établir des communications sur une base régulière avec un spécialiste dans ce domaine auquel il pourrait adresser des questions précises ou d'ordre général. c) Il est également reconnu que le personnel des services de santé connexes travaillant dans les services de soutien possèdent des compétence techniques et(ou) thérapeutiques poussées. Ces compétences devraient être reconnues et utilisées efficacement, mais toujours sous l'autorité et la responsabilité du directeur médical du service en cause.
Text
Que l'Association médicale canadienne adopte la politique énoncée ci-après : Direction médicale et responsabilité : a) Dans les hôpitaux et cliniques, les services de soutien chargés d'exécuter les tests prescrits et(ou) d'administrer les thérapies prescrites doivent être gérés par un directeur médical responsable devant l'hôpital par l'entremise de son administrateur et responsable, dans l'exercice de ses devoirs professionnels, devant le personnel médical selon les voies normales. De tels services de soutien comprennent ceux des laboratoires médicaux, de radiologie, des sciences respiratoires, de physiothérapie et de médecin nucléaire. La nomination d'un directeur médical à la tête de ces services est essentielle afin de mieux servir les malades et l'hôpital et de coordonner les programmes hospitaliers pour les patients; b) L'importance et la complexité de certains des services de soutien exécutant les tests et(ou) administrant les thérapies font qu'il peut s'avérer nécessaire de nommer des adjoints administratifs au directeur médical et ces adjoints peuvent avoir reçu une formation de physiothérapeute, de technologiste de laboratoire médical, de technologiste en sciences respiratoires ou en médecine nucléaire, etc. Ils devraient être responsables devant le directeur médical de service de soutien de l'hôpital et ne devraient pas être nommés chefs de services faisant rapport directement à l'administrateur de l'hôpital. Dans les petits centres ne disposant pas d'un médecin spécialiste parmi ceux attachés à l'hôpital, le directeur médical du service de soutien devrait être un médecin qualifié. Ce directeur médical non spécialisé devrait établir des communications sur une base régulière avec un spécialiste dans ce domaine auquel il pourrait adresser des questions précises ou d'ordre général. c) Il est également reconnu que le personnel des services de santé connexes travaillant dans les services de soutien possèdent des compétence techniques et(ou) thérapeutiques poussées. Ces compétences devraient être reconnues et utilisées efficacement, mais toujours sous l'autorité et la responsabilité du directeur médical du service en cause.
Moins de détails

Disponibilité des médecins et renseignements au sujet de leur pratique

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique704
Dernière révision
2017-03-04
Date
1981-08-28
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC81-47
Que l'Association médicale canadienne recommande aux divisions d'étudier des méthodes visant à donner au public des informations concernant la disponibilité des médecins ainsi que la nature de leur pratique.
Type de politique
Résolution de politiques
Dernière révision
2017-03-04
Date
1981-08-28
Thèmes
Ressources humaines du secteur de la santé
Résolution
GC81-47
Que l'Association médicale canadienne recommande aux divisions d'étudier des méthodes visant à donner au public des informations concernant la disponibilité des médecins ainsi que la nature de leur pratique.
Text
Que l'Association médicale canadienne recommande aux divisions d'étudier des méthodes visant à donner au public des informations concernant la disponibilité des médecins ainsi que la nature de leur pratique.
