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Banque des politiques de l'AMC

Des politiques au service de la profession médicale et de la population canadienne


47 notices – page 1 de 5.

L'accès aux mêmes soins efficaces et appropriés pour tous les Canadiens

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11661
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC15-82
L'Association médicale canadienne recommande que les populations de patients relevant de la compétence fédérale aient accès aux mêmes soins efficaces et appropriés que tous les autres Canadiens.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC15-82
L'Association médicale canadienne recommande que les populations de patients relevant de la compétence fédérale aient accès aux mêmes soins efficaces et appropriés que tous les autres Canadiens.
Text
L'Association médicale canadienne recommande que les populations de patients relevant de la compétence fédérale aient accès aux mêmes soins efficaces et appropriés que tous les autres Canadiens.
Moins de détails

Association médicale canadienne Mémoire sur le projet de loi C-462, Loi limitant les frais imposés par les promoteurs du crédit d’impôt pour les personnes handicapées.

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11542
Date
2015-05-22
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2015-05-22
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
L’Association médicale canadienne (AMC) est heureuse de présenter son mémoire au Comité permanent des finances au sujet du projet de loi C-462, Loi limitant les frais imposés par les promoteurs du crédit d’impôt pour les personnes handicapées. L’AMC représente plus de 78 000 médecins du Canada. Sa mission consiste à servir et à unir les médecins du Canada et à défendre sur la scène nationale, en partenariat avec la population du Canada, les normes les plus élevées de santé et de soins de santé. L’AMC se réjouit que la Chambre des communes ait donné priorité au projet de loi C-462, qui constitue un pas important vers la résolution des conséquences inattendues du crédit d’impôt pour personnes handicapées (CIPH) qui existe depuis 2005. Partie 2 : Problèmes à aborder En 2005, l’admissibilité au CIPH a été étendue, permettant de remonter 10 ans en arrière pour réclamer rétroactivement ce crédit. Bien que cette mesure fiscale ait été une bonne chose pour les personnes handicapées, l’AMC a exhorté l’Agence du revenu du Canada (ARC) de trouver des solutions pour pallier les nombreuses conséquences imprévues de cette modification. Parmi ces conséquences une des principales a été l’émergence d’un grand nombre de petites entreprises tierces qui utilisent diverses pratiques abusives, ayant notamment recours à une promotion agressive pour chercher des clients éventuels et les encourager à demander ce CIPH. Le profit est le principal motivateur derrière les tactiques de ces entreprises. En effet, certaines d’entre elles demandent aux requérants jusqu’à 40 % du crédit d’impôt auquel ils ont droit lorsque leur demande est approuvée. En plus de cibler une population vulnérable, ces activités ont entraîné une hausse du nombre de formulaires de crédit d’impôt pour personnes handicapées que les médecins doivent remplir ainsi qu’une augmentation de la bureaucratie dans le secteur de la santé. Dans certains cas, les tiers ont placé les médecins dans une position conflictuelle avec leurs patients. Nous sommes heureux que ce projet de loi tente de répondre aux préoccupations que nous avons déjà soulevées à maintes reprises. L’AMC appuie le projet de loi C-462 et le considère comme une mesure nécessaire pour résoudre les problèmes qui ont émergé depuis les modifications apportées au crédit d’impôt pour personnes handicapées en 2005. Cependant, pour éviter d’autres conséquences inattendues, l’AMC recommande que le Comité permanent des finances s’attaque à trois enjeux avant de faire avancer le projet de loi C-462. Tout d’abord, selon le libellé actuellement proposé au projet de loi C-462, les mêmes conditions pourraient s'appliquer aux médecins et aux entreprises tierces, si un médecin facture des frais pour remplir le formulaire, ce qui constitue un service non assuré dans toute province canadienne. Ces frais sont soumis à des lignes directrices et à une supervision par les ordres des médecins provinciaux et territoriaux (voir Annexe 1 : Les formulaires de tiers : le rôle du médecin, une politique de l’AMC). L’AMC recommande que le Comité permanent des finances : . revoie la définition de « promoteurs » en vertu du paragraphe 2 pour exclure « un professionnel de la santé qui fournit des soins de santé et des traitements et qui est dûment autorisé en vertu de l’organe de réglementation applicable ». . si le Comité importe la définition du terme « personne » de la Loi de l’impôt sur le revenu, le paragraphe correspondant du projet de loi C-462 devrait être modifié de manière à préciser que, pour l’application de la loi, « le terme “personne” ne comprend pas un professionnel de la santé qui fournit des soins de santé et des traitements et est dûment autorisé en vertu de l’organe de réglementation applicable ». Deuxièmement, l’AMC est préoccupée par le fait qu’une personne peut solliciter les services d’une société tierce parce qu’elle ne comprend pas bien le but et les avantages du crédit d’impôt pour personnes handicapées. Il faut faire des efforts supplémentaires pour rendre le formulaire de demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées (formulaire T2201) plus instructif et convivial pour les patients. Ce formulaire devrait expliquer plus clairement aux patients la raison d’être du crédit d’impôt et leur dire explicitement qu’ils n’ont pas à utiliser les services d’une entreprise tierce pour soumettre le formulaire à l’ARC. L’AMC recommande que le Comité permanent des finances : . propose que l’Agence du revenu du Canada fasse des efforts supplémentaires pour rendre le formulaire de demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées plus informatif, accessible et convivial pour les patients. Enfin, l’AMC recommande de faire une évaluation de la protection des renseignements personnels avant que le projet de loi franchisse la prochaine étape du processus législatif. Il semble que, sous sa forme actuelle, le projet de loi C-462 autoriserait le partage interministériel de renseignements personnels. L’AMC soulève cette question afin qu’elle fasse l’objet d’un examen parce que la confidentialité des renseignements sur les patients est une obligation essentielle du médecin en vertu du Code de déontologie de l’AMC. Partie 3 : Conclusion L’AMC encourage le Comité des finances à s’attaquer à ces enjeux pour s’assurer que le projet de loi C-462 résoudra les problèmes existants du crédit d’impôt pour personnes handicapées sans en créer de nouveaux. L’AMC est heureuse de pouvoir donner son avis et de contribuer à l’étude de ce projet de loi par le Comité des finances et appuie l’adoption de ce projet de loi, avec les modifications susmentionnées. Résumé des recommandations Recommandation 1 Que la définition de « promoteurs » en vertu du paragraphe 2 soit modifiée pour exclure « un professionnel de la santé dûment autorisé en vertu de l’organe de réglementation applicable qui fournit des soins de santé et des traitements. » Recommandation 2 Si le Comité importe la définition du terme « personne » de la Loi de l’impôt sur le revenu, que le libellé du paragraphe correspondant du projet de loi C-462 soit modifié de manière à préciser que, pour l’application de la loi, « le terme “personne” ne comprend pas un professionnel de la santé dûment autorisé en vertu de l’organe de réglementation applicable qui fournit des soins de santé et des traitements. » Recommandation 3 Que l’Agence du revenu du Canada fasse des efforts supplémentaires pour s’assurer que le formulaire de demande de crédit d’impôt pour personnes handicapées soit plus informatif, accessible et convivial pour les patients. Recommandation 4 Avant de passer à la prochaine étape du processus législatif, que le projet de loi C-462 fasse l’objet d’une évaluation de la protection des renseignements personnels.
Documents
Moins de détails

Assurer un accès équitable aux soins de santé : Stratégies pour les gouvernements, les planificateurs de systèmes de santé et les médecins