Moins de détails

Protéger les fournisseurs de soins de santé du Canada durant la COVID-19

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique14260
Date
2020-03-23
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2020-03-23
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Ressources humaines du secteur de la santé
Text
Messieurs les Premiers Ministres, Objet : Protéger les fournisseurs de soins de santé du Canada durant la COVID-19 À la lumière de la situation évoluant rapidement au niveau national et mondial, nous savons que la santé et la sécurité de tous les citoyens et fournisseurs de soins de santé du Canada se situent au premier plan de vos pensées. Nous sommes reconnaissants des mesures qui ont été prises par tous les ordres de gouvernement afin de minimiser la propagation de la COVID-19. Cependant, nous avons le devoir de nous assurer que les personnes qui travaillent directement auprès du public, y compris les médecins, le personnel infirmier, les pharmaciens et les travailleurs sociaux, sont protégés et soutenus adéquatement afin de continuer à jouer leur rôle en matière d’intervention. Avant tout, nous encourageons tous les ordres de gouvernement à mettre en place des mesures pour déployer immédiatement l’équipement de protection individuel nécessaire et prêt à être utilisé par les fournisseurs au point d’intervention afin de prodiguer des soins de manière sécuritaire tout au long de cette crise. Des mesures coordonnées ainsi que de l’information et des lignes directrices claires et cohérentes veilleront à la protection appropriée de notre effectif en soins de santé. Face à la pression accrue sur nos fournisseurs au point d’intervention, nous demandons à tous les gouvernements de les appuyer à l’aide de programmes d’aide financière et de soutien d’urgence pour leurs besoins en garde d’enfants, leurs pertes de revenus en raison de la maladie ou de la mise en quarantaine, et de soutenir leurs besoins en matière de santé mentale durant et après la crise. Nous voulons également que tous les gouvernements collaborent afin de fournir des renseignements suffisants et éclairés par des données probantes en temps opportun qui sont spécifiques aux fournisseurs de soins de santé. Des directives claires, cohérentes et facilement accessibles leur permettront de travailler plus efficacement en période de crise. Cela peut et doit se faire sur différentes plateformes qui sont aisément accessibles, telles que les ressources en ligne, une application ou en créant une ligne d’urgence. Nous savons que le déploiement de ces ressources et d’un tel financement présentera des défis, notamment en ce qui a trait à l’approvisionnement en équipement de protection individuel. Nous vous demandons de considérer toutes les options possibles pour appuyer les fournisseurs de soins de santé grâce à des efforts coordonnés tout au long de cette crise et ultérieurement. Nos organisations sont impatientes de poursuivre le travail avec vous en cette période difficile. N’hésitez surtout pas à nous demander l’aide dont vos équipes ont besoin. Veuillez agréer, Messieurs les Premiers Ministres, l’expression de nos sentiments distingués. Claire Betker, inf. aut., M. Sc. inf., Ph. D., ICSC(C) Présidente, Association des infirmières et infirmiers du Canada president@cna-aiic.ca Jan Christianson-Wood, M. Serv. Soc., TSI Présidente, Association canadienne des travailleuses et travailleurs sociaux kinanâskomitin (Je vous suis reconnaissant) Lea Bill, inf. aut., B. Sc. inf. Présidente, Association des infirmières et infirmiers autochtones du Canada president@indigenousnurses.ca Sandy Buchman, M.D., CCMF (SP), FCMF Président, Association médicale canadienne sandy.buchman@cma.ca Christine Hrudka, B. Sc. (Pharm.), IAS.A Présidente, Association des pharmaciens du Canada c. c. : Membres du Conseil de la fédération Membres du Comité du Cabinet chargé de la réponse fédérale à la maladie du coronavirus (COVID-19)
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Valoriser les proches aidants et reconnaître leurs apports au système de soins de santé du Québec

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique14373
Date
2020-09-29
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2020-09-29
Thèmes
Pratique et rémunération des médecins; formulaires
Ressources humaines du secteur de la santé
Text