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11062
Dernière révision
2018-03-03
Date
2013-12-07
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
  1 document  
Type de politique
Documents de politique
Dernière révision
2018-03-03
Date
2013-12-07
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Text
Assurer un accès équitable à des services de santé efficaces et appropriés est une stratégie qui peut atténuer les inégalités en santé résultant des différences de condition socioéconomique des Canadiens. On définit l'accès équitable comme la capacité des patients à obtenir des services de santé appropriés en fonction de leurs besoins perçus de soins. Cela nécessite l'examen non seulement de la disponibilité des services, mais aussi de la qualité des soins1. Il existe diverses preuves indiquant que l'accès aux soins n'est pas équitable au Canada. Les personnes dont le statut socioéconomique est plus élevé ont un plus grand accès à presque tous les services de santé disponibles, en dépit d'un état ??de santé généralement meilleur et donc d'un besoin moins important de soins. Cela comprend les services assurés (en chirurgie, par exemple), ainsi que des services non assurés tels que les produits pharmaceutiques et les soins de longue durée. Les personnes appartenant à des groupes défavorisés sont moins susceptibles de recevoir des soins de santé appropriés, même si elles ont accès au système. Elles sont aussi plus susceptibles de déclarer qu'elles ont de la difficulté à obtenir des rendez-vous, qu'elles subissent moins de tests et font l'objet de moins de suivi de maladies chroniques. Ces personnes sont en outre hospitalisées plus souvent et ces hospitalisations pourraient être évitées si elles recevaient des soins de première ligne appropriés. Par ailleurs, il y a un coût financier à cette disparité dans les soins équitables. Entre autres, si l'on réduisait l'écart, le système pourrait épargner des millions de dollars en hospitalisations évitables. Les obstacles à l'accès équitable sont liés à la demande (au patient) et à l'offre (au système de santé). Voici un tableau des obstacles courants : [Consultez le PDF] Obstacles liés à la demande ou au patient Obstacles liés à l'offre ou au système Littératie en santé Services non offerts dans les régions où il y a des besoins Croyances et normes culturelles Patients sans médecin de famille Langue Lacunes en matière de prise en charge adéquate des maladies chroniques Coût de transport Longs temps d'attente pour des services Incapacité d'obtenir un congé du travail Modèles de paiement ne tenant pas compte de la complexité des cas des patients Impossibilité d'obtenir des services de garde d'enfants Mauvaise coordination entre les soins de première ligne et les soins spécialisés et entre les services de santé et les services communautaires Incapacité de payer des médicaments ou autre dispositif ou traitement médical Manque de normalisation des processus de référence et d'accès aux spécialistes Immobilité due à une incapacité physique ou à un trouble de santé mentale Non-utilisation de la planification fondée sur les besoins pour veiller à ce que la population reçoive les services nécessaires Problèmes cognitifs, c'est-à-dire démence, qui nuisent à la capacité d'accéder à des soins et de respecter les directives Attitudes des travailleurs de la santé Pour réduire les obstacles liés au patient, il faut s'attaquer au manque de transport et au coût prohibitif de certains services médicalement nécessaires. En outre, il faut accroître la littératie en santé des patients et de leurs familles et soignants et augmenter la capacité des fournisseurs de soins de santé de contribuer à une interaction client-fournisseur adéquate sur le plan culturel afin de s'assurer que tous les patients sont en mesure de participer activement à la prise en charge de leurs soins. Pour ce qui est du système, les stratégies d'action se classent en quatre grandes catégories : 1) des soins de première ligne centrés sur le patient et axés sur la prise en charge des maladies chroniques; 2) une meilleure coordination des soins et un meilleur accès aux services médicalement nécessaires tout au long du continuum de soins; 3) des initiatives d'amélioration de la qualité intégrant l'équité à leur mandat; 4) des mesures de planification et d'évaluation du système de santé qui privilégient l'accès équitable aux soins. Les recommandations sont formulées pour les initiatives de l'AMC et les initiatives nationales, les planificateurs de soins de santé et les médecins actifs. Malgré un engagement envers l'accès égal aux soins de santé pour tous les Canadiens, l'accès aux soins et leur qualité varient très souvent selon les groupes. En supprimant les obstacles liés au patient et au système, on peut espérer qu'il s'en suivra un plus grand accès à des soins appropriés. Introduction Au Canada, comme dans de nombreux autres pays, il existe de grandes inégalités en matière de santé au sein des populations. Les personnes qui se situent en bas de l'échelle socioéconomique font face à un plus lourd fardeau de maladies, à une plus grande incapacité, et même à une espérance de vie plus courte2. Bon nombre de ces inégalités sont causées par des différences dans les facteurs socioéconomiques tels que le revenu et l'éducation, qu'on appelle les " déterminants sociaux de la santé "3,1. Alors que bon nombre de ces facteurs échappent au contrôle direct du système de santé, assurer l'accès équitable à des services de santé efficaces et appropriés peut aider à atténuer certaines de ces disparités. Le contraire peut également être vrai. Dans les systèmes de santé où l'accès aux soins et la pertinence sont inégaux et biaisés en faveur des personnes situées plus haut sur l'échelle socioéconomique, le système de santé peut lui-même créer de nouvelles inégalités et alourdir la charge des personnes qui courent déjà un risque accru de problèmes de santé. En tant que chefs de file dans le système de santé, les médecins peuvent jouer un rôle pour assurer l'accès équitable aux soins pour tous les Canadiens. Accès équitable aux soins de santé au Canada On peut définir l'accès équitable comme la capacité des patients à obtenir des services de soins de santé appropriés en fonction de leurs besoins perçus de soins. Cela nécessite l'examen non seulement de la disponibilité des services, mais aussi de la qualité des soins4. En raison du fardeau de la maladie et par conséquent des besoins, les personnes de faible statut socioéconomique devraient utiliser plus de services tout au long du continuum5. Or, ce n'est pas le cas. Les personnes vivant dans des quartiers à faible revenu, les jeunes adultes et les hommes sont moins susceptibles d'avoir un médecin de première ligne que les autres groupes6. Les médecins de première ligne fournissent la majorité des traitements de maladies mentales et sont la principale source de références à des psychiatres ou à d'autres spécialistes. Cependant, la plupart des soins aux personnes atteintes de maladies mentales, en particulier celles au bas de l'échelle socio-économique, sont fournis dans les salles d'urgence, ce qui est à la fois coûteux et épisodique. Cela est dû non seulement à un manque d'accès aux soins de première ligne, mais aussi à un manque de services de santé mentale dans les collectivités7. Les personnes dont le statut socioéconomique est plus élevé sont beaucoup plus susceptibles d'avoir accès à des services spécialisés et à les utiliser8. Par exemple, il y a une plus grande probabilité qu'on leur pose un cathéter, qu'elles attendent moins longtemps pour une angiographie, si elles présentent un infarctus du myocarde 9; et qu'elles aient un plus grand accès aux services de physiothérapie, d'ergothérapie et d'orthophonie à l'hôpital si elles sont hospitalisées pour un AVC aigu10. Les hommes et les femmes à faible revenu et atteints de diabète étaient tout aussi susceptibles de consulter un spécialiste pour le traitement que les personnes à revenu élevé, malgré un besoin nettement plus important de soins11. Pour ce qui est des chirurgies d'un jour, il y a un préjugé favorable envers les riches12. Une étude réalisée à Toronto a révélé que le revenu des patients hospitalisés en chirurgie était beaucoup plus élevé que celui des patients hospitalisés en médecine13. En outre, les services d'imagerie diagnostique sont plus utilisés par les groupes socioéconomiques plus élevés14. L'accès aux programmes de prévention et de dépistage comme les tests de Pap et la mammographie est moindre parmi les groupes défavorisés15. La situation géographique peut aussi constituer un obstacle à l'accès. En général, les Canadiens des régions rurales ont des besoins de soins de santé plus élevés, mais ont un accès moindre aux soins16. Les Canadiens des régions rurales et du Nord doivent généralement parcourir de grandes distances pour obtenir des services de santé, car de nombreux services, en particulier les services spécialisés, ne sont pas offerts dans leur collectivité d'origine17. Les personnes qui vivent dans les régions les plus rurales du Canada sont les moins susceptibles d'avoir un médecin de famille attitré ou d'avoir consulté un médecin spécialiste18. Selon les données de la Société de la médecine rurale du Canada, 21 % des Canadiens vivent en milieu rural, tandis que seulement 9,4 % des médecins de famille et 3 % des spécialistes vivent en région rurale19. Ce manque d'accès aux spécialistes et aux services médicalement nécessaires peut retarder les traitements et nuire à la santé. Cela peut entre autres causer de la douleur inutile et une invalidité permanente20. Qui plus est, il y a souvent un coût financier important lié aux déplacements pour un traitement médicalement nécessaire21. Ce n'est pas seulement l'accès aux services assurés qui est un problème au Canada. Beaucoup de Canadiens n'ont pas accès aux produits pharmaceutiques dont ils ont besoin. Les chercheurs ont signalé que les personnes à faible revenu sont trois fois moins susceptibles de faire exécuter leurs ordonnances, et 60 % moins en mesure d'aller subir les tests nécessaires en raison de leur coût22. Les études montrent que l'utilisation des services appropriés de prévention du diabète, l'achat de médicaments et les tests de glycémie sont fonction des dépenses directes engagées par les personnes diabétiques23. Des Canadiens ont aussi de la difficulté à avoir accès à des services de réadaptation. Entre autres, il arrive souvent que des services comme la physiothérapie et l'ergothérapie ne sont pas couverts, sauf s'ils sont fournis à l'hôpital ou aux personnes participant à certains programmes de soutien aux personnes handicapées. Cela occasionne de longs temps d'attente pour les services qui sont couverts et parfois, l'accès est tout simplement impossible24. De plus, on note aussi des inégalités du fait que les provinces et les territoires ne couvrent pas tous les mêmes programmes25. L'accès aux services de santé mentale est très problématique pour les Canadiens. Selon des données de Statistique Canada, plus d'un demi-million de Canadiens qui avaient un besoin perçu de services de santé mentale ont déclaré que leurs besoins n'avaient pas été satisfaits. L'accès à du counselling était le besoin non satisfait le plus fréquemment signalé26. Un certain nombre de professionnels de la santé mentale importants, notamment des psychologues et des conseillers, ne sont pas financés dans le cadre des budgets de santé provinciaux, ou reçoivent un financement très limité. L'accès à des psychologues est en grande partie limité aux personnes qui ont les moyens de se les payer, que ce soit grâce à une assurance privée ou de leurs propres poches27,2. L'accès aux soins en établissement résidentiel, aux soins de longue durée, aux soins à domicile et aux soins de fin de vie subventionnés est aussi problématique. Les personnes qui en ont les moyens ont accès à des services de soins de longue durée de qualité dans leur collectivité, alors que celles dont les ressources sont insuffisantes sont placées dans des établissements de moindre qualité, parfois à des heures de route de leur famille et de leurs amis28. Même avec les expansions promises par les gouvernements, les soins à domicile ne pourront pas répondre aux besoins des groupes mal desservis, tels que ceux qui vivent dans les régions rurales et éloignées29. Enfin, seule une fraction des patients a accès à des soins palliatifs et de fin de vie ou en reçoit. Les personnes qui vivent dans les régions rurales ou éloignées et les personnes handicapées ont un accès extrêmement limité aux soins palliatifs30. Les difficultés d'accès sont particulièrement graves chez les peuples autochtones du Canada, dont bon nombre vivent dans des collectivités ayant un accès limité aux services de soins de santé. Ils doivent parfois parcourir des centaines de kilomètres pour obtenir des soins31. En outre, ils sont confrontés à des défis d'ordre provincial ou territorial; beaucoup passent à travers les mailles du filet de leur système de santé provincial et fédéral. La situation géographique est certes un obstacle important pour les peuples autochtones, mais elle n'est pas le seul. Les Autochtones vivant dans les centres urbains sont également confrontés à des difficultés. La pauvreté, l'exclusion sociale et la discrimination peuvent être des obstacles à l'accès aux soins de santé nécessaires. De l'ensemble des dépenses fédérales pour les programmes et services autochtones, seulement 10 % est alloué aux Autochtones en milieu urbain. Cela signifie que ces derniers n'ont pas accès à des programmes tels que le Programme d'aide préscolaire aux Autochtones, ou à des services relatifs à l'alcool et aux drogues, lesquels seraient accessibles s'ils vivaient dans les réserves32. En outre, même lorsque les soins sont disponibles, ils ne sont pas nécessairement adaptés à la culture. Enfin, les peuples autochtones du Canada ont tendance à être surreprésentés parmi les populations les plus à risque et ayant le plus grand besoin de soins, ce qui rend le manque d'accès un enjeu encore plus important pour leur santé33. Toutefois, ces exemples ne sont qu'une partie du problème, car un accès inadéquat aux soins ne peut pas être considéré comme un accès équitable34. Les personnes de faible statut socio-économique sont plus susceptibles d'utiliser les services pour patients hospitalisés; d'utiliser davantage les services de médecins de famille après le contact initial35; et d'avoir constamment des taux d'hospitalisation plus élevés36. Cela pourrait être dû à des besoins plus élevés ou être la preuve que les services reçus ne répondent pas aux besoins de soins de santé des personnes qui se situent plus bas sur l'échelle socio-économique37. Les femmes et les hommes de quartiers à faible revenu sont plus susceptibles de déclarer avoir de la difficulté à obtenir un rendez-vous avec leur médecin de famille pour des problèmes de santé urgents et non émergents. Elles sont aussi plus susceptibles de signaler des besoins en soins de santé qui ne sont pas satisfaits38. Pour ce qui est des hospitalisations, les personnes de faible statut socioéconomique étaient beaucoup plus susceptibles d'être hospitalisées pour des troubles propices aux soins ambulatoires (TPSA) et des troubles de santé mentale39, hospitalisations qui pourraient être évitées si elles recevaient des soins de première ligne appropriés40. Les études ont également révélé qu'en moyenne, leur durée d'hospitalisation est plus longue41. Selon une étude des hôpitaux dans le Réseau local d'intégration des services de santé du Toronto-Centre, les patients qui attendent un autre niveau de soins (ANS) étaient plus susceptibles d'avoir un faible revenu42. En outre, les personnes à faible revenu et présentant des TPSA, celles qui vivent dans des régions rurales et celles qui sont atteintes de maladies chroniques multiples sont deux fois plus susceptibles d'indiquer avoir eu recours aux services d'urgence pour un trouble qui aurait pu être traité par un fournisseur de soins de première ligne43. Cette disparité a un coût financier. Selon un rapport de 2011, les résidants à faible revenu de Saskatoon sont responsables à eux seuls de 179 millions de dollars de plus en coûts des soins de santé que les personnes à revenu moyen44. Une étude réalisée en 2010 par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) a révélé que les coûts plus élevés pour les hospitalisations évitables pour les TPSA s'élevaient à 89 millions de dollars pour les hommes et à 71 millions de dollars pour les femmes et qu'un montant supplémentaire de 248 millions de dollars représentait les coûts supplémentaires liés aux hospitalisations excédentaires pour des raisons de santé mentale45. Secteurs d'interventions Comme le suggère le document d'information, l'accès équitable est plus que la simple utilisation des services. Ce sont les caractéristiques du patient ainsi que des facteurs complexes du système de santé qui déterminent si l'accès est équitable. Récemment, la détermination de l'accès prend en compte l'offre de services et la demande de soins de la part des patients. Pour ce qui est des obstacles liés à la demande ou au patient, nous devons prendre en considération la capacité de percevoir, de rechercher, d'atteindre, de payer et de s'engager. Pour ce qui est des obstacles liés à l'offre ou au système de santé, nous devons tenir compte des éléments suivants : approche, acceptabilité, disponibilité et accommodement, abordabilité et pertinence46. Le tableau suivant met en évidence les obstacles actuels à l'accès équitable. Obstacles liés à la demande ou au patient Obstacles liés à l'offre ou au système Littératie en santé Services non offerts dans les régions où il y a des besoins Croyances et normes culturelles Patients sans médecins de famille Langue Lacunes en matière de prise en charge adéquate des maladies chroniques Coût de transport Longs temps d'attente pour des services Incapacité d'obtenir un congé du travail Modèles de paiement ne tenant pas compte de la complexité des cas des patients Impossibilité d'obtenir des services de garde d'enfants Mauvaise coordination entre les soins de première ligne et les soins spécialisés et entre les services de santé et les services communautaires Incapacité de payer des médicaments ou autre dispositif ou traitement médical Manque de normalisation de processus de référence et d'accès aux spécialistes Immobilité due à une incapacité physique ou à un trouble de santé mentale Non-utilisation de la planification fondée sur les besoins pour veiller à ce que la population ait les services nécessaires Problèmes cognitifs, c'est-à-dire démence, qui nuit à la capacité d'accéder à des soins et de respecter les directives Attitudes des travailleurs de la santé Interventions liées aux patients pour améliorer l'accès équitable La faible littératie en santé peut engendrer des difficultés pour certains Canadiens, pour ce qui est de la perception de besoins de soins47. Les études montrent que plus de la moitié des adultes canadiens (60 %) n'ont pas la capacité d'obtenir de l'information sur la santé et les services de santé, de la comprendre et d'agir en conséquence afin de prendre eux-mêmes des décisions concernant leur santé48. De nombreux médecins ont recours à des stratégies pour réduire au minimum ce manque de littératie en santé chez leurs patients. Ils offrent entre autres des ressources en langage clair ainsi que des exercices de reformulation, selon lesquels le patient répète au médecin ce qu'il lui a dit, ce qui leur permet de déterminer si les patients ont bien compris l'information fournie49. Ces efforts doivent être soutenus et encouragés. Certaines personnes peuvent avoir de la difficulté à comprendre comment le système de santé fonctionne et où accéder aux services50. Les croyances concernant le besoin et la valeur de certains services peuvent également nuire à la capacité des patients à chercher des soins51. Il faut trouver des moyens de s'assurer que les groupes défavorisés sont au courant des services qui leur sont offerts et des avantages de prendre des mesures préventives concernant leur santé. Les Canadiens à faible revenu sont dix fois plus susceptibles de déclarer des besoins en soins de santé non satisfaits en raison du coût de transport52. Parmi les autres obstacles, citons le manque de services de garde d'enfants et la capacité d'obtenir un congé pour aller à des rendez-vous de santé nécessaires53. Les stratégies qui offrent aux patients le transport vers leur rendez-vous ou des subventions pour de tels déplacements ont connu un certain succès. Le prolongement des heures d'ouverture et des rendez-vous en soirée peuvent augmenter l'accès aux soins pour les personnes qui ne peuvent s'absenter de leur travail. En outre, les programmes qui offrent aux patients la visite à domicile de fournisseurs de soins de santé peuvent aider à éliminer cet obstacle. Il faudrait envisager de soutenir davantage ces programmes et d'élargir leur portée. Il y a également l'incapacité de payer pour des services non couverts par les régimes provinciaux, comme les produits pharmaceutiques, la physiothérapie et d'autres services de réadaptation54. Selon un rapport de 2005 sur le diabète au Canada, le coût et l'accès aux fournitures médicales se sont avérés être les principaux défis pour les Canadiens atteints du diabète55. L'incapacité à payer empêche aussi d'avoir accès aux services tels que le counselling en santé mentale, les soins en établissement subventionnés et les soins de longue durée. Par ailleurs, même si les patients sont en mesure d'obtenir des soins, ils sont parfois incapables d'y participer pleinement. Les difficultés de langage, un faible niveau de littératie en santé, des problèmes cognitifs (comme la démence), les mœurs et les normes culturelles, la discrimination ou l'insensibilité des travailleurs de la santé, peuvent être des obstacles à la pleine participation aux soins56. Il faudrait développer des méthodes d'enseignement afin d'améliorer la participation des patients et de leurs familles ou soignants issus de groupes défavorisés.57. Il faut élaborer des stratégies visant à éliminer ou à réduire les obstacles créés par un manque de littératie en santé et les communiquer aux médecins et aux autres fournisseurs de soins de santé. En outre, il faut soutenir les programmes qui facilitent l'accès aux services, y compris l'interprétation et la traduction de renseignements importants sur la santé58. Enfin, les fournisseurs de soins de santé doivent avoir des compétences culturelles. Le Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada et l'Association des facultés de médecine du Canada ont élaboré des modules de formation pour les médecins qui traiteront les peuples autochtones du Canada59. Des programmes similaires ont été mis au point par la Société canadienne de pédiatrie et la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada. Il faut offrir davantage de formation de ce genre et concentrer la formation sur les groupes susceptibles d'être défavorisés sur le plan de l'accès aux soins de santé et de la pertinence des soins. Recommandations d'action : Initiatives de l'AMC et initiatives nationales L'AMC recommande : 1. que les gouvernements élaborent une stratégie nationale pour améliorer la littératie en santé des Canadiens qui prenne en compte les besoins particuliers des différentes cultures; 2. que les gouvernements offrent des options de transport accessibles et abordables pour les patients nécessitant des services médicaux lorsque ces derniers ne sont pas offerts dans leur région; 3. que les gouvernements, après avoir consulté l'industrie de l'assurance-vie et de l'assurance-maladie et le public, établissent un programme complet d'assurance-médicaments d'ordonnance qui sera administré sous forme de remboursements versés aux régimes provinciaux et territoriaux et privés d'assurance-médicaments d'ordonnance afin de garantir à tous les Canadiens l'accès aux pharmacothérapies médicalement nécessaires; 4. que les gouvernements étudie des méthodes pour s'assurer que les Canadiens à faible revenu et les autres Canadiens défavorisés auront davantage accès aux services médicalement nécessaires tels que les services de réadaptation et de santé mentale, les soins à domicile et les soins de fin de vie; 5. que les gouvernements explorent des options pour financer les services de soins de longue durée pour tous les Canadiens; 6. que les gouvernements veillent à ce que les services d'interprétation et de traduction nécessaires soient fournis à tous les points d'intervention. Médecins actifs L'AMC recommande : 7. que les médecins poursuivent leurs efforts pour accroître la littératie en santé de leurs patients et de leurs familles ou soignants; 8. que la formation en matière de compétence culturelle fasse partie de tous les programmes de formation de premier cycle, d'études postdoctorales et de formation médicale continue. Interventions liées au système pour améliorer l'accès équitable Au niveau du système, il y a deux principaux enjeux auxquels il faut s'attaquer : s'assurer que les Canadiens ont accès aux services dont ils ont besoin (abord facile, disponibilité et accommodement, coût abordable) et, une fois qu'ils y auront accédé, veiller à ce que les services soient appropriés et qu'ils tiennent compte de leurs besoins de santé (acceptabilité et pertinence). Les stratégies d'action comprennent les soins de première ligne centrés sur le patient et axés sur la prise en charge des maladies chroniques, une meilleure coordination des soins et un meilleur accès aux services médicaux nécessaires tout au long du continuum, des initiatives d'amélioration de la qualité qui intègrent l'équité à leur mandat, ainsi que la planification et l'évaluation du système de santé qui accordent la priorité à l'accès équitable aux soins. 1. Des soins de santé de première ligne centrés sur le patient et axés sur la prise en charge des maladies chroniques et qui comprennent des programmes pour améliorer l'accès aux personnes qui en ont le plus besoin. Des soins de première ligne exhaustifs offrent la meilleure chance d'augmenter l'accès équitable et de réduire la disparité en matière de santé. Les données provenant d'une vaste étude de population en Ontario indiquent que les inégalités en matière d'accès aux soins de première ligne et de prise en charge appropriée des maladies chroniques sont beaucoup plus grandes que les inégalités relatives au traitement d'affections aiguës60. Actuellement, les personnes qui en ont le plus besoin n'ont pas accès à de nombreux services de soins de première ligne. Les centres de santé communautaire (CSC) représentent un bon modèle pour relever ce défi, étant établis dans les quartiers défavorisés et offrant des soins adaptés à la culture61. En outre, les CSC offrent différents services de santé, et parfois des services sociaux, sous un même toit, ce qui facilite l'accès à de nombreux types de soins. Il faut faire davantage pour réduire les obstacles à l'accès pour les Canadiens vivant dans les régions rurales et éloignées. La télémédecine a augmenté l'accès pour les Canadiens des régions rurales, et le Réseau Télémédecine Ontario est un exemple de cette approche novatrice. Les patients vivant dans les régions rurales peuvent avoir accès à des spécialistes dans les centres urbains par l'entremise de leurs fournisseurs de soins de santé locaux, notamment pour un suivi de réadaptation cardiaque, les télésoins à domicile pour favoriser les changements de mode de vie ainsi que des consultations psychiatriques ou de santé mentale62. Il a été prouvé que les programmes qui encouragent le recrutement et la formation des professionnels de la santé de populations rurales et défavorisées ont amélioré l'accès, car ces personnes sont plus susceptibles de retourner dans leurs régions d'origine pour exercer leur profession63. Les facultés de médecine cherchent à augmenter la diversité des étudiants depuis un certain nombre d'années. Cependant, il reste encore beaucoup à faire. Selon les résultats du volet Étudiants du Sondage national des médecins de 2012, le revenu familial de 278 des 2 000 étudiants qui ont répondu au sondage, soit 13,9 %, se situe dans le premier percentile des revenus au pays, alors que le revenu familial de seulement 46 étudiants, soit 2,3 %, se situe dans le quintile inférieur64. L'une des stratégies proposées pour accroître la diversité dans les facultés de médecine est de mieux faire connaître la profession médicale chez les jeunes des milieux ruraux et défavorisés. En Alberta, un programme novateur appelé Mini Docs enseigne aux enfants âgés de six à douze ans en quoi consiste la profession médicale et comment demeurer en bonne santé. Les enfants ont l'occasion de porter des sarraus et d'utiliser des instruments médicaux sécuritaires comme un stéthoscope et des pansements. Ce sont les étudiants en médecine qui gèrent ce programme d'une journée65. Il faudrait étendre la portée des stratégies visant à éliminer les obstacles financiers à l'accès en offrant notamment des bourses d'études. Il faudrait également modifier le processus d'admission dans les facultés de médecine afin de prendre en considération les différences d'accès aux programmes tels que les cours de préparation à l'examen d'admission en médecine (MCAT) et le bénévolat à l'étranger selon la disponibilité des ressources financières. Il faut aussi tenir compte du fait que certains étudiants doivent travailler pendant leurs études en médecine, ce qui peut limiter le temps disponible pour faire du bénévolat et des services communautaires66. Une autre stratégie à envisager pour améliorer l'accès est la mise en place de programmes qui visent à jumeler les fournisseurs de soins de première ligne aux patients seuls et mal desservis. Des programmes tels qu'Accès Soins en Ontario et le programme GP and Me en Colombie-Britannique aident les patients parfois difficiles