Mémoire de l’AMC, bureau du Québec Valoriser les proches aidants et reconnaître leurs apports au système de soins de santé du Québec Projet de loi no 56, Loi visant à reconnaître et à soutenir les personnes proches aidantes et modifiant diverses dispositions législatives Septembre 2020 1 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 Table des matières Introduction ............................................................................................................................... 2 Présentation de l’AMC ......................................................................................................... 2 Politique nationale pour les personnes proches aidantes et les soins à domicile .......... 2 Importance des proches aidants au Québec ..................................................................... 3 Observations de l’AMC sur le projet de loi ............................................................................. 4 Définition des proches aidants ............................................................................................ 4 Un meilleur soutien financier pour les proches aidants..................................................... 4 Plus de répit pour les proches aidants................................................................................ 5 Soutenir les proches aidants par les soins virtuels ............................................................ 5 Répondre aux besoins de formation des proches aidants ................................................ 6 Conclusion ................................................................................................................................ 6 2 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 Introduction Présentation de l’AMC Fondée dans la ville de Québec en 1867, l’Association médicale canadienne (AMC) unit les membres de la profession médicale de tout le pays dans le but d’améliorer la santé de la population et d’accroître l’efficacité des différents systèmes de santé. Parlant au nom de la profession médicale, l’AMC défend des valeurs basées sur le professionnalisme, l’intégrité et la compassion. La contribution de l’AMC et de son bureau du Québec en est une de collaboration et de complémentarité aux instances médicales déjà existantes au Québec. Au cours des dernières années, L’AMC a défini la nécessité d’améliorer les soins et le bien-être des aînés comme une priorité. L’optimisation du rendement de notre système de santé repose en grande partie sur notre capacité à améliorer les soins offerts à nos aînés. Le travail de l’AMC inclut la réclamation d’une stratégie nationale coordonnée sur les soins aux aînés, la réclamation d’une convention des Nations Unies sur les droits de la personne chez les aînés, et la recherche sur les politiques permettant de mieux soutenir les aînés et leurs proches aidants. L’AMC a également proposé des solutions et des recommandations aux instances fédérales : que le gouvernement fédéral veille à ce que les systèmes de santé des provinces et des territoires répondent aux besoins en soins de leur population vieillissante, en ajoutant au Transfert canadien en matière de santé un montant supplémentaire basé sur les facteurs démographiques; et que le gouvernement fédéral crée une prestation pour les soins aux aînés qui constituerait une façon plus facile, équitable et efficace d’aider autant les proches aidants que les bénéficiaires des soins. D’emblée, l’AMC salue la volonté du gouvernement du Québec « de faire connaître la contribution et l’engagement des personnes proches aidantes et de soutenir ces personnes dans leur rôle ». Depuis plusieurs années, l’AMC milite en faveur d’une plus forte reconnaissance de l’apport des proches aidants au sein du système de santé comme partenaires de la prestation des soins. En reconnaissant les aidants naturels dans sa législation, le Québec fait figure de précurseur en devenant la deuxième province canadienne, après le Manitoba, qui octroie un statut légal à ces personnes essentielles. Politique nationale pour les personnes proches aidantes et les soins à domicile Selon l’AMC, il est primordial pour le gouvernement du Québec de se pencher sur la situation des proches aidants, mais il est aussi important de reconnaître le contexte plus large dans lequel ce projet de loi est proposé. Premièrement, nous reconnaissons et suggérons fortement qu’il est nécessaire de repenser la façon dont les soins de longue durée au Québec sont offerts. Par exemple, nous sommes d’avis qu’il faut repenser l’offre de soins aux aînés dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Il s’agit d’un élément qui doit être réformé, et l’AMC se réjouit à l’idée de commenter le projet de loi qui sera déposé par le gouvernement du Québec à l’automne sur cette question. 