à servir à trouver un fournisseur de soins de première ligne approprié. Le Collège des médecins de famille du Canada a élaboré un plan directeur pour les soins de première ligne pour tous les Canadiens. Le concept, " Centre de médecine de famille (CMF) " vise à donner accès à une équipe offrant une gamme complète de soins de santé qui comprend un médecin de famille. Ces CMF prendront plusieurs formes, mais seront conçus pour accroître à la fois l'accès et les soins centrés sur les patients67. La rapidité du service constitue un autre obstacle à l'accès. De nombreux patients sont obligés de se présenter dans des cliniques sans rendez-vous ou aux services d'urgence, car ils ne peuvent recevoir en temps opportun les soins requis de leurs fournisseurs de soins de première ligne. L'utilisation de cliniques sans rendez-vous ou des services d'urgence pour les soins de première ligne peut faire perdre des occasions de faire de la prévention et de promouvoir la santé68. Des programmes d'accès avancés peuvent aider à améliorer l'accès équitable aux soins en offrant des rendez-vous en temps opportun à tous les patients69. En Alberta, le programme AIM (Access, Improvement, Measures ou Accès, Amélioration et Mesures) utilise un système conçu par l'Institute for Healthcare Improvement des États-Unis, qui consiste à repenser la pratique afin d'offrir des rendez-vous le même jour et d'éliminer les retards inutiles70. Les soins de santé de première ligne qui privilégient la prise en charge des maladies chroniques offrent le plus grand potentiel d'accroître la pertinence des soins et de réduire les coûts du système. Les personnes les plus susceptibles d'avoir des maladies chroniques sont aussi celles qui font face aux plus grands obstacles à l'accès équitable71. Actuellement, bien des personnes aux prises avec des troubles propices aux soins ambulatoires (TPSA) ne subissent pas les tests appropriés pour surveiller leur état de santé, n'ont pas de suivi pour gérer leurs médicaments, ou ne reçoivent pas le soutien adéquat pour autogérer leur maladie72. Il existe des programmes visant à encourager une prise en charge plus efficace des maladies chroniques. Le Réseau local d'intégration des services de santé (RLISS) de Champlain en Ontario a mis au point un réseau de prévention des maladies cardiovasculaires pour améliorer les soins grâce à l'utilisation de pratiques fondées sur des données probantes et une meilleure intégration entre tous les secteurs du continuum des soins de santé73. Les réseaux de soins de première ligne de l'Alberta ont des objectifs similaires visant à relier plusieurs médecins, cliniques et régions afin de mieux répondre aux besoins de santé de la population74. Il faut faire davantage pour développer ce genre de programmes et fournir des modèles de rémunération appropriés pour les patients complexes. Les modèles de paiement dans certaines provinces ou certains territoires compromettent l'accès en ne prenant pas en considération la morbidité et la comorbidité dans la détermination des taux, p. ex., la capitation égale75. Enfin, il est nécessaire d'encourager une plus grande autogestion de la maladie. Des programmes de soutien de la pratique en Colombie-Britannique offrent une formation aux médecins afin d'augmenter l'autogestion des patients et la littératie en santé76. Il faut étendre la prestation de programmes de cette nature à toutes les provinces et à tous les territoires. 2. Une meilleure coordination des soins et un meilleur accès aux services médicaux nécessaires tout au long du continuum de soins. Des soins centrés sur le patient qui intègrent les soins dans tout le continuum et qui comprennent les services communautaires s'avéreront nécessaires pour assurer non seulement un meilleur accès, mais aussi une plus grande acceptabilité des soins77. Des programmes novateurs axés sur une meilleure coordination de la transition de l'hôpital à la maison ont eu un certain succès pour ce qui est de la prévention des réadmissions, en particulier lorsque les populations vulnérables sont ciblées78. Les " maillons santé " en Ontario cherchent à réduire les coûts en se fondant sur l'hypothèse qu'une grande partie de l'utilisation des services coûteux, tels que les visites aux urgences, pourrait être évitée si les soins étaient mieux coordonnés. Un des établissements pilotes à Guelph vise à désigner une personne des soins de première ligne, probablement un médecin ou une infirmière, comme principal contact pour les patients ayant des besoins élevés et pour intervenir en faveur de ces patients afin d'assurer une meilleure coordination des soins79. Il faut poursuivre les travaux afin d'assurer une plus grande coordination de soins spécialisés. Les données de recherche montrent que l'accès aux services spécialisés est biaisé en faveur des patients à revenu élevé. Pour réduire cette inégalité, il faudra peut-être normaliser le processus de référence et faciliter la coordination des soins du point de vue des fournisseurs de soins de première ligne80. La Colombie-Britannique a mis en place un nouveau programme afin de réduire certains de ces obstacles en offrant un financement et un soutien aux programmes d'accès rapide qui permettent aux médecins de famille d'accéder à des soins spécialisés par la voie d'une ligne téléphonique désignée. Si aucun spécialiste n'est disponible immédiatement, le service s'engage à rappeler dans les deux heures. Les spécialités faisant partie de ce programme comprennent notamment la cardiologie, l'endocrinologie, la néphrologie, la psychiatrie et la médecine interne81. La mise en œuvre de programmes similaires dans d'autres provinces ou territoires pourrait contribuer à améliorer la coordination entre les soins de première ligne et les soins spécialisés. Or, la coordination des soins n'est qu'une partie du problème. Il faut également améliorer l'accès aux services médicalement nécessaires dans tout le continuum de soins. Cela comprend notamment un calendrier de prévention durant toute la vie82, les tests de diagnostic, les services spécialisés ainsi que l'accès aux services de réadaptation, aux soins en santé mentale, aux soins de longue durée et aux soins de fin de vie appropriés. 3. Initiatives d'amélioration de la qualité qui intègrent l'équité à leur mandat. L'équité est devenue un élément clé de nombreuses initiatives d'amélioration de la qualité partout dans le monde. Qualité des services de santé Ontario (QSSO) a défini neuf attributs d'un système de santé très performant : sûr, efficace, axé sur le patient, accessible, efficient, équitable, intégré, adéquatement outillé et centré sur la santé de la population83. L'Étude POWER (Project for an Ontario Women's Health Evidence-Based Report ou Projet d'élaboration du Rapport basé sur des données probantes de l'Ontario sur la santé des femmes), étude d'envergure des femmes en Ontario, a conclu que, dans les régions où il y avait des programmes ciblés pour l'amélioration de la qualité, on observait moins d'inégalités. En particulier, l'étude faisait référence aux interventions d'Action Cancer Ontario et de l'Ontario Stroke Network. Ces deux groupes avaient entrepris de grandes initiatives d'amélioration de la qualité en vue de normaliser les soins et d'améliorer la coordination des services en utilisant des lignes directrices fondées sur des données probantes et en mesurant continuellement le rendement. Ils avaient précisément pris en considération l'accessibilité et l'équité. En raison de ces efforts, l'étude POWER a constaté que les soins de courte durée des cancers et des AVC en Ontario étaient tout à fait équitables84. Des projets similaires sont en cours dans d'autres provinces et territoires. L'initiative Towards Optimized Practice menée en Alberta soutient les efforts des médecins, dans leurs cabinets, visant à accroître l'utilisation des guides de pratique clinique pour les soins ainsi que des initiatives d'amélioration de la qualité85. On pourrait réduire les inégalités en matière d'accès pour tous les Canadiens si l'on encourageait plus de services et de programmes de santé à entreprendre de telles initiatives d'amélioration de la qualité. 4. Planification et évaluation du système de santé qui privilégient l'accès équitable aux soins Il faut prendre en considération l'équité dans tous les volets de la planification. Trop souvent, les services sont conçus sans tenir suffisamment compte des besoins particuliers des groupes défavorisés. Les planificateurs doivent s'efforcer de mieux comprendre les populations de clients qu'ils desservent et adapter les programmes aux personnes ayant le plus besoin de soins86. Cette planification doit se faire en consultation avec les intervenants d'autres secteurs qui jouent un rôle par leur influence sur la santé de leurs populations de clients. En outre, il faut aussi évaluer l'équité et l'utilisation des services. Certains services peuvent être conçus d'une manière qui est plus appropriée pour certains groupes que pour d'autres, ce qui entraîne une plus grande utilisation par certains groupes et un manque d'accès pour d'autres87. La Régie régionale de la santé de Saskatoon a trouvé des moyens novateurs d'essayer de comprendre ces obstacles. Les services de soins de santé font l'objet d'évaluations ciblant précisément l'équité en santé pour s'assurer que tous les services répondent aux besoins des diverses populations. Cela comprend l'analyse de la gamme complète des services, allant des programmes de soins préventifs et de sensibilisation aux soins tertiaires comme la dialyse. En Ontario, les RLISS ont été chargés d'élaborer des plans d'équité pour leurs services. L'établissement d'objectifs clairs et de mesures d'évaluation du rendement fait partie de leur mandat88. Un des outils disponibles pour soutenir ce travail est un outil d'évaluation de l'impact sur l'équité en santé élaboré par le ministère de la Santé et des Soins de longue durée de l'Ontario. Il a été conçu à l'intention des organisations au sein du système de santé et hors de ce système qui auront un impact sur la santé des Ontariens. L'objectif principal de cet outil est de réduire les inégalités qui résultent des obstacles à l'accès à des services de santé de qualité. En outre, il sert à déterminer les impacts imprévus sur la santé, à la fois positifs et négatifs, avant la mise en œuvre d'un programme ou d'une politique89. Il faudrait poursuivre les travaux pour s'assurer que l'équité est incluse dans les résultats visés et la gestion du rendement des organisations de soins de santé et des groupes de fournisseurs dans tout le pays90. Pour soutenir ces programmes de planification, il faudra recueillir des données appropriées, qui devront être exhaustives pour tous les services, et inclure des points de données précis qui permettront aux planificateurs et aux fournisseurs de comprendre la composition de leurs populations et de mesurer l'attention portée à l'équité et en faire rapport91. Recommandations : Initiatives de l'AMC et initiatives nationales L'AMC recommande : 9. que les gouvernements poursuivent leurs efforts pour assurer à tous les Canadiens l'accès à un médecin de famille; 10. que des programmes appropriés de rémunération et des programmes d'incitatifs soient établis dans toutes les provinces et tous les territoires afin de soutenir une meilleure prise en charge des maladies chroniques pour tous les Canadiens; 11. que les gouvernements financent et soutiennent les programmes qui facilitent une plus grande intégration entre les soins de première ligne et les soins spécialisés; 12. que les organisations médicales nationales élaborent, avec le soutien du gouvernement, des programmes pour accroître la normalisation des soins et l'utilisation de guides de pratique clinique appropriés; 13. que des systèmes appropriés de collecte de données et de mesure du rendement soient mis en place pour surveiller la distribution équitable des services de santé et une plus grande pertinence des soins. Planificateurs du système de santé L'AMC recommande : 14. que la planification basée sur les besoins soit obligatoire pour toutes les régions sanitaires et pour la planification du système de santé; l'évaluation de l'impact sur l'équité en matière de santé devrait faire partie de cette planification afin de s'assurer que les services répondent aux besoins de tous les Canadiens; 15. que la priorité soit donnée, dans tous les systèmes de santé, à la prise en charge des maladies chroniques et à d'autres stratégies de soutien pour les patients vulnérables à risque de réadmission fréquente dans le système de soins actifs de courte durée; 16. que les initiatives d'amélioration de la qualité soient obligatoires dans tous les programmes de soins; ces programmes devraient cibler en particulier la normalisation des soins et l'amélioration continue de la qualité et intégrer l'égalité d'accès dans leur mandat. Médecins actifs L'AMC recommande : 17. que les médecins soient soutenus dans leurs efforts pour offrir l'accès en temps opportun aux établissements de soins de santé de première ligne; 18. que les médecins soient soutenus dans les efforts continus qu'ils déploient pour inclure les patients de diverses populations dans la prise de décisions concernant leurs soins et la prise en charge de leur maladie; 19. les médecins poursuivent leurs efforts pour normaliser les soins et utiliser des guides de pratique clinique fondés sur des données probantes qui sont centrés sur la prise en charge des maladies chroniques. 20. qu'on encourage les médecins à participer à des interventions communautaires qui ciblent les déterminants sociaux de la santé et qu'on les soutienne adéquatement à cet égard. Conclusion Malgré un engagement envers l'accès égal aux soins de santé pour tous les Canadiens, l'accès aux soins et leur qualité varient pour bien des groupes. Pour les plus vulnérables, ce manque d'accès peut exacerber davantage le fardeau des maladies, déjà trop lourd. Les stratégies décrites dans ce document offrent des occasions pour le secteur de la santé et la profession médicale d'intervenir et d'atténuer ces inégalités. En supprimant les obstacles liés au patient et au système, on peut espérer qu'il s'en suivra un meilleur accès à des soins appropriés. Bien que ces stratégies offrent un espoir, elles ne suffiront pas à améliorer la santé globale de la population canadienne. Il faut poursuivre ces actions pour s'attaquer aux facteurs sociaux et économiques sous-jacents qui donnent lieu à des disparités en santé chez les Canadiens. Références 1 Ce document met l'accent sur l'accès équitable aux soins. Pour prendre connaissance d'un énoncé de position plus général sur le rôle des médecins dans la lutte contre les répercussions des déterminants sociaux de la santé, veuillez consulter le document : Association médicale canadienne. 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Documents
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Les budgets accordés à la santé publique

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11648
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC15-68
L’Association médicale canadienne mènera une campagne afin d'inciter les gouvernements à rétablir et bonifier les budgets accordés à la santé publique.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC15-68
L’Association médicale canadienne mènera une campagne afin d'inciter les gouvernements à rétablir et bonifier les budgets accordés à la santé publique.
Text
L’Association médicale canadienne mènera une campagne afin d'inciter les gouvernements à rétablir et bonifier les budgets accordés à la santé publique.
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La Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11739
Date
2015-05-30
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Éthique et professionnalisme médical
Résolution
BD15-06-232
L’Association médicale canadienne souligne l’achèvement du travail important effectué par la Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada et l’importance de reconnaître et de ne pas oublier l’effet terrible que le système de pensionnats a eu et continue d’avoir, à cause des traumatismes intergénérations persistants, sur la santé de beaucoup de membres des Premières Nations, d’Inuits et de Métis du Canada.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2015-05-30
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Éthique et professionnalisme médical
Résolution
BD15-06-232
L’Association médicale canadienne souligne l’achèvement du travail important effectué par la Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada et l’importance de reconnaître et de ne pas oublier l’effet terrible que le système de pensionnats a eu et continue d’avoir, à cause des traumatismes intergénérations persistants, sur la santé de beaucoup de membres des Premières Nations, d’Inuits et de Métis du Canada.
Text
L’Association médicale canadienne souligne l’achèvement du travail important effectué par la Commission de la vérité et de la réconciliation du Canada et l’importance de reconnaître et de ne pas oublier l’effet terrible que le système de pensionnats a eu et continue d’avoir, à cause des traumatismes intergénérations persistants, sur la santé de beaucoup de membres des Premières Nations, d’Inuits et de Métis du Canada.
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Les comportements santé - promouvoir l'activité physique et l'alimentation santé