3 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 Pour bien soutenir nos aînés, l’AMC préconise un changement important et urgent vers la prestation de soins à domicile et à l’échelle communautaire. Selon une nouvelle étude menée par Campaign Research Inc. pour le compte de l’association Home Care Ontario, presque tous les aînés de l’Ontario (91 %) veulent rester dans leur propre maison ou appartement aussi longtemps que possible1. Nous croyons que cette donnée est similaire pour les Québécoises et Québécois. Un bon exemple du vieillissement chez soi est celui du Danemark avec des politiques progressistes telles que les suivantes : l’augmentation des investissements dans les soins communautaires pour soutenir les aînés à domicile; au moins une visite à domicile préventive par année pour tous les aînés âgés de 75 ans et plus; et un gel de la construction de nouveaux foyers de soins de longue durée depuis près de 20 ans. Ces types de changements nécessiteront un meilleur soutien pour améliorer les services à la maison et de nouvelles mesures pour soutenir les proches aidants. Un récent rapport de l’Institut canadien d’information sur la santé montre que 96 % des bénéficiaires de services à domiciles de soins de longue durée ont un proche aidant et qu’un tiers de ces derniers éprouvent de la détresse. Il est aussi noté que les proches aidants qui éprouvent de la détresse consacrent en moyenne 38 heures par semaine à offrir des soins à leurs proches, soit l’équivalent d’un emploi à temps plein2. Importance des proches aidants au Québec En 2016, le portrait démographique des proches aidants d’aînés au Québec révélait que 35 %, soit 2,2 millions de Québécois, posaient un geste en tant que proche aidant auprès d’un aîné. Parmi ceux-ci, environ 15 % agissaient comme proche aidant plus de 10 heures par semaine. Avec le vieillissement de la population, y compris celui des aînés et de leurs proches aidants, qui s’accroîtra dans les prochaines années, voire les prochaines décennies, la proportion d’heures de travail non rémunérées des proches aidants augmentera de façon importante. Au Canada, selon une étude menée en 2011 par l’université de l’Alberta, près de 80 % de toute l’aide aux bénéficiaires pour des soins de longue durée était fournie par des proches aidants. Il s’agit d’une contribution de plus de cinq milliards de dollars de services non rémunérés pour le réseau public de santé3. Rappelons aussi que la pandémie a mis en lumière toute l’importance des proches aidants et de leurs contributions dans le système de soins de santé et des services offerts aux aînés. Comme de nombreux services de soins fermaient pendant la pandémie, on demandait aux proches aidants de mettre les bouchées doubles et de jouer un rôle plus accru, créant ainsi chez ces personnes encore plus de stress qu’en temps normal. Nous croyons qu’il n’y a pas de meilleur moment pour soutenir les proches aidants. Le temps d’agir est maintenant. Nous devons avoir appris des leçons de la première vague de la pandémie et éviter les horreurs de possibles vagues subséquentes. Selon Statistique Canada, il est plus fréquent pour les aînés de vivre seuls au Québec que dans l’ensemble du Canada. Il est important de noter que de nombreux proches aidants ne résident pas avec le bénéficiaire auquel ils prodiguent des soins. Il faut aussi noter qu’il y a beaucoup d’aînés qui sont seuls et n’ont pas de proche aidant. 4 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 Observations de l’AMC sur le projet de loi Les proches aidants sont la colonne vertébrale de notre système de soins de santé. Ils et elles fournissent des soins à la maison, mais aussi dans les hôpitaux, les maisons pour aînés et les CHSLD. Ils méritent tout le soutien que nous pouvons leur apporter. Malheureusement, au Canada comme au Québec, les mesures en place pour soutenir les proches aidants sont insuffisantes. D’autres pays en font beaucoup plus et ont une longueur d’avance sur nous. L’AMC appuie les principaux objectifs du projet de loi 56. Nous félicitons le gouvernement pour sa reconnaissance de l’importante contribution des proches aidants dans notre société. L’AMC est favorable à la création d’un comité de suivi de l’action gouvernementale et d’un comité de partenaires concernés par le soutien aux personnes proches aidantes, et est aussi favorable à la création d’un observatoire québécois de la proche aidance. Définition des proches aidants La pandémie a révélé de nombreuses lacunes dans notre système de soins de santé. Une de ces lacunes est le manque de soutien et de services offerts aux aînés lorsqu’il y a verrouillage des établissements de soins de santé, des CHSLD et des centres pour aînés. Nous nous devons de mieux soutenir les proches aidants pendant ces verrouillages. La Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé (FCASS) et un groupe consultatif ont déterminé plusieurs étapes précises pour orienter l’examen des politiques, y compris revoir les politiques sur la présence des familles et la participation des patients ainsi que des membres de la famille et proches aidants partenaires. La FCASS a aussi mentionné qu’il faut faire la différence entre les proches aidants, qui sont des partenaires de soins essentiels, et les visiteurs4. Le rôle des proches aidants doit être officiellement reconnu tout au long de la prestation des soins. L’AMC a constaté qu’il en a été ainsi dans le récent plan d’action pour une deuxième vague, et s’en réjouit5. Un meilleur soutien financier pour les proches aidants Les aînés et leurs proches aidants constituent un segment important et croissant de la population. Ce groupe fait face à d’importantes dépenses personnelles pour payer les soins à domicile et les soins de longue durée de leurs proches. Ces dépenses supplémentaires peuvent également coïncider avec le retrait de l’aidant de la main-d’oeuvre afin de fournir des soins. Les proches aidants assument de nombreuses responsabilités, notamment financières. On estime que les dépenses privées pour les soins aux aînés augmenteront 150 % plus rapidement que le revenu disponible des ménages au cours de la période de 2019 à 20356. Compte tenu de leurs énormes contributions, les proches aidants ont besoin de soutien sous forme d’aide financière, d’éducation, de soutien par les pairs et de soins de relève. L’AMC recommande : 1. la mise en place d’une allocation pour aider les proches aidants à faire face à l’augmentation des dépenses en soins à domicile (à l’exemple de l’Allocation 5 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 famille). Il existe des allocations pour les proches aidants en Nouvelle-Écosse7 et au Royaume-Uni8; 2. un rehaussement du crédit d’impôt pour aidant naturel. Plus de répit pour les proches aidants L’AMC appuie la volonté de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants « de faire en sorte qu’il y ait davantage de maintien à domicile ». En fait, la grande majorité des personnes âgées demeurent à domicile (93,2 %)9, et ce, malgré une certaine perte d’autonomie. Les proches aidants représentent des ressources d’aide essentielles pour les aînés. Toutefois, ces proches aidants sont à risque de développer des problèmes liés à la santé, comme le stress, l’anxiété et l’épuisement. Ils ont besoin d’une gamme complète de services de soutien pour prévenir les problèmes de santé. Même si l’AMC a salué les mesures annoncées dans le budget du Québec 2020-2021 portant sur le crédit d’impôt remboursable, nous estimons que le projet de loi devrait prévoir des mesures concrètes pour offrir plus de répit aux proches aidants. L’AMC recommande : 1. une bonification du crédit d’impôt pour répit aux proches aidants; 2. l’augmentation des ressources pour le répit aux proches aidants, comme des centres de répit et de l’aide psychologique, et le déploiement à l’échelle provinciale de maisons de répit pour proches aidants; 3. l’augmentation des services de soutien à domicile pour les aînés et les proches aidants. Soutenir les proches aidants par les soins virtuels Les nouvelles technologies telles la télémédecine et la télésanté offrent un accès rapide aux soins de santé tout en éliminant les déplacements et les coûts qui s’y rattachent. En février 2020, l’AMC, le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et le Collège des médecins de famille du Canada ont créé un cadre de virtualisation des services de santé au Canada précisant les normes, lois et politiques nationales à adopter impérativement. La télémédecine et la télésanté peuvent jouer un rôle prédominant, comme nous le voyons dans le contexte de la pandémie, pour améliorer l’accès aux soins de première ligne pour les aînés. Plusieurs recommandations découlent du rapport du groupe de travail sur les soins virtuels, telles que les suivantes : 1. Le maintien de la grille tarifaire pour les soins virtuels mise en place pendant la pandémie de COVID-19. on Aging, Policies and Practice, Université de l’Alberta, 2011. 4 Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé. Réintégration des proches aidants comme partenaires de soins essentiels pendant la pandémie de COVID-19, 8 juill. 2020. https://www.fcass-cfhi.ca/about/news-and-stories/news-detail/2020/07/08/re-integration-of-family-caregivers-as-essential-partners-in-care-in-a-time-of-covid-19 5 Gouvernement du Québec, 2020. COVID-19 : Plan d’action pour une deuxième vague. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-257W.pdf 7 600, boulevard de Maisonneuve Ouest, bureau 500, Montréal (Québec) H3A 3J2 6 Le Conference Board du Canada (2019). Mesures pour offrir un meilleur soutien aux aînés et à leurs proches aidants. https://www.cma.ca/sites/default/files/pdf/health-advocacy/Mesures-pour-offrir-un-meilleur-soutien-aux-a%C3%AEn%C3%A9s-et-%C3%A0-leurs-proches-aidants-f.pdf 7 https://novascotia.ca/dhw/ccs/caregiver-benefit.asp 8 https://www.carersuk.org/help-and-advice/financial-support/help-with-benefits/carers-allowance 9 Statistique Canada, Recensement de 2016. 10 Association médicale canadienne, Collège des médecins de famille du Canada et Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada. Soins virtuels : Recommandations pour la création d’un cadre pancanadien. Rapport du groupe de travail sur les soins virtuels. Février 2020. https://www.cma.ca/sites/default/files/pdf/virtual-care/RapportduGroupedeTravailsurlesSoinsVirtuels.pdf 11 Gouvernement du Québec, 2020. COVID-19 : Plan d’action pour une deuxième vague. https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2020/20-210-254W.pdf
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