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11523
Date
2015-05-30
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
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Type de politique
Documents de politique
Date
2015-05-30
Remplace
Promotion de l'activité physique et du poids santé
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
L'Association médicale canadienne (AMC) appuie la promotion d'habitudes de vie saines afin d'améliorer la santé et le mieux-être de la personne et l'état de santé global de la population. On entend par habitudes de vie saines les tendances des habitudes individuelles et des comportements personnels choisis associés à une santé optimale. L'alimentation santé et l'activité physique constituent deux des comportements les plus importants nécessaires pour créer ou maintenir une santé optimale. Pour beaucoup de Canadiens, l'alimentation et l'activité physique peuvent avoir un effet snégatif plutôt que positif sur leur santé globale. Les enfants et les jeunes qui grandissent dans des environnements de plus en plus obésogènes renforçant les pratiques qui jouent contre les habitudes de vie saines nous préoccupent particulièrement1. Les recherches sur l'obésité chez les enfants révèlent que ceux qui ont de l'embonpoint et de l'obésité sont plus susceptibles d'avoir le même problème à l'âge adulte2. Afin de casser cette tendance, des interventions déterminées s'imposent pour que les enfants et les adolescents apprennent et acquièrent des comportements santé qu'ils garderont toute leur vie. Les habitudes de vie saines sont cruciales pour bien vieillir et améliorer la probabilité de rétablissement après une période de mauvaise santé3. Ce document stratégique traite de l'importance de l'activité physique et de l'alimentation santé, ainsi que du rôle que l'individu et la famille, l'école, le milieu de travail, la communauté, l'industrie alimentaire et tous les ordres de gouvernement peuvent jouer pour promouvoir des habitudes de vie saines. Nous savons qu'une intervention concertée s'impose afin d'aider les Canadiens à intégrer l'alimentation santé et l'activité physique dans leur vie quotidienne - à faire du choix santé le choix facile. Principaux risques alimentaires causes de décès au Canada, deux sexes, tous les âges ? 2010 1 Alimentation à faible teneur en fruits 2 Alimentation à faible teneur en noix et en graines 3 Alimentation à forte teneur en sodium 4 Alimentation à forte teneur en acides gras trans 5 Alimentation à faible teneur en acides gras oméga-3 6 Alimentation à faible teneur en légumes 7 Alimentation à forte teneur en viande transformée 8 Alimentation à faible teneur en fibres 9 Alimentation à faible teneur en grains entiers 10 Alimentation à faible teneur en acides gras polyinsaturés 11 Alimentation à forte teneur en boissons sucrées 12 Alimentation à faible teneur en calcium 13 Alimentation à faible teneur en lait (faible en gras) 14 Alimentation à forte teneur en viande rouge ** Les risques alimentaires sont classés du plus important au plus faible Organisation mondiale de la Santé. Noncommunicable diseases country profiles 2011. WHO Global Report. Disponible ici : http://www.who.int/nmh/publications/ncd_profiles2011/en/. Consulté le 9 décembre 2013 Effets sur la santé des alimentations malsaines et de l'inactivité physique L'alimentation constitue le principal facteur de risque de décès, d'incapacité et d'années de vie perdues, car on estime qu'elle a causé plus de 65 000 décès et fait perdre 864 000 années de vie au Canada en 20104. On a toujours établi un lien entre l'alimentation malsaine et les maladies cardiovasculaires (cardiopathie, accident vasculaire cérébral, hypertension, diabète, dyslipidémie) et certains cancers5, qui constituent la majeure partie du fardeau morbide au Canada. On attribue directement ou indirectement à l'alimentation malsaine quelque 80 % des cas d'hypertension, avec laquelle vivent plus de 7 millions de Canadiens6. On estime que 60 % des adultes du Canada et presque le tiers des enfants ont de l'embonpoint ou sont obèses, état causé en grande partie par une alimentation malsaine7. L'embonpoint et l'obésité (et les choix d'habitudes de vie qu'on y associe) contribuent à plus de 18 problèmes chroniques8, y compris le diabète, les maladies cardiovasculaires, l'hypertension et les maladies du foie, ainsi que le cancer du sein, du côlon et de la prostate. L'obésité est un problème de santé publique qui n'est pas particulier au Canada, car les taux en sont à la hausse dans le monde entier. On attribue en général l'obésité au fait que, comme société, nous augmentons notre apport calorique tout en consommant moins d'énergie sous forme d'activité physique. Il est certes difficile de déterminer combien de décès sont attribuables directement à l'obésité, mais nous savons que l'obésité coexiste souvent avec d'autres facteurs de risque comme le manque d'activité physique. L'exercice est un des principaux facteurs de risque de maladie chronique qu'il est possible de modifier9. On associe l'activité physique régulière à une baisse du risque de maladies cardiovasculaires, de certains types de cancer, de diabète, d'obésité, d'hypertension, de maladies osseuses et articulaires et de dépression10. Le risque lié à un grand nombre de ces problèmes diminue de 20 à 40 % chez les adultes qui font le plus d'activité physique comparativement à ceux qui en font le moins. Des recherches récentes ont démontré qu'il y a un lien entre des habitudes de vie sédentaires et un risque plus grand de problèmes chroniques comme l'obésité, le diabète et le cancer, sans égard aux niveaux d'activité physique11. Selon la version la plus récente de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé, les enfants et les adolescents font peu d'activité physique et consacrent six de leurs 10 heures d'éveil à des activités sédentaires. L'obésité est à la hausse et la condition physique, à la baisse12. Les Canadiens qui ne font pas suffisamment d'activité physique ou mangent mal sont vulnérables aux maladies chroniques évitables, risquent de mourir prématurément, et contribuent aux coûts élevés des soins de santé. En 1999, par exemple, 2,1 milliards de dollars, soit 2,5 % du total des coûts de santé directs, étaient attribuables à l'inactivité physique13. Pour comprendre pourquoi les taux d'obésité et d'embonpoint sont à la hausse, il peut être utile de jeter un coup d'œil sur ce que nous savons déjà au sujet de l'alimentation santé et de l'activité physique. Ce que nous savons au sujet de l'alimentation santé La science moderne nous a permis de mieux connaître l'effet des nutriments et des aliments sur la santé humaine, mais nous sommes toujours aux prises avec des maladies et des affections causées par notre alimentation. La bonne quantité et le bon type d'aliments recommandés dans le Guide alimentaire canadien constituent un premier pas vers une alimentation santé. Les apports alimentaires autodéclarés par les Canadiens ne sont toutefois pas conformes aux recommandations alimentaires nationales même si l'on compte énormément sur l'éducation publique portant sur l'alimentation et les régimes santé. Les enfants et les adultes ne mangent pas suffisamment des portions recommandées de légumes et de fruits, indicateur avéré d'habitudes alimentaires saines, et absorbent plus de sodium que l'apport quotidien recommandé14,15. À mesure que l'on révèle les liens entre la nutrition et les maladies, ainsi que l'effet de la santé sur notre société, il importe plus que jamais de comprendre les facteurs qui jouent sur des comportements alimentaires sains. Les choix d'aliments sont structurés par tout un éventail de déterminants individuels du comportement qui varient de l'état physiologique de la personne à des facteurs psychologiques, en passant par les préférences alimentaires, les connaissances en nutrition, les perceptions d'une alimentation santé. Beaucoup d'aliments transformés sont devenus populaires à cause de leur accessibilité et de leur " commodité ", mais ces caractéristiques ont changé la façon de consommer les aliments et ces produits en particulier comparativement aux aliments non transformés : de plus en plus, on " grignote ", mange seul ou mange en effectuant autre chose comme en travaillant ou en conduisant. Beaucoup de calories consommées le sont en outre sous forme liquide16. La croissance de la production et de la consommation d'aliments ultra-transformés a grimpé en flèche au cours des dernières décennies à la fois dans les pays à revenu élevé et dans ceux dont le revenu est moindre17. Des études ont démontré que comme les aliments moins bons pour la santé coûtent moins cher que les aliments plus sains, les membres des classes socioéconomiques inférieures ont tendance à dépendre davantage d'aliments malsains pour se nourrir18. Les autres déterminants de l'alimentation santé comprennent notamment un vaste éventail de facteurs contextuels comme l'environnement interpersonnel créé par la famille et les pairs, l'environnement physique, qui détermine la disponibilité et l'accessibilité des aliments, l'environnement économique où les aliments sont une denrée à commercialiser dans un but lucratif, sans oublier l'environnement social. Dans ce dernier contexte, la situation sociale (revenu, éducation et sexe) et le milieu culturel sont des déterminants de l'alimentation santé qui peuvent agir de façon " invisible " pour structurer les choix d'aliments19. Ce que nous savons de l'activité physique Les Lignes directrices en matière d'activité physique du Canada recommandent que les enfants et les jeunes de 5 à 17 ans fassent au moins 60 minutes d'activité physique modérée à vigoureuse (APMV) par jour et que les adultes fassent 150 minutes d'activité physique par semaine20. En fait, environ 94 % des enfants et des jeunes du Canada ne respectent pas les lignes directrices minimales en matière d'activité physique21, tout comme environ 85 % des adultes. L'activité physique inclut notamment le sport et les loisirs. Le transport actif pour se rendre au travail et l'activité au travail constituent une autre forme d'APMV qui peut aussi améliorer la santé. La plupart des Canadiens consacrent leur journée moyenne à des activités passives comme regarder la télévision, utiliser l'ordinateur et une console de jeux, rester assis au travail et se déplacer en automobile. De plus, les communautés suburbaines tentaculaires où vivent beaucoup de gens n'encouragent pas l'activité physique. De nouvelles recherches indiquent qu'il y a un lien entre la position assise pendant des périodes prolongées et un risque accru pour la santé22. Ces constatations signifient qu'il est possible de se conformer aux lignes directrices sur l'activité physique minimale tout en n'ayant pas des habitudes de vie saines. Quelques heures par semaine passées au gymnase ou consacrées autrement à une activité modérée ou vigoureuse ne semblent pas compenser vraiment le risque. Le fait de rester assis trop longtemps constitue un risque distinct du manque d'exercice. D'autres recherches s'imposent pour déterminer les méthodes de promotion de l'exercice les plus efficaces pour l'individu23, mais il est clair que des environnements et des infrastructures propices sont essentiels pour que les Canadiens intègrent l'activité physique dans leur vie quotidienne. La politique de l'AMC sur l'Environnement bâti et Le Transport actif appuient le rôle de l'environnement dans nos tendances à l'activité physique. Façons possibles de promouvoir l'activité physique et l'alimentation santé Des habitudes de vie sédentaires sont un signe qui doit attirer les conseils d'un médecin24. L'activité physique est un signe vital qui peut exiger qu'on lui accorde autant d'attention qu'à d'autres signes vitaux traditionnels25 - poids, tension artérielle ou antécédents tabagiques. Les médecins sont impatients d'amorcer ces échanges, en particulier avec des patients vivant avec des maladies chroniques. Il faut répéter un message à maintes reprises afin de modifier une habitude de vie. Les médecins peuvent répéter l'importance médicale de l'activité physique et de l'alimentation santé en renforçant le message au cours de chaque visite au bureau et en les recommandant sur un carnet d'ordonnances26. En Colombie-Britannique, par exemple, les médecins prescrivent l'exercice sur des carnets conçus spécialement à cette fin, distribuent des podomètres gratuits et organisent des activités de marche pour leurs patients et le public. Dans la région d'Edmonton, les réseaux de soins primaires prescrivent des laissez-passer gratuits ou un mois d'accès gratuit aux établissements récréatifs municipaux locaux. En Nouvelle-Écosse, des médecins dirigent depuis plus de 10 ans un programme provincial gratuit de course qui est bénéfique pour des milliers d'enfants au niveau primaire. Ces interventions cliniques ne peuvent néanmoins propulser à elles seules les tendances à une alimentation plus saine et les choix d'habitudes de vie. Un point de départ évident pour l'élaboration d'une politique intégrée consiste à comprendre l'interdépendance entre les déterminants individuels et environnementaux qui jouent sur nos comportements. À cet égard, l'AMC a adopté des politiques sur le Transport actif et sur l'Environnement bâti et la santé qui reconnaissent le rôle de la conception des quartiers et d'autres modes de transport dans une vie active. Cette approche constitue aussi le cœur de la Stratégie pancanadienne intégrée en matière de modes de vie sains (SPMVS)27 que tous les ordres de gouvernement ont approuvée en 2005. L'AMC félicite les intervenants des efforts qu'ils ont consacrés à la stratégie afin d'attacher la priorité à l'alimentation santé et à l'activité physique. Ce que nous recommandons L'AMC a hâte de collaborer avec d'autres parties intéressées afin de rendre des options portant sur l'activité physique et l'alimentation santé plus disponibles et accessibles pour tous les Canadiens. Les recommandations qui suivent mettent en évidence les contributions que peuvent apporter les professionnels de la santé, tous les ordres de gouvernement, les communautés, les milieux de travail, les écoles, l'industrie alimentaire, sans oublier les personnes et les familles. Professionnels de la santé L'AMC encourage les médecins à promouvoir l'alimentation santé et l'activité physique à leur bureau et à l'extérieur de celui-ci. Les médecins sont des agents de changement des habitudes de vie et demeurent pour beaucoup de gens la source privilégiée d'information sur la santé. Les médecins, qui sont voués à l'activité physique, sont des exemples dont les conseils sur les habitudes de vie saines sont plus susceptibles d'être suivis28. L'AMC encourage les médecins à aborder toutes les limitations imposées par le travail, comme le manque de temps, la motivation ou la fatigue - qui pourraient aussi agir sur leurs propres habitudes en matière d'exercice et d'alimentation. Dans la pratique clinique, les médecins peuvent aider les patients à adopter ou garder des habitudes de vie saines en : * évaluant la nutrition et l'activité physique au cours des examens de routine; * déterminant les facteurs qui jouent sur la nutrition et l'activité physique de chaque patient; * évaluant dans quelle mesure le patient est prêt à changer, personnalisant les interventions et appuyant sa situation courante; * rédigeant une ordonnance sur l'exercice afin d'encourager l'activité physique pour maintenir ou améliorer l'état de santé de l'intéressé; * collaborant à l'éducation des patients avec d'autres professionnels de la santé comme des diététistes, au sein d'équipes interprofessionnelles. Même s'ils signalent attacher beaucoup d'importance à la prescription de l'exercice, les étudiants en médecine et les médecins résidents admettent avoir peu d'expertise dans ce domaine lorsqu'ils terminent leurs études29,30,31. À mesure qu'ils acquièrent des connaissances, il faut tenir à jour les médecins et d'autres professionnels de la santé et les encourager à intégrer les interventions les plus efficaces dans leur pratique. L'AMC encourage l'élaboration de cours d'éducation médicale continue portant sur des enjeux liés à l'activité physique et à l'alimentation santé. Dans le contexte de la stratégie de vie saine, il existe de multiples occasions d'étendre le rôle des médecins dans la communauté, comme on a pu le constater en Nouvelle-Écosse, en Colombie-Britannique et dans la région d'Edmonton. Les médecins peuvent instaurer de solides normes communautaires sur des habitudes de vie saines en : * établissant et renforçant des politiques sur l'alimentation santé dans les cafétérias d'hôpitaux ou au cours de réunions et de conférences sur la santé; * utilisant le transport actif et facilitant et préconisant son utilisation dans leurs communautés; * œuvrant dans la communauté pour faire en sorte que les centres de loisirs et autres installations soient disponibles et que des patients puissent être dirigés vers les services qui répondent le mieux à leurs besoins. * Gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux L'AMC demande aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi qu'aux administrations municipales, de s'engager dans une stratégie nationale à long terme et dotée d'un financement solide afin de favoriser une vie en santé après 2015. En 2005, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux du Canada ont approuvé un cadre décennal sur une stratégie de vie saine dont les premières priorités portaient sur la promotion de l'alimentation santé et de l'activité physique. La stratégie nationale abordait les éléments suivants : information et soutien pour les Canadiens afin de les aider à faire des choix santé; soutien aux médecins et aux autres professionnels de la santé pour les aider à conseiller leurs patients au sujet du poids santé et à traiter les cas existants d'obésité, infrastructures communautaires qui facilitent les habitudes de vie saine, et politiques publiques qui encouragent de saines habitudes alimentaires et l'activité physique. Les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont lancé entretemps de nombreuses activités de promotion de l'activité physique et de l'alimentation santé, mais il reste beaucoup de travail à faire. L'AMC est d'avis que tous les ordres de gouvernement ont l'obligation continue de donner de l'orientation publique sur l'alimentation en santé et d'adopter des politiques, des normes, des règlements et des lois qui appuient la disponibilité et l'accessibilité de boissons et d'aliments bons pour la santé et abordables. L'AMC demande aux gouvernements d'améliorer pour tous les Canadiens l'accès à des aliments nutritifs à des prix abordables. Le prix du lait, des fruits et légumes frais et d'autres aliments bons pour la santé peut varier considérablement d'un bout à l'autre du Canada. Dans beaucoup de régions éloignées, à cause du coût élevé du transport, ces aliments coûtent souvent plus cher que les aliments transformés et peu nutritifs. Les gouvernements doivent mettre en œuvre des programmes efficaces afin de compenser l'effet des coûts de transport sur le prix des aliments dans les communautés éloignées et du Nord. Même en milieu urbain, les personnes à faible revenu n'ont souvent pas les moyens de se payer des aliments nutritifs. Les programmes de repas scolaires, les taux de l'aide sociale qui tiennent compte du coût d'achat d'aliments santé, l'accès aux marchés fermiers urbains peuvent aider à garantir que tous les Canadiens ont accès à des aliments sains à un prix raisonnable. L'AMC demande aux gouvernements d'interdire la commercialisation d'aliments et de boissons à forte teneur en sel, en sucre et en gras trans auprès des 13 ans et moins. L'enfant canadien type peut voir jusqu'à 40 000 annonces sur les aliments par année32. Ce total n'inclut pas les promotions aux points de vente comme les étalages de tablettes de friandises aux comptoirs des dépanneurs. Dans sa politique sur la commercialisation des boissons et aliments malsains auprès des enfants et des jeunes Canadiens, l'AMC demande que l'on interdise la commercialisation des aliments et boissons à forte teneur en sel, en sucres et en gras trans auprès des 13 ans et moins. L'AMC demande aux gouvernements d'établir des normes rigoureuses sur l'étiquetage au devant des emballages et sur l'affichage d'affirmations relatives à la santé dans le cas des aliments. La publicité spécifique à une marque est loin d'être une façon optimale de fournir de l'information sur la santé aux consommateurs, qu'il faudrait les encourager à chercher dans des sources d'information objective des réponses à leurs questions sur l'activité physique et les saines habitudes alimentaires. Afin d'améliorer la qualité de l'information diffusée par des voies commerciales, l'AMC recommande que l'on réglemente rigoureusement les affirmations sur la santé qui sont faites dans le cas des aliments afin de garantir qu'elles reposent sur les meilleures données scientifiques disponibles et qu'elles sont diffusées avec exactitude aux consommateurs. Les annonces sur les aliments devraient être préautorisées avant qu'on les diffuse dans les médias et il faudrait renforcer les dispositions de la Loi sur les aliments et drogues qui interdisent la publicité trompeuse L'AMC recommande que les gouvernements à tous les paliers investissent dans des recherches factuelles sur les habitudes alimentaires saines et l'activité physique et communiquent les résultats de cette recherche à toute la population canadienne. L'AMC encourage tous les ordres de gouvernement à continuer de financer et d'appuyer la recherche sur des habitudes de vie saines. Il est clair qu'il faut investir dans la recherche afin de renforcer l'assise d'éléments de preuve sur l'activité physique et l'alimentation santé, en particulier à l'égard des aspects suivants :
meilleures mesures pour évaluer l'embonpoint et l'obésité;
efficacité des programmes de gestion du poids et de traitement de l'embonpoint;
l'effet des interventions stratégiques sur les bonnes habitudes alimentaires et l'activité physique, ainsi que sur les taux d'obésité et de maladies reliées à l'obésité.
Industrie alimentaire L'AMC encourage les gouvernements à continuer de travailler avec l'industrie alimentaire pour améliorer l'environnement alimentaire au Canada. Le partenariat avec les fabricants d'aliments et leur collaboration sont nécessaires pour aider les Canadiens à faire des choix alimentaires meilleurs pour la santé. L'industrie alimentaire peut collaborer avec les gouvernements pour : * réduire la teneur en sel, en sucre, en gras saturés, en gras trans et en calories des aliments transformés et des repas préparés; * fournir sur les menus des restaurants de l'information sur la teneur calorique et nutritionnelle; * restreindre la publicité et la promotion dans les magasins qui portent sur les aliments à forte teneur en sucre, en sel et en gras, et en particulier ceux qui s'adressent aux enfants; * fournir aux consommateurs de l'information conviviale sur leurs produits, y compris les allégations exactes sur les plans de la santé et de la publicité; * améliorer le tableau des valeurs nutritives afin de le rendre plus convivial et augmenter la quantité d'information qu'il contient, par exemple en indiquant la quantité de sucres libres. Communautés L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements municipaux de créer des environnements qui encouragent la vie active et en bonne santé et demande aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de les aider à cet égard. Les communautés ont un rôle important à jouer pour promouvoir les comportements sains chez les enfants, les jeunes et les adultes. Elles orientent la façon de vivre, de travailler et de jouer des Canadiens dans leur vie de tous les jours. L'urbanisme et la conception d'édifices polyvalents permettent aux communautés de créer des environnements favorables à la marche et de réduire le temps que les gens passent dans l'automobile. À cette fin, les communautés doivent envisager de : * créer et maintenir un réseau communautaire de sentiers pédestres et de pistes cyclables; * zoner les quartiers de telle façon que les services sont à distance de marche des maisons; * réviser les codes du bâtiment afin de rendre les escaliers accessibles, agréables et sécuritaires pour que les gens puissent avoir un autre choix que de prendre l'ascenseur. Les Canadiens font beaucoup plus d'activité physique l'été que l'hiver, ce qui pourrait avoir une incidence sur les tendances de l'obésité33. Les communautés pourraient améliorer l'accès aux habitudes de vie saines durant toute l'année en améliorant celui des installations sportives et récréatives intérieures, surtout l'hiver. Les communautés devraient dans la mesure du possible envisager d'établir des partenariats avec des écoles pour partager des gymnases, des terrains de jeux, des champs, des cours et des pistes avec le public après les heures d'école et en fin de semaine. Les communautés optimiseraient ainsi l'utilisation du temps et des ressources, mais partageraient aussi la responsabilité de la conception, de l'exploitation et de l'entretien des installations. La sécurité alimentaire est possible dans la communauté si la population locale a le même accès à des aliments salubres, abordables et nutritifs. Les communautés ont un rôle à jouer en préconisant des options alimentaires plus saines dans les écoles et au travail, en encourageant les cuisines communautaires à enseigner l'art culinaire et en appuyant les marchés fermiers locaux, ce qui encouragera en retour les gens à manger plus sainement. Lieux de travail L'AMC encourage les employeurs à promouvoir activement la santé de leurs employés en leur donnant la possibilité de faire de l'activité physique et en leur offrant des choix alimentaires bons pour la santé dans les cafétérias. Les périodes ininterrompues et prolongées passées devant un écran sont très courantes au travail. En outre, quatre navetteurs sur cinq utilisent tous les jours leur véhicule particulier pour se rendre au travail34. Comme les Canadiens passent la majeure partie de leur vie adulte au travail, il importe de réduire la longueur des périodes passées en position assise. L'AMC encourage les employeurs, et en particulier ceux de groupes professionnels sédentaires, à augmenter les possibilités de faire de l'activité physique. Les employeurs peuvent, par exemple, promouvoir des comportements santé en : * construisant des installations de conditionnement physique sur place ou en concluant des ententes avec des centres de conditionnement physique de l'extérieur pour qu'ils offrent des programmes à leurs employés; * fournissant des douches, des supports à vélos et d'autres installations à l'intention des employés qui veulent venir travailler à pied ou à vélo. Des choix d'aliments meilleurs pour la santé dans les cafétérias et les distributrices peuvent promouvoir et encourager des habitudes alimentaires saines chez les employés. Écoles Les écoles, où les enfants passent la majeure partie de leur temps en dehors de la maison, offrent une excellente occasion d'instiller des comportements sains dès le plus jeune âge. Elles pourraient, par exemple, offrir une instruction détaillée sur la nutrition, servir des aliments nutritifs dans les cafétérias et promouvoir l'activité physique par des cours structurés et du temps de loisirs libre. Les écoles peuvent offrir la façon la plus efficace et efficiente d'atteindre non seulement les enfants eux-mêmes, mais aussi leurs parents, leurs enseignants et d'autres membres de la communauté35. L'AMC encourage les conseils scolaires à fournir à tous les élèves du primaire et du secondaire au moins 60 minutes d'activité physique quotidienne active animée par des éducateurs formés dans ce domaine. Seulement 26 % des écoles canadiennes ont déclaré offrir des cours quotidiens d'éducation physique à leurs élèves36. Des éléments de preuve indiquent que l'activité physique en milieu scolaire peut hausser les niveaux d'activité physique et réduire le temps passé devant la télévision à la maison37. Les écoles peuvent, par exemple, promouvoir l'activité physique par le jeu non structuré à l'extérieur de la maison, des sports structurés ou le transport actif (p. ex., se rendre à l'école à pied). Les enfants qui font de l'activité physique et passent moins de temps devant la télévision après l'école sont moins susceptibles d'avoir de l'embonpoint avant 12 ans38. L 'AMC recommande que les écoles donnent accès à des choix alimentaires sains, abordables et attrayants, offrent de l'éducation sur la nutrition et lancent des programmes visant à encourager la consommation d'aliments santé et à enseigner les techniques de préparation de repas à partir d'éléments de base. L'AMC demande que l'on restreigne la vente d'aliments et de boissons à forte teneur en calories, en gras, en sucres ou en sel dans les installations récréatives fréquentées par les jeunes. Les restaurants minute et les dépanneurs peuvent avoir beaucoup d'influence sur les habitudes alimentaires et le choix d'aliments des enfants39. Les enfants qui fréquentent une école située à proximité de restaurants minute mangent moins de portions de fruits et de légumes et boivent plus de boissons gazeuses que d'autres qui n'ont pas de services semblables à proximité40. Afin d'encourager les interventions nutritionnelles scolaires efficaces, il importe donc d'éduquer les élèves au sujet de la valeur nutritionnelle des aliments, des choix d'aliments bons pour la santé, et de leur offrir des cantines ou des cafétérias santé. Particuliers et familles L'AMC recommande que tous les Canadiens cherchent à atteindre la santé et à la garder en :
s'informant au sujet de leurs besoins alimentaires et de la teneur en calories des aliments et de leur caractère nutritif;
faisant de l'activité physique et visant au moins 60 minutes d'activité modérée par jour pour les enfants et les jeunes et 150 minutes par semaine pour les adultes. En fin de compte, les saines habitudes alimentaires et l'activité physique exigent des gens qu'ils prennent des mesures pour faire des choix santé dans leur vie. Afin d'éclairer ces choix, il faudrait appuyer les Canadiens en leur offrant des ressources appropriées contenant de l'information uniforme sur l'alimentation santé et l'activité physique. Par exemple, beaucoup de jeunes enfants ne choisissent pas ce qu'ils mangent : leurs parents achètent les aliments et les préparent pour eux. La recherche indique que les mères et les enfants semblent avoir des attitudes divergentes à l'égard des aliments et de l'heure des repas41. À cet égard, il importe pour les parents d'être bien informés et de pouvoir expliquer les avantages concrets des aliments et de leurs éléments nutritionnels à leurs enfants avant qu'ils atteignent l'âge adulte. Nos conclusions Les comportements sains sont plus faciles à garder pendant toute la vie s'ils sont acquis au cours de l'enfance et si la famille les encourage. Il faudrait donc aider les familles canadiennes dans les efforts qu'elles déploient pour assurer que les enfants et les adultes suivent une alimentation nutritive et font de l'exercice tous les jours. Nous croyons que chacun a un rôle à jouer dans la promotion des comportements santé - y compris les professionnels de la santé, les particuliers, les familles, les écoles, les milieux de travail, les communautés, l'industrie alimentaire et tous les ordres de gouvernement. Les approches populaires visent à fournir aux personnes de l'information et des choix sur des habitudes de vie saines. Le choix individuel ne suffit toutefois pas pour garantir des comportements sains. Il est possible de surmonter de nombreux obstacles à l'adoption de comportements et d'habitudes de vie bons pour la santé en suivant une stratégie sur la santé axée sur la population et en appliquant des politiques factuelles et des contrôles réglementaires. Un changement complet de culture et d'attitude, l'approbation des milieux politiques et des stratégies à volets multiples s'imposent pour promouvoir et faciliter le changement afin d'améliorer les habitudes alimentaires et l'activité physique chez les Canadiens. Sommaire des recommandations 1. L'Association médicale canadienne encourage les médecins à promouvoir l'alimentation santé et l'activité physique à leur bureau et à l'extérieur de celui-ci. 2. L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, ainsi qu'aux administrations municipales, de s'engager dans une stratégie nationale à long terme et dotée d'un financement solide afin de favoriser une vie en santé après 2015. 3. L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements d'améliorer pour tous les Canadiens l'accès à des aliments nutritifs à des prix abordables. 4. L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements d'interdire la commercialisation d'aliments et de boissons à forte teneur en sel, en sucre et en gras trans auprès des 13 ans et moins. 5. L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements d'établir des normes rigoureuses sur l'étiquetage au devant des emballages et sur l'affichage d'affirmations relatives à la santé dans le cas des aliments. 6. L'Association médicale canadienne recommande que les gouvernements à tous les paliers investissent dans des recherches factuelles sur les habitudes alimentaires saines et l'activité physique et communiquent les résultats de cette recherche à toute la population canadienne. 7. L'Association médicale canadienne encourage les gouvernements à continuer de travailler avec l'industrie alimentaire pour améliorer l'environnement alimentaire au Canada. 8. L'Association médicale canadienne demande aux gouvernements municipaux de créer des environnements qui encouragent la vie active et en bonne santé et demande aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux de les aider à cet égard. 9. L'Association médicale canadienne encourage les employeurs à promouvoir activement la santé de leurs employés en leur donnant la possibilité de faire de l'activité physique et en leur offrant des choix alimentaires bons pour la santé dans les cafétérias. 10. L'Association médicale canadienne encourage les conseils scolaires à fournir à tous les élèves du primaire et du secondaire au moins 60 minutes d'activité physique quotidienne active animée par des éducateurs formés dans ce domaine. 11. L'Association médicale canadienne recommande que les écoles donnent accès à des choix alimentaires sains, abordables et attrayants, offrent de l'éducation sur la nutrition et lancent des programmes visant à encourager la consommation d'aliments santé et à enseigner les techniques de préparation de repas à partir d'éléments de base. 12. L'Association médicale canadienne demande que l'on restreigne la vente d'aliments et de boissons à forte teneur en calories, en gras, en sucres ou en sel dans les installations récréatives fréquentées par les jeunes. 13. L'Association médicale canadienne recommande que tous les Canadiens cherchent à atteindre la santé et à la garder en :
faisant de l'activité physique et visant au moins 60 minutes d'activité modérée par jour pour les enfants et les jeunes et 150 minutes par semaine pour les adultes. 1 Swinburn B, Egger G. The runaway weight gain train: too many accelerators, not enough brakes. BMJ. 2007;329, 736-739. 2 Waters E, de Silva-Sanigorski A, Hall B J, et coll. (2011). Interventions for preventing obesity in children (Revue). Bibliothèque Cochrane 3 Shields M, Martel L. (2006). Des aînés en bonne santé. Ottawa: Statistics Canada; 2005. Disponible ici: www5.statcan.gc.ca/olc-cel/olc.action?ObjId=82-003-S20050009086&ObjType=47&lang=fr&limit=0 (Consulté le 20 janvier 2014) 4 Institute for Health Metrics and Evaluation. Global Burden of Disease Arrow Diagram. Seattle (WA): IHME, 2013. 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Moins de détails

Des conséquences de la dépendance au jeu en ligne

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11668
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC15-89
L’Association médicale canadienne échangera avec Santé Canada pour discuter des conséquences de la dépendance au jeu en ligne.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC15-89
L’Association médicale canadienne échangera avec Santé Canada pour discuter des conséquences de la dépendance au jeu en ligne.
Text
L’Association médicale canadienne échangera avec Santé Canada pour discuter des conséquences de la dépendance au jeu en ligne.
Moins de détails

Consultations prébudgétaires 2015: Notre population vieillissante a besoin d’un leadership fédéral solide

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11753
Date
2015-07-31
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
  1 document  
Type de politique
Mémoires présentés au Parlement
Date
2015-07-31
Thèmes
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Text
Aider les médecins à prendre soin des patients Helping physicians care for patients L'Association médicale canadienne (AMC) est le porte-parole national des médecins du Canada. Fondée en 1867, l'AMC a pour mission d'aider les médecins à prendre soin des patients. Pour le compte de ses 80 000 membres et plus et de la population canadienne, l'AMC s'acquitte d'un vaste éventail de fonctions dont les principales sont de préconiser des politiques et des stratégies de promotion de la santé et de prévention des maladies, de promouvoir l'accès à des soins de santé de qualité, de faciliter le changement au sein de la profession médicale et d'offrir aux médecins le leadership et les conseils qui les aideront à orienter les changements de la prestation des soins de santé, à les gérer et à s'y adapter. L'AMC est un organisme professionnel sans but lucratif qui représente la majorité des médecins du Canada et regroupe 12 associations médicales provinciales et territoriales et 51 organisations médicales nationales. La nation canadienne est sur le point de connaître des bouleversements majeurs en raison des facteurs sociaux et économiques associés aux grands changements démographiques déjà en cours, auxquels s'ajoute le climat d'incertitude qui caractérise actuellement l'économie mondiale. Plus que jamais, le gouvernement fédéral doit agir et faire preuve de leadership. Dans le présent mémoire, l'Association médicale canadienne (AMC) présente au Comité permanent des finances de la Chambre des communes quatre recommandations que pourrait prendre le gouvernement fédéral en appui à une stratégie nationale sur les aînés. Il s'agit de mesures essentielles pour se préparer au vieillissement de la population. Portrait démographique et économique du Canada En 2011, la première vague de la génération du baby-boom a atteint l'âge de 65 ans, et le nombre d'aînés canadiens a franchi le cap des 5 millions1. D'ici 2036, les aînés représenteront près de 25 % de la population2. Les répercussions du vieillissement de la population du Canada sur la productivité économique prennent de multiples formes. L'une des répercussions les plus prévisibles est la diminution du nombre de travailleurs et, par le fait même, le rétrécissement de l'assiette fiscale. Il y a actuellement cinq personnes actives pour chaque aîné au Canada. Selon le ministère des Finances du Canada, d'ici 2030, cette proportion chutera pour atteindre 2,7 Canadiens actifs pour chaque aîné3. La flambée prévue de la demande de services pour les aînés, en coïncidant avec un ralentissement de la croissance économique et une diminution des recettes publiques, rendra encore plus difficile l'établissement des budgets des gouvernements des provinces et des territoires. En effet, bien que les aînés représentent actuellement à peu près un sixième de la population, ils génèrent près de 50 % des dépenses publiques en santé4. Selon les tendances et les approches actuelles, les soins aux aînés accapareront près de 62 % des budgets provinciaux et territoriaux en santé d'ici 20365. D'après le dernier rapport sur la viabilité financière du Bureau du directeur parlementaire du budget, la multiplication des demandes découlant du vieillissement de la population canadienne résultera en une détérioration graduelle des finances dans les provinces et les territoires, car leur " politique actuelle ne permet pas [...] de relever les défis liés au vieillissement de la population "6. Facteur no 1 : La productivité A) Nouveau financement fédéral pour les gouvernements provinciaux et territoriaux Les dirigeants des provinces et des territoires du Canada sont conscients des défis à l'horizon. En juillet dernier, les premiers ministres ont demandé au gouvernement fédéral que le Transfert canadien en matière de santé couvre 25 % de leurs coûts en santé afin de répondre aux besoins de la population vieillissante. Pour être en mesure d'appuyer l'innovation et les transformations nécessaires pour combler ces besoins, l'AMC recommande que le gouvernement fédéral fournisse aux provinces et aux territoires un financement annuel plus élevé à compter de 2016-2017, et ce, au moyen d'une prestation complémentaire au Transfert canadien en matière de santé fondée sur des facteurs démographiques (Tableau 1). La prestation complémentaire pour l'exercice 2016-2017 représenterait un investissement de 1,6 milliard de dollars. Tableau 1 : Allocation d'une prestation complémentaire fédérale fondée sur des facteurs démographiques, pour 2016-2020 (en millions de dollars)7. Province ou territoire 2016 2017 2018 2019 2020 Canada 1 602,1 1 663,6 1 724,2 1 765,8 1 879,0 Ontario 652,2 677,9 692,1 708,6 731,6 Québec 405,8 413,7 418,8 429,0 459,5 Columbie-Britanique 251,6 258,7 270,3 270,1 291,3 Alberta 118,5 123,3 138,9 141,5 157,5 Nouvelle-Écosse 53,6 58,6 62,3 64,4 66,6 Nouveau-Brunswick 45,9 50,7 52,2 54,1 57,2 Terre-Neuve-et-Labrador 29,7 30,5 33,6 36,6 46,1 Manitoba 28,6 30,6 33,5 32,5 36,6 Saskatchewan 3,5 4,9 7,3 12,7 15,4 Île-du-Prince-Édouard 9,1 9,7 10,6 10,9 11,5 Yukon 1,4 2,6 2,1 2,5 2,5 Territoires du Nord-Ouest 1,4 1,6 1,7 1,8 2,1 Nunavut 0,9 0,6 0,8 1,0 1,0 B) Aide du gouvernement fédéral pour la couverture des médicaments onéreux L'une des principales lacunes de notre système public de soins de santé est l'accès non universel aux médicaments d'ordonnance. On sait depuis longtemps qu'il s'agit du principal dossier non résolu du régime d'assurance-maladie. En effet, le Canada est le seul pays doté d'un système de santé universel qui n'offre pas la couverture universelle des produits pharmaceutiques8. Selon l'Institut Angus Reid, 23 % des Canadiens (plus d'un sur cinq) indiquent qu'eux-mêmes ou un membre de leur ménage n'ont pas pris un médicament prescrit par leur médecin au cours des 12 derniers mois en raison du coût9. L'Enquête sur les dépenses des ménages de Statistique Canada révèle qu'en moyenne, les aînés constituent le groupe d'âge qui consacre le montant le plus élevé aux médicaments d'ordonnance - 724 $ par année, dépassant la moyenne canadienne de 60 %10. D'après une autre étude récente, 7 % des aînés canadiens ne suivent pas la posologie à la lettre ou ne font pas remplir leur ordonnance en raison des coûts11. En plus des préjudices réels auxquels sont exposées les personnes concernées, le manque de couverture contribue à l'utilisation inefficace de nos maigres ressources en santé. Bien que les données économiques sur ce sujet soient rares, des recherches antérieures laissent croire que cette inefficacité, responsable entre autres de visites et d'admissions à l'hôpital évitables, représente des coûts supplémentaires de 1 à 9 milliards de dollars par année12. Afin d'améliorer la santé des Canadiens et la productivité du secteur de la santé dans l'immédiat, l'AMC recommande au gouvernement fédéral de mettre sur pied un nouveau programme de financement pour la couverture des médicaments d'ordonnance onéreux. Ce programme assurerait la couverture des coûts excédant 1500 $ par année ou 3 % du revenu brut annuel des ménages. Selon les estimations présentées dans une étude commandée par l'AMC, ce projet coûterait 1,57 milliard de dollars en 2016-2017 (Tableau 2). Ce serait là une mesure positive vers l'établissement d'une couverture universelle exhaustive des médicaments d'ordonnance. Tableau 2 : Projection des coûts d'une couverture fédérale des médicaments onéreux, par groupe d'âge, 2016-2020 (en millions de dollars)13. Gr ou p e d' âg e 2016 2017 2018 2019 2020 Pourcentage des coûts 35 ans et moins 113,3 116,3 119,4 122,5 125,2 7 % 35 à 44 ans 177,2 183,5 190,5 197,8 204,3 11 % 45 à 54 ans 290,2 291,9 298,0 299,2 301,0 18 % 55 à 64 ans 383,7 400,6 417,6 433,1 444,6 25 % 65 à 74 ans 309,2 328,5 348,4 369,8 391,6 21 % 75 ans et plus 303,0 315,5 329,8 345,2 360,1 20 % Tous les groupes 1 566,8 1 617,9 1 670,5 1 724,2 1 773,1 100 % Thème 2 : L'infrastructure et les communautés Dans toutes les régions du Canada, le secteur des soins continus présente des lacunes. Même si les soins à domicile sont plus accessibles, une étude commandée par l'AMC indique que les changements démographiques vont provoquer une flambée de la demande pour la livraison de soins continus14. En 2012, on évaluait le temps d'attente pour avoir accès à un établissement de soins de longue durée de 27 à 230 jours. On estime que 85 % des patients occupant un lit d'hôpital qui auraient besoin d'un autre niveau de soins (c.-à-d. les patients qui n'ont pas besoin d'être hospitalisés) s'y trouvent faute d'accès à des soins de longue durée. Et comme les soins prodigués en milieu hospitalier sont largement plus coûteux que les soins de longue durée - environ 846 $ par jour contre 126 $ par jour -, l'AMC estime que cet accès insuffisant représente des coûts supplémentaires de 2,3 milliards de dollars. En dépit du besoin bien clair d'investir dans l'infrastructure du secteur des soins continus, ce dernier ne fait toujours pas partie du plan Chantiers Canada. C'est pourquoi l'AMC recommande au gouvernement fédéral de modifier ce plan et d'attribuer des fonds à l'infrastructure de ce secteur, notamment aux fins de modernisation et de rénovation. Se fondant sur des estimations antérieures, l'AMC propose une allocation de 540 millions de dollars pour 2016-2017 (Tableau 3). Tableau 3 : Estimation des coûts à prévoir pour combler le manque de lits en établissements de soins de longue durée, 2016-2020 (en millions de dollars)15. Projection du nombre de lits manquant en établissements de soins de longue durée Estimation des coûts pour combler ce manque Portion assumée par le gouvernement fédéral (le tiers) 2016 6 028 1 621,5 540,5 2017 6 604 1 776,5 592,2 2018 8,015 2 156,0 718,7 2019 8 656 2 328,5 776,2 2020 8 910 2 396,8 798,9 Total 38 213 10 279,3 3 426,4 Thème 3 : Les emplois Encore une fois, le vieillissement de la population canadienne transformera considérablement l'image de la population active. Moins nombreux, les Canadiens actifs seront probablement appelés plus souvent à agir comme aidants auprès de proches ou d'amis. D'après le rapport du groupe d'employeurs sur la question des aidants naturels du gouvernement fédéral, les employeurs canadiens " étaient surpris et préoccupés par le fait que cette situation touchait déjà 35 % de la population active au Canada "16. Par ailleurs, ce rapport met en évidence les principales conclusions de l'Enquête sociale générale de 2012 : 1,6 million d'aidants naturels se sont absentés du travail, près de 600 000 ont diminué leurs heures de travail, 160 000 ont refusé un emploi rémunéré en raison de leurs responsabilités d'aidant et 390 000 ont quitté leur emploi pour prendre soin d'un proche. On estime que cela représente une perte de 1,3 milliard de dollars en productivité au travail, et les changements démographiques ne feront qu'amplifier cette perte. Parallèlement à ces répercussions sur la population active, les besoins croissants de soins personnels et gériatriques de la population vieillissante entraîneront une hausse de la demande pour tous les professionnels des soins de santé et des services sociaux17. Thème 4 : La fiscalité Nous avons décrit ci-dessus les répercussions économique du nombre d'aidants sur le marché du travail. Penchons-nous maintenant sur la valeur économique que génèrent les aidants alors qu'ils assument un fardeau économique accru. Les recherches les plus récentes de Statistique Canada ont conclu que 8,1 millions de Canadiens sont des aidants naturels et que 39 % d'entre eux prennent surtout soin d'un parent18. Le Conference Board du Canada rapporte qu'en 2007, les aidants naturels ont consacré plus de 1,5 milliard d'heures aux soins à domicile - soit plus de 10 fois le nombre d'heures de travail rémunéré qu'ils ont accumulées durant la même année19. En 2009, leur contribution économique était évaluée à environ 25 milliards de dollars20, et on estime qu'ils ont dépensé de leur poche plus de 80 millions de dollars dans le cadre des soins prodigués. Malgré l'immensité de leur contribution, les aidants naturels prenant soin d'un parent sont extrêmement peu nombreux à avoir reçu une aide quelconque du gouvernement21. En fait, seulement 5 % d'entre eux ont reçu une aide financière, et 28 % de ceux-ci ont affirmé que l'aide reçue était insuffisante22. Pour aider davantage les aidants naturels au Canada, l'AMC recommande au gouvernement fédéral de rendre les crédits d'impôt pour aidants familiaux remboursables. Ainsi, un plus grand nombre de Canadiens bénéficieraient d'une aide financière plus grande. D'après les estimations, cette mesure coûterait 90,8 millions de dollars pour 2016-2017. Conclusion L'AMC est consciente qu'en raison de la conjoncture économique incertaine qui perdure, le gouvernement fédéral pourrait être contraint d'éviter toute nouvelle dépense. Néanmoins, l'AMC encourage fortement le gouvernement fédéral à adopter les quatre recommandations formulées dans le présent mémoire au lieu de remettre à plus tard une contribution substantielle aux besoins futurs de soins de santé de la population canadienne vieillissante. L'AMC sera heureuse de fournir plus d'information ainsi qu'une justification de chacune des recommandations. 1 Statistique Canada. Les générations au Canada, no 98-311-X2011003 au catalogue, Ottawa, 2012. En ligne : www12.statcan.gc.ca/census-recensement/2011/as-sa/98-311-x/98-311-x2011003_2-fra.pdf. 2 Statistique Canada. Annuaire du Canada 2012, Aînés. En ligne : http://www.statcan.gc.ca/pub/11-402- x/2012000/chap/seniors-aines/seniors-aines-fra.htm. 3 Ministère des Finances du Canada. Répercussions économiques et budgétaires du vieillissement de la population, Ottawa, 2012. En ligne : http://www.fin.gc.ca/pub/eficap-rebvpc/eficap-rebvpc-fra.pdf. 4 Institut canadien d'information sur la santé. Tendances de dépenses nationales de santé, 1975 à 2014, Ottawa, 2014. En ligne : http://www.cihi.ca/web/resource/en/nhex_2014_report_fr.pdf. 5 Calcul de l'Association médicale canadienne basé sur les projections démographiques M1 de Statistique Canada et le profil des dépenses provinciales et territoriales de la santé selon l'âge et le sexe établi par l'Institut canadien d'information sur la santé. 6 Bureau du directeur parlementaire du budget. Rapport sur la viabilité financière de 2015, Ottawa, 2015. En ligne : http://www.pbo-dpb.gc.ca/files/files/FSR_2015_FR.pdf. 7 Conference Board du Canada. Recherche commandée par l'AMC, juillet 2015. 8 Morgan SG, Martin D, Gagnon MA, Mintzes B, Daw JR et Lexchin J. Pharmacare 2020: The future of drug coverage in Canada, Vancouver : Pharmaceutical Policy Research Collaboration, Université de la Colombie-Britannique, 2015. En ligne : http://pharmacare2020.ca/assets/pdf/The_Future_of_Drug_Coverage_in_Canada.pdf. 9 Angus Reid Institute. Prescription drug access and affordability an issue for nearly a quarter of Canadian households. En ligne : http://angusreid.org/wp-content/uploads/2015/07/2015.07.09-Pharma.pdf. 10 Statistique Canada. Enquête sur les dépenses des ménages, Ottawa, 2013. 11 Institut canadien d'information sur la santé. Résultats du Canada : Enquête internationale de 2014 auprès des adultes âgés sur les politiques de santé du Fonds du Commonwealth. En ligne : https://www.cihi.ca/fr/performance-du-systeme-de-sante/rapports-sur-la-performance/international/lenquete- du-commonwealth-1. 12 British Columbia Pharmacy Association. Clinical service proposal: medication adherence services, Vancouver, 2013. En ligne : www.bcpharmacy.ca/uploads/Medication_Adherence.pdf. 13 Supra à la note 7. 14 Conference Board du Canada. Recherche commandée par l'AMC, janvier 2013. 15 Ibid. 16 Gouvernement du Canada. Rapport du groupe d'employeurs sur la question des aidants naturels. Quand il faut jongler entre travail et soins : comment les employeurs peuvent soutenir les aidants naturels au sein de leur personnel. En ligne : http://www.edsc.gc.ca/fra/aines/rapports/pcsean.shtml. 17 Stall S, Cummings G et Sullivan T. Caring for Canada's seniors will take our entire health care workforce. En ligne : http://healthydebate.ca/2013/09/topic/community-long-term-care/non-md-geriatrics. 18 Statistique Canada. Être aidant familial : quelles sont les conséquences? En ligne : http://www.statcan.gc.ca/pub/75-006-x/2013001/article/11858-fra.htm. 19 Conference Board du Canada. Les soins à domicile et communautaires au Canada : quelle est leur empreinte économique? Ottawa, 2012. En ligne : http://www.conferenceboard.ca/e-library/abstract.aspx?did=4938. 20 Hollander MJ, Liu G et Chappeel NL. Who cares and how much? The imputed economic contribution to the Canadian health care system of middle aged and older unpaid caregivers providing care to the elderly. Healthc Q. 2009;12(2):42-59. 21 Supra à la note 16. 22 Ibid.
Documents
Moins de détails

Consultations publiques sur les déterminants sociaux de la santé

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique10905
Date
2013-08-21
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC13-101
L’Association médicale canadienne formulera et appliquera une stratégie visant à encourager la concertation afin de donner suite aux recommandations émanant de ses récentes consultations publiques sur les déterminants sociaux de la santé.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2013-08-21
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Systèmes de santé; financement et rendement du système
Résolution
GC13-101
L’Association médicale canadienne formulera et appliquera une stratégie visant à encourager la concertation afin de donner suite aux recommandations émanant de ses récentes consultations publiques sur les déterminants sociaux de la santé.
Text
L’Association médicale canadienne formulera et appliquera une stratégie visant à encourager la concertation afin de donner suite aux recommandations émanant de ses récentes consultations publiques sur les déterminants sociaux de la santé.
Moins de détails

Déclaration du statut vaccinal

https://policybase.cma.ca/fr/permalink/politique11660
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC15-81
L’Association médicale canadienne recommande aux gouvernements d’autoriser les écoles primaires et secondaires à exiger une déclaration du statut vaccinal, une conversation devant ensuite avoir lieu entre les autorités de la santé publique et les parents dans les cas où l’on constate que les enfants n’ont pas été adéquatement vaccinés.
Type de politique
Résolution de politiques
Date
2015-08-26
Thèmes
Santé des populations, équité en santé, santé publique
Soin de santé et sécurité des patients
Résolution
GC15-81
L’Association médicale canadienne recommande aux gouvernements d’autoriser les écoles primaires et secondaires à exiger une déclaration du statut vaccinal, une conversation devant ensuite avoir lieu entre les autorités de la santé publique et les parents dans les cas où l’on constate que les enfants n’ont pas été adéquatement vaccinés.
Text
L’Association médicale canadienne recommande aux gouvernements d’autoriser les écoles primaires et secondaires à exiger une déclaration du statut vaccinal, une conversation devant ensuite avoir lieu entre les autorités de la santé publique et les parents dans les cas où l’on constate que les enfants n’ont pas été adéquatement vaccinés